Paradisier d'Entrecasteaux

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Paradisier d'Entrecasteaux

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Manucodia comrii

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paradisaeidae
Genre Manucodia

Nom binominal

Manucodia comrii
Sclater, 1876

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 01/07/75

Le Paradisier d'Entrecasteaux (Manucodia comrii) est une espèce de passereau appartenant à la famille des Paradisaeidae.

Le Paradisier d'Entrecasteaux a gardé l'aspect d'un corbeau. Mâles et femelles sont presque identiques contrairement aux autres espèces de paradisiers.

Distribution[modifier | modifier le code]

Iles d’Entrecasteaux et îles Trobiand à la pointe est de la Nouvelle-Guinée.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • M. c. comrii (P. L. Sclater, 1876) : îles d’Entrecasteaux (Goodenough, Wagifa, Fergusson, Normanby et îles Dobu).
  • M. c. trobiandi (Mayr, 1936) : îles Trobiand (Kiriwina, Kaileuna).

Dénomination[modifier | modifier le code]

Sclater, 1876, avait nommé ce taxon Manucodia comrii en hommage au Dr P. M. Comrie. Il existe aussi les autres noms français de manucode ou paradisier d’Entrecasteaux (Ottaviani 2012).

Habitat[modifier | modifier le code]

Le manucode bouclé fréquente les forêts (de 0 à 2200 m), les jardins, les plages et les grèves boisées (Gilliard 1969). Il apparaît dans différents types d’habitats boisés en plaine et en montagne : lisières de forêts, savanes arborées, grèves parsemées de casuarinas, formations secondaires en lisière de boisements, jardins abandonnés et, parfois, mangroves (Ottaviani 2012).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il recherche sa nourriture seul, en couple, en groupe ou même en association avec le paradisier de Goldie sur l’île Fergusson. Le régime alimentaire est peu documenté, la consommation de fruits a été dûment observée mais il est probable que de petites proies soient également capturées (Frith & Frith 2010).

Mœurs[modifier | modifier le code]

Doté d’une nature peu méfiante, voire curieuse, il évolue seul ou en petits groupes à la recherche de sa nourriture. Ce manucode, avec sa taille considérable, son plumage bouclé aux couleurs irisées, son vol lent et ondulé, et son habitude de débiter ses vocalises graves, bien en vue sur un perchoir élevé, est l’un des oiseaux les plus frappants de ces îles (Gilliard 1969).

Voix[modifier | modifier le code]

L’appel typique est une série monotone, grave, roulée et descendante wood-loudloud-loud-loud. Un autre cri, plus court et plus musical, consiste en une note plus aiguë devenant rapidement plus grave. Ces appels sont émis toute la journée en commençant une heure avant le lever du jour (Gilliard 1969).

Parade nuptiale[modifier | modifier le code]

La période nuptiale n’est pas bien définie mais, fin septembre, quatre à six manucodes avaient investi un bouquet d’arbres et se tenaient éloignés, de deux à dix mètres, les uns des autres. Ils se penchaient en avant tout en criant, les ailes vibrantes et soulevées et la queue déployée et relevée (Frith & Frith 2010).

Nidification[modifier | modifier le code]

La période de reproduction s’étend de juin à novembre puis en mars, la construction du nid ayant lieu à la mi-novembre ; la ponte, en mars et de juin à octobre, avec des jeunes au nid en octobre à d’Entrecasteaux et Trobiand. Le nid consiste en une coupe de tiges et sarments de vignes lâchement entrelacés ou en une épaisse assise de feuilles avec un revêtement intérieur de lambeaux de bois sec. Il est construit dans un arbre à huit mètres de hauteur. La ponte comporte un ou deux œufs. Les poussins présentent une tête particulière avec juste une ligne centrale de plumes noires sur la couronne et une zone de peau nue bleu foncé sur la face. Ils conservent cet aspect étrange pendant des semaines après avoir quitté le nid (Frith & Frith 2010, Ottaviani 2012).

Statut[modifier | modifier le code]

L’espèce est commune ou abondante sur Fergusson et Goodenough. La population des îles Trobiand est moins abondante et peut-être même menacée par la dégradation de l’habitat. A Kirwina, les oiseaux survivent dans les jardins abandonnés faute d’habitat approprié (Frith & Frith 2010).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frith, C. B. & Frith, D. W. (2010). Birds of paradise: nature, art & history, 370 pages. National Library of Australia Cataloguing.
  • Gilliard, E. T. (1969). Birds of paradise and Bowerbirds. Weidenfeld & Nicolson, New York.
  • Ottaviani, M. (2012). Les Oiseaux de Paradis – Histoire Naturelle et photographies, 320 pages. Editions Prin, France.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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