Marc Nicolas Louis Pécheux

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Marc Nicolas Louis Pécheux
Image illustrative de l'article Marc Nicolas Louis Pécheux

Naissance 28 janvier 1769
Bucilly (Aisne)
Décès 1er novembre 1831 (à 62 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 17921831
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, pilier Ouest, 37e colonne.

Marc Nicolas Louis Pécheux, né le 28 janvier 1769 à Bucilly dans l'Aisne, mort le 1er novembre 1831 à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en service le 17 août 1792, comme capitaine de grenadiers dans le 4e bataillon de volontaires de l'Aisne, amalgamé dans la 41e demi-brigade de ligne, laquelle est incorporée dans la 17e à l'époque de l'embrigadement.

En 1792 il sert à l'armée du Nord sous les ordres de Dumouriez, et il y mérite le grade de chef de bataillon le 8 septembre. Employé, de 1793 à l'an VI, aux armées des Ardennes, de Sambre-et-Meuse et de l'intérieur, il passe à celle d'Italie, à laquelle il reste attaché de l'an VII à l'an IX.

Joubert, Moreau, Championnet, Brune, ont plusieurs fois l'occasion de recommander au gouvernement la brillante conduite de cet officier supérieur, conduite qui lui mérite, le 21 fructidor an VII, le brevet de chef de brigade.

Après les campagnes des ans X, XI et XII dans la Ligurie, aux armées gallo-batave et de Hanovre, il est envoyé au camp de Boulogne. C'est là qu'il reçoit, le 19 frimaire an XII, la décoration de la Légion d'honneur et celle d'officier du même Ordre le 25 prairial suivant.

Peu de temps après, l'Empereur le nomme membre du collège électoral du département de l'Aisne. Il a pris, le 11 fructidor an XI, le commandement de la 95e demi-brigade, à la tête de laquelle il se signale à la bataille d'Austerlitz. Pendant cette bataille, il cause une grande perte à la cavalerie de la Garde russe, qui ne peut entamer ses carrés. Il déploie la même valeur et les mêmes talents en Prusse et en Pologne, en 1806 et 1807, aux batailles de Scheitz, à Iéna, à Halle, où il culbute la réserve du prince de Wurtemberg, à la prise de Lubeck, au combat de Spandau et à la bataille de Friedland, où son régiment fait partie de la réserve.

Envoyé en Espagne en 1808, il se distingue, dès le début de la campagne, par la prise du plateau de Spinoza le 11 novembre 1808. Ce fait d'armes, qui appartient entièrement au 95e régiment, lui mérite, le 24 novembre, la croix de commandeur de la Légion d'honneur et le titre de baron de l'Empire.

On le retrouve encore à Tudela, à la prise de Madrid, à Velei, en janvier 1809, à Almaras le 18 mars suivant, et à Medellín le 28 du même mois ; il concourt puissamment, dans cette dernière affaire, à la défaite des Espagnols, et se fait remarquer aux journées de Talavera, Cuenca et d'Ocaña ; enfin, les services qu'il rend au siège de Cadix lui font obtenir, le 23 juin 1810, les épaulettes de général de brigade.

Peu de temps après il prend le commandement de la ville de Xérès, qu'il ne quitte qu'à la fin de 1811, pour se rendre au siège de Tarifa (en). Immédiatement après la reddition de cette place, le général en chef met sous ses ordres les troupes de l'aile gauche, avec mission de reprendre le siège de Cadix. Pendant la retraite de l'armée du duc de Dalmatie de l'Andalousie, et la poursuite de lord Wellington, le maréchal lui confit la direction de l'avant-garde, avec laquelle il met en déroute, devant Samunos, l'arrière-garde ennemie.

Nommé général de division le 30 mai 1813, il est mis, le 9 août suivant, à la disposition du maréchal prince d'Eckmühl, commandant le 13e corps à Hambourg. Il quitte cette ville pour se porter sur Magdebourg avec sa division, forte de 8 000 hommes, dans le dessein de chasser les Prussiens des positions qu'ils occupent aux environs de la place. Le général comte Walmoden, instruit de son projet par des lettres interceptées, dérobe aux Français le nombre de ses troupes, et les attaque presque à l'improviste avec des forces supérieures. Obligé de battre en retraite, il opére ce mouvement rétrograde avec le plus grand ordre, et en disputant pied à pied le terrain à l'ennemi ; il perd dans cette retraite tous ses équipages, et deux de ses aides-de-camp sont faits prisonniers. Enfermé dans Magdebourg, à la fin de 1813, il s'y maintient pendant toute la durée de la campagne suivante, et rend cette place lorsqu'il a connaissance des événements politiques qui se passent en France.

Chevalier de Saint-Louis le 20 août 1814, il reçoit, le 31 mars 1815, le commandement d'une division du 4e corps à l'armée du Nord, et après le licenciement de l'armée impériale, il est mis en non-activité. En 1818, le roi l'appel au commandement de la 12e division militaire. Inspecteur général d'infanterie en 1820, il est désigné, le 20 avril de cette année, pour, être employé dans la 16e division territoriale, et le 4 novembre suivant, le ministre de la guerre le charge de la conversion des légions départementales en régiments. Il est en disponibilité depuis janvier 1821, lorsque le duc de Bellune, ministre de la guerre, lui confit, en 1823, le commandement de la 12e division du 5e corps de l'armée d'Espagne, sous les ordres du général Lauriston.

Remis en disponibilité le 8 janvier 1824, il est promu grand officier de la Légion d'honneur le 23 mai 1825, et placé dans le cadre d'activité par ordonnance du 7 février 1831.

Il est mort à Paris le 1er novembre 1831.

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest.

La tombe du général Pécheux à Bucilly
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 37e et 38e colonnes.
Tombe du Général Pécheux à côté de l'église de Bucilly

Source[modifier | modifier le code]