Mathieu Bandello

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Matteo Bandello

Mathieu Bandello, ou encore Matteo Bandello (né en 1480 à Castelnuovo Scrivia, dans l'actuelle province d'Alexandrie, au Piémont et mort à Agen en 1561) est un écrivain italien du XVIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Castel Goffredo, Palais Gonzague-Acerbi

Matteo Maria Bandello est né à Castelnuovo Scrivia en 1480, d'une famille de la petite noblesse lombarde. Son oncle, Vincenzo Bandello, est le prieur du couvent de Santa Maria delle Grazie de Milan, de 1495 à 1500. Matteo Bandello suit son exemple en entrant dans les ordres. Il fait ses études dans divers couvents dominicains.

À Milan, il est au service d'Alessandro Bentivoglio et de son épouse Ippolita Sforza. Il fréquente ainsi la cour de Maximilien Sforza jusqu’à la chute de celui-ci en 1515. On le retrouve alors à Mantoue. C'est là qu'il rencontre la Mencia dont il chante la beauté dans ses Rime. Il rentre à Milan en 1522, après la victoire remportée sur les Français par François II Sforza.

Il est sans doute impliqué, en 1525, dans la conjuration anti-espagnole de Gerolamo Morone. Il fuit en tout cas cette année-là Milan. Il assure alors la fonction de secrétaire de César Fregoso. Il est l’hôte du marquis Luigi Gonzaga, à Castel Goffredo, de 1538 à 1541. Lucrezia Gonzaga di Gazzuolo devient son élève. Il écrit une série de onze poèmes en son hommage, i canti XI, poema in ottave in lode di Lucrezia Gonzaga di Gazzuolo[1].

Après l'assassinat de César Fregoso en 1541, Matteo Bandello suit sa veuve, Costanza Rangone Fregoso en Guyenne, vivant dans les résidences épiscopales de Bazens et de Monbran. Il est nommé par Henri II, en 1550, évêque d'Agen ; il se démet de ses fonctions au bout de 5 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

On a de lui :

  • des Nouvelles, dans le genre de Boccace. Il s’agit de l’œuvre la plus connue de Matteo Bandello. On dénombre au total 214 nouvelles, divisées en quatre parties. Les trois premières parties sont publiées à Lucques en 1554, la dernière à Lyon en 1573. Les nouvelles de Bandello connaissent vite un grand succès en France. Pierre Boaistuau est le premier à en traduire six, et notamment l'histoire de Roméo et Juliette, dont Shakespeare tirera quelques décennies plus tard la pièce qui connut un triomphe. François de Belleforest, en traduit douze autres. Les dix-huit nouvelles ainsi traduites paraissent en 1559 sous le titre d'« Histoires tragiques extraites des œuvres italiennes de Bandel et mises en langue française ». Alfred de Musset adaptera en 1835 l'une de ces nouvelles au théâtre, sous le titre La Quenouille de Barberine.
  • Hécube (1538), une tragédie adaptée d'Euripide.
  • Alcuni fragmenti de le rime, des poésies publiées à Turin en 1816.
  • I canti XI, poema in ottave in lode di Lucrezia Gonzaga di Gazzuolo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. I canti XI, poema in ottave in lode di Lucrezia Gonzaga di Gazzuolo, le texte  :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Matteo Bandello, Nouvelles, Imprimerie Nationale Éditions, 2001.