Licence virale

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La licence virale est un terme péjoratif utilisé pour décrire par analogie avec un virus qui se propage en contaminant d'autre cellules pour se reproduire, une licence de logiciel qui autorise des travaux dérivés uniquement lorsque ces derniers sont sous la même licence que l'original, autrement dit une licence copyleft.

Occurrences et emploi[modifier | modifier le code]

Née dans le monde des logiciels libres et opensource, cette expression a d'abord été utilisée dans des discussions en anglais sous la forme viral licence pour qualifier la licence de logiciel libre GNU GPL[1],[2],[3],[4],[5],[6].

Par la suite l'expression a notamment ensuite été reprise par Microsoft, par l'intermédiaire de son vice président de l’époque Craig Mundie (en) qui l’a employé dans des formules comme « This viral aspect of the GPL poses a threat to the intellectual property of any organization making use of it." », en français « l'aspect viral de cette licence est une menace pour la propriété intellectuelle d'une organisation qui l’utiliserait »[7], en particulier pour qualifier le copyleft qui avait pour but que du code d'un logiciel libre soit utilisable dans un autre logiciel à condition qu'il soit lui aussi diffusé avec la licence GPL ou une licence compatible, pour préserver le caractère libre du logiciel. Dans le monde du logiciel libre, les licences dites libres se divisent entre licences qui ont une clause copyleft et celles qui n'en ont pas, et qui sont parfois qualifiées de permissives[8] Dans un autre contexte mais avec une idée similaire, Steve Ballmer, qui deviendra CEO de Microsoft, a comparé de manière virulente la licence GPL à un cancer qui s'étend à tous les logiciels qui utilisent du code sous cette licence, en voulant établir que cette licence était incompatible avec le commerce du logiciel, littéralement « a cancer that attaches itself in an intellectual property sense to everything it touches" »[9].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Vixie, « Re: Section 5.2 (IPR encumberance) in TAK rollover requirement draft », IETF Namedroppers mailing list,‎ 6 mars 2006 (consulté le 29 avril 2007)
  2. « General Public Virus », Jargon File 2.2.1,‎ 15 décembre 1990 (consulté le 29 avril 2007)
  3. Stig Hackvän, « Reverse-engineering the GNU Public Virus — Is copyleft too much of a good thing? », Linux Journal,‎ septembre 1999 (lire en ligne)
  4. Bill Stewart, « Re: propose: `cypherpunks license' (Re: Wanted: Twofish source code) », Cypherpunks mailing list,‎ 8 octobre 1998 (consulté le 29 avril 2007)
  5. Joe Buck, « Re: Using of parse tree externally », GCC mailing list,‎ 10 octobre 2000 (consulté le 29 avril 2007)
  6. L. Adrian Griffis, « The GNU Public Virus »,‎ 15 juillet 2000 (consulté le 29 avril 2007)
  7. Craig Mundie, « Speech Transcript - Craig Mundie », New York University Stern School of Business,‎ 3 mai 2001 (consulté le 23 août 2008)
  8. « liste des licences avec commentaires », sur http://www.gnu.org
    classification par la FSF (Fondation pour le Logiciel libre)
  9. (en) Dave Newbart, « Microsoft CEO takes launch break with the Sun-Times », Chicago Sun-Times, Chicago Sun-Times,‎ 2001-06-01 « Microsoft CEO takes launch break with the Sun-Times » (version du 15 juin 2001 sur l'Internet Archive)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]