Onkelos

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Onkelos le Prosélyte (hébreu : אונקלוס הגר Onqelos HaGuer) est un disciple des Sages de la troisième génération des docteurs de la Mishna (IIe siècle EC). Il est appelé Aquila dans le Talmud de Babylone.

On lui attribue traditionnellement la rédaction du Targoum Onkelos[1], considéré par les Juifs comme la traduction araméenne standard du Pentateuque.

Aharonim Rishonim Gueonim Savoraïm Amoraim Tannaim Zougot

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Onkelos est mentionné en plusieurs endroits du Talmud. Selon les sources Juives traditionnelles, il était fils de KeloniKus ou Kelonimus[2] et de la sœur de l'empereur Titus. La question de savoir s'il s'agit du même personnage qu'Aquila de Sinope est débattue[3]. La Aggada relative à sa conversion (Guittin 56b) nous raconte qu'Onkelos consulta les esprits de trois ennemis défunts d'Israël pour savoir comment les enfants d'Israël se portaient dans le monde à venir.

Onkelos les vit, nous dit le Talmud, en proie à des punitions humiliantes pour avoir fauté envers Israël, avec interruption que le temps du Shabbat. Tous trois l'encouragent à se convertir. Ce passage fait partie de ceux qui ont été supprimés à la suite de la censure chrétienne.

Onkelos est « fils de la sœur de Titus », plusieurs autres membres des Flaviens sont donnés pour s'être convertis au « christianisme » au Ier siècle, alors que celui-ci était encore une des branches du judaïsme. En 95, un autre Flavien, l'empereur Domitien a condamné à mort plusieurs de ses cousins plus ou moins éloignés qui étaient chrétiens, ou pour les femmes, à la déportation sur des îles.

Le Talmud de Jérusalem, écrit avant le Talmud de Babylone, nous rapporte cette même aggada, mais le sujet est Aquila et non Onkelos.
Aquila était un autre prosélyte qui avait traduit la Bible en Grec. La similitude de leurs noms et leurs accomplissements ont fait en sorte que l'histoire de ces deux hommes a été entièrement confondue.

Cette aggada n'est pas non plus sans présenter des similitudes avec celle du centurion accueillant Jésus par les mots "Seigneur, je ne suis pas digne etc."

Après sa conversion, le Talmud nous raconte qu'Onkelos doit faire face à des menaces d'arrestation de l'Imperator de Rome (Avoda Zarah 11a).
L'Empereur envoie une légion romaine, mais Onkelos, citant des versets du Tanakh les amène à se convertir.
A la seconde légion, Onkelos compare la façon par laquelle Dieu guide personnellement Son peuple (telle que relatée dans le Livre des Nombres) avec la hiérarchie sociale en cours dans l'Empire romain. La seconde légion se convertit également
A la troisième légion, Onkelos compare sa mezuza, symbole de Dieu gardant la maison de tout Juif, contrastant avec l'Empereur que ses servants gardent. La troisième légion se convertit, et l'Empereur préfère ne pas dégarnir son armée davantage.

Critique[modifier | modifier le code]

Beaucoup d’érudits modernes contestent la paternité du texte à Onkelos, pensant qu’elle lui fut attribuée dans le haut Moyen Âge sur base d’une confusion avec une (autre) traduction d’Onkelos le Prosélyte mentionnée dans le Talmud. Néanmoins ces mêmes critiques n’ont pu proposer d’autorité alternative au Targoum.[non neutre]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. T.B. Meguila 3a
  2. Yonatan Kolatch, Masters of the Word: Traditional Jewish Bible Commentary from the First Through Tenth Centuries, Vol. 1, Katav Publishing House, Jersey City, 2006, p. 171.
  3. Yonatan Kolatch, Masters of the Word: Traditional Jewish Bible Commentary from the First Through Tenth Centuries, Vol. 1, Katav Publishing House, Jersey City, 2006, p. 173.

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]