Phú Quốc

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Phú Quốc
Port de Dương Đông
Port de Dương Đông
Géographie
Pays Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam
Coordonnées 10° 15′ 32″ N 104° 00′ 09″ E / 10.258889, 104.0025 ()10° 15′ 32″ N 104° 00′ 09″ E / 10.258889, 104.0025 ()  
Superficie 585 km2
Point culminant Mont Chúa (603 m)
Administration
Province Kiên Giang
Démographie
Population 84 000 hab.
Densité 143,59 hab./km2
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Viêt Nam

(Voir situation sur carte : Viêt Nam)
Phú Quốc
Phú Quốc
Île du Viêt Nam

Phú Quốc ou Koh Trol (កោះត្រល់ en khmer; autrefois Poulo Way), est la plus grande île du Viêt Nam faisant partie d'un archipel composé de 22 îles, situé à l'extrême sud-ouest du pays et dépendant de la province de Kiên Giang. Phú Quốc est trois fois plus éloigné des côtes vietnamiennes que celles du Cambodge, distantes seulement d'une douzaine de kilomètres.
Peuplée de 84 000 habitants, sa superficie est de 585 km² avec une longueur de 50 km du nord au sud et une largeur maximale de 20 km. Ses collines boisées culminent à 603 m d'altitude avec le mont Chúa.

Elle est aussi appelée l'« île d'émeraude » pour ses trésors naturels et son potentiel touristique. La création en 2001 du parc national de Phú Quốc, qui protège 70 % du territoire de l'île, permet un développement contrôlé de ce site encore préservé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début de l'ère chrétienne, comme toute la région, l'île était cambodgienne, elle l'est restée jusqu'au déclin de ce pays au XVIIIe siècle. Sa souveraineté a d'ailleurs fait l'objet d'un important contentieux de la part du royaume du Cambodge, où elle est connue sous le nom de Koh Trâl et où une minorité d'origine khmère habite toujours, en particulier au nord.

Elle a joué un rôle crucial dans l'histoire du Viet Nam en servant de refuge au prince Nguyen Anh, le futur empereur Gia Long, pendant la rébellion des Tay Son en 1771. C'est ici qu'il obtint le soutien de l'évêque français Pigneau de Behaine, qui lui permit de reconquérir le pays.

En fait, s'il parait difficile de dater avec précision la prise de contrôle effective de l'île par l'Annam, la source la plus ancienne y faisant référence semble être la lettre que le souverain khmer Ang Duong a adressée à Napoléon III en 1856, où il annonçait que malgré la perte de ces territoires, le Cambodge ne renonçait pas à y exercer un jour ses droits[Note 1],[2].

Le , les Khmers rouges s'emparent de l'île, mais elle est vite reprise par le Viêt-Nam[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Fabrication de nuoc mam (sauce de poisson)

Dương Đông, la ville principale, concentre la majeure partie des infrastructures touristiques.

Ce gros bourg renferme un marché et l'on peut y visiter des fabriques de sauce nuoc mâm où six millions de litres sont produits chaque année. L'île est connue pour la qualité de cette sauce conçue à partir d'un petit poisson appelé cá cơm proche de l'anchois, qui apporte une grande quantité de protéines. Cette célèbre sauce est utilisée dans quasiment chacun des mets vietnamiens.

L'autre spécialité de l'île est la production de poivre. On peut visiter une plantation de poivriers à Khu Tuong.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Phú Quốc connaît un développement touristique important facilité par sa liaison aérienne avec Hô Chi Minh Ville. Elle est connue pour ses plages de sable blanc, dont les principales sont Bai Truong sur la côte sud-ouest, Bai So et Bai Dam au sud-est, ainsi que les anses sauvages de Bai Ong Lang au nord.

Depuis quelques années, l'île connait également un certain essor de la plongée sous-marine avec les récifs coralliens de Hon Doi Moi au nord-ouest et ceux des îles An Thoi dans le prolongement de la pointe sud de l'ile.

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens web externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Je pris votre Majesté de connaitre le nom des provinces ravies, ce sont celles de Song Nay, enlevée depuis plus de 200 ans, mais beaucoup plus récemment celles de Saïgon, de Long Hô, Psar Dec, Mi Thô, Pra-trapang Ong Môr, Tiec Khmau, Peam ou Hatien, les îles de Cô Trol et de Tralach. Si par hasard les Annamites venaient à offrir à V.M. quelqu'une de ces contrées, je la prie de ne pas la recevoir parce qu'elles appartiennent au Cambodge »[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Charles Meyniard, Le Second Empire en Indochine, Paris, Société d'Editions scientifiques,‎ 1891, p. 431-432
  2. (fr) Alain Forest, Le Cambodge et la colonisation française : Histoire d'une colonisation sans heurts (1897 - 1920), vol. 1, Editions L'Harmattan, coll. « Centre de documentation et de recherches sur l'Asie du Sud-Est et le monde insulindien »,‎ 1 mars 1993, 546 p. (ISBN 9782858021390), chap. XVI, (« Cambodgiens et Vietnamiens au Cambodge - Avant l'établissement du protectorat »), p. 433-434
  3. (fr) William Shawcross (trad. Françoise Bonnet), Une Tragédie sans importance : Kissinger, Nixon et l'anéantissement du Cambodge [« Sideshow »], F. Adel,‎ 1979, 438 p. (ISBN 9782715802186), chap. XXIV, (« Le début »), p. 385