Pic d'Anie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Auñamendi (homonymie) et Anie.
Pic d'Anie
Le Pic d'Anie vu depuis la Table des Trois Rois
Le Pic d'Anie vu depuis la Table des Trois Rois
Géographie
Altitude 2 504 m
Massif Pyrénées
Coordonnées 42° 56′ 40″ N 0° 43′ 14″ O / 42.9444, -0.7205642° 56′ 40″ Nord 0° 43′ 14″ Ouest / 42.9444, -0.72056  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Ascension
Première 28 juillet 1771 par Flamichon

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Atlantiques)
Pic d'Anie

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Pic d'Anie

Le pic d'Anie est un sommet des Pyrénées françaises d'une altitude de 2 504 mètres. C'est le plus haut sommet du cirque de Lescun, en vallée d'Aspe. Il est connu au Pays basque sous le nom Ahuñamendi[1] ou Auñamendi, « montagne des chevrettes ».

Pic d'Anie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Il est situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques, près du col de La Pierre Saint-Martin, à l'ouest du cirque de Lescun.

À l'est du pic d'Anie se trouve le spectaculaire karst de Larra (massif de Larra-Belagua), un immense lapiaz calcaire datant du Crétacé[2], rempli de trous et de fissures, sans la moindre trace d'eau en surface, appelé « les Arres d'Anie ». C'est dans ces anfractuosités que se trouvent de nombreux gouffres, dont le gouffre de la Pierre-Saint-Martin.

Les 3 principaux accès au pic sont Belagua, la Pierre-Saint-Martin et Lescun, connu également sous le nom de versant français.

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 28 juillet 1771, eut lieu la première ascension connue, par l'ingénieur géographe Flamichon. Il s'agit sur un plan historique de la troisième ascension répertoriée pour le massif pyrénéen [réf. nécessaire]. Voici le récit de Flamichon :

« J’allai passer la nuit dans une cabane de pasteur, au pied de la montagne d’Anie, pour être plus à portée de gravir sur son sommet, le lendemain de grand matin. Le jour suivant, 28 juillet [1771], je partis à 3 heures du matin du pied d’Anie. Après beaucoup de fatigues, et après avoir passé sur plusieurs ponts de neige, j’atteignis son sommet vers les 9 heures. »

— Jean Latapie, Théorie de la Terre, déduite de l’organisation des Pyrénées et des pays adjacens, Pau, Tonnet, 1816, pp. 117-118.

Légendes[modifier | modifier le code]

Dans la mythologie basque, le sommet du pic d'Anie était considéré comme le domaine du Jaunagorri (le seigneur rouge). Il y avait un jardin merveilleux où poussaient des fruits d'immortalité. Mais les audacieux qui tentaient de s'en emparer étaient repoussés par des orages ou des tempêtes de grêle déclenchés par cette divinité.

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

Par la France : un accès part depuis le refuge de l'Abérouat, à Lescun, en vallée d'Aspe. Le sentier suit le GR10, il traverse le bois du Braca d'Azuns avant de passer au pied des Orgues de Camplong, vers la cabane de berger du Cap de la Baitch. De ce point, on suit le sentier du lac d'Anie et les cairns vers le bas du sommet.

Un second accès part depuis la station de La Pierre Saint-Martin, en traversant les Arres d'Anie vers le col des Anies pour y rejoindre le sentier qui mène à la base du sommet.

Un autre accès part d'Espagne, de Belagua en Navarre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ahüñemendi en souletin, Père Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français et français-basque, 1926.
  2. Jacques Labeyrie, Les découvreurs du Gouffre de la Pierre-Saint-martin, éditions Cairn, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]