Pic épeichette

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Le Pic épeichette (Dendrocopos minor) est la plus petite des espèces de pic européens.

Morphologie[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 14 - 15 cm
  • Envergure : 25 - 27 cm
  • Poids : 18 - 22 g

Comportement[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le pic épeichette se nourrit d'insectes et de larves sous l'écorce ou les feuilles, sur les branches, parfois sur des végétaux ligneux, à faible hauteur.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Œufs de Dendrocopos minor Muséum de Toulouse

Il loge dans un arbre. Le trou d'entrée a un diamètre de 3 cm, où le pic pond de 4 à 6 œufs en une ponte de mai à juin.

Répartition et Habitat[modifier | modifier le code]

Répatition
Répartition
Habitat
Le pic épeichette est répandu dans les bois, boqueteaux, peupleraies, parcs et grosses haies avec de vieux arbres.

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Dendrocopos minor a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758[1].

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • Picus minor Linné , 1758 Protonyme
  • Picoides minor (Short, 1982)

Le Pic épeichette et l'Homme[modifier | modifier le code]

État des populations, pression et menaces[modifier | modifier le code]

Comme tous les pics, le Pic épeichette a sans doute beaucoup souffert au XXe siècle de la raréfaction des bois morts et arbres sénescents en forêt. Le monitoring de la «  Station ornithologique suisse » a montré que la restauration de la quantité et qualité des bois morts et sénescents (suivi par l'Inventaire forestier national suisse) a permis une nette augmentation des populations reproductrices des espèces forestières dépendante de plusieurs types de bois mort (Pic épeichette, mais aussi Pic épeiche, Pic noir, Pic mar, Pic vert, Pic tridactyle ainsi que Mésange huppée, Mésange boréale et Grimpereau des bois) de 1990 à 2008, bien dans une mesure variant selon ces espèces.
Le Pic à dos blanc a même fortement élargi son aire dans l’est de la Suisse.
Pour toutes les espèces suivies, hormis pour le pic vert et le Pic mar, la disponibilité croissante en bois mort semble être le facteur explicatif le plus important. Ces espèces consommant les insectes parasites des arbres, on peut supposer que la résilience écologique des forêts en sera améliorée[2],[3],[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Linnaeus, C. 1758: Systema Naturae per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, Tomus I. Editio decima, reformata. Holmiæ: impensis direct. Laurentii Salvii. i–ii, 1–824 pp page 114
  2. Pierre Mollet Schweizerische, Niklaus Zbinden Schweizerische, Hans schmid Schweizerische ; “Steigende Bestandszahlen bei spechten und anderen Vogelarten dank Zunahme von Totholz ?” (« Est-ce que les effectifs de pics augmentent grâce à l'accroissement de la quantité de bois mort ? » Station ornithologique suisse. Schweiz Z Forstwes 160 (2009) 11: 334–340
  3. Barbalat A, Piot B (2009) Progression récente du Pic mar (Dendrocopos medius) dans le Bassin genevois. Nos Oiseaux 56: 87–97.
  4. Bütler r, Angelstam P, Ekelund P, Schlaepfer r (2004) Dead wood threshold values for the three-toed woodpecker presence in boreal and sub-Alpine forest. Biol. Conser. 119: 305–318.
  5. Muhlhauser B, Junod P (2003) Apparition et expansion des populations neuchâteloises de Pic mar Dendrocopos medius dans la seconde moitié du XXe s. en relation avec l’évolution des forêts. Nos Oiseaux 50: 245–260.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]