GNU Compiler Collection

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir GCC.
GNU Compiler Collection
Image illustrative de l'article GNU Compiler Collection
Logo

Développeur Projet GNU
Première version 23 mai 1987[1]
Dernière version 4.9.0 (le 22 avril 2014,
il y a 2 mois
[2]
)
[+/-]
Écrit en C++
Environnement Multiplateforme
Type Compilateur
Licence GNU GPL
Site web (en) Site officiel

GNU Compiler Collection, abrégé en GCC, est un ensemble de compilateurs créés par le projet GNU. GCC est un logiciel libre capable de compiler divers langages de programmation, dont C, C++, Objective-C, Java, Ada et Fortran.

GCC est utilisé pour le développement de la plupart des logiciels libres. Le noyau Linux dépend notamment étroitement des fonctionnalités de GCC.

Présentation[modifier | modifier le code]

GCC a été conçu pour remplacer le compilateur C fourni en standard sur le système d'exploitation Unix, qui s'appelle CC. GCC signifiait à l'origine GNU C Compiler, soit le « compilateur C de GNU ». Comme GCC est très extensible, le support de nombreux autres langages a été ajouté et le nom officiel a été changé en GNU Compiler Collection (note : sans « s » à Compiler).

En pratique, l'abréviation GCC est utilisée pour nommer trois entités légèrement différentes :

  1. la collection complète de compilateurs (le « projet GCC ») ;
  2. la partie commune à tous les compilateurs (« GCC ») ;
  3. le compilateur C lui-même (le frontend « gcc », écrit en minuscule).

Pour faire référence précisément aux compilateurs de chaque langage, on parle de :

Extensibilité par des greffons[modifier | modifier le code]

Depuis la version 4.5 (et surtout 4.6), les compilateurs GCC sont extensibles par des greffons ("plugins"). Ceux-ci doivent être du logiciel libre et peuvent ajouter des passes d'optimisations, des pragmas, builtins ou attributs (mais ne peuvent pas étendre la syntaxe acceptée par GCC). Il existe quelques greffons pour GCC: Mozilla avait développé Tree Hydra (abandonné). gcc python plugin permet d'étendre GCC avec des scripts Python, notamment pour vérifier du code C pour Python. MELT est un langage spécifique, inspiré de Lisp pour étendre GCC.

Débogage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : GNU Debugger.

GCC dispose également d'un outil de débuggage, GNU Debugger (gdb). Bien que ne faisant pas partie de GCC, Valgrind est cependant préféré pour des tests plus en profondeurs, notamment pour rechercher les fuites de mémoire.

Portabilité[modifier | modifier le code]

GCC a été porté sur un nombre considérable de systèmes d'exploitation (pratiquement toutes les variantes d'Unix, VMS, Windows et MS-DOS via DJGPP) et de microprocesseurs (AMD64, ARM, DEC Alpha, M68k, MIPS, PowerPC, SPARC, x86, Hitachi H8).

Limitations[modifier | modifier le code]

GCC, pour le langage C, ne supporte pas les identificateurs Unicode.

Histoire[modifier | modifier le code]

Richard Stallman débute ses développements avec le langage de programmation Pastel, un « dialecte » non portable de Pascal. Une première version est ainsi utilisable dès juin 1984[3]. Ce langage s'inspire en partie du compilateur Pastel, mais aussi du compilateur portable de l'université d'Arizona[4].

Il écrit un nouveau compilateur C ANSI à partir du printemps 1986[4], puis, avec l'aide de Len Tower et sous l'égide de la Free Software Foundation, il distribue une première version bêta le 22 mars 1987[5], et la première version stable deux mois plus tard[1]. À la fin des années 1980, GCC supporte déjà près d'une douzaine d'architectures ; Michael Tiemann apparaît alors comme le plus actif avec six ports réalisés à lui seul[6]. Il est même crédité du support natif du langage C++ dès la fin 1987, faisant du compilateur GNU le premier à supporter ce langage. Michael Tiemann délaisse progressivement le projet au début des années 1990 par manque de temps dû à ses activités au sein de la société Cygnus Solutions.

En 1992, la version 2.0 apporte en plus des nombreuses optimisations, un support stable du langage C++. Le projet semble alors entrer dans une nouvelle ère communément appelée « les années Cygnus ». Cette période débute par un processus de transition de la version 1.42 vers la nouvelle mouture.

En 1997, un groupe de développeurs trouve le modèle de développement lent et peu propice aux améliorations, ils décident alors de faire un fork du projet et le nomment EGCS (pour « Experimental/Enhanced GNU Compiler System »)[7]. À la suite des nombreuses améliorations réalisées, EGCS et GCC sont réunis en avril 1999, la première version publiée est la 2.95.

GCC suit de près l'évolution de la normalisation des langages, et parfois même la précède ; ainsi certaines des fonctionnalités de la norme C99 étaient déjà présentes avant la publication officielle.

GCC est aujourd'hui le compilateur le plus utilisé dans la communauté des logiciels libres et est le compilateur de nombre de systèmes d'exploitation, comme GNU/Linux, les BSD, Mac OS X, NeXTSTEP ou encore BeOS/Haiku.

Versions[modifier | modifier le code]

Les versions sont fixées par le GCC Steering Committee. La version 4 compile le Fortran 95 à la suite de la demande de très nombreux utilisateurs scientifiques. C'est, en effet, dans ce langage que s'échangent la plupart des bibliothèques source et sous-programmes scientifiques actuels[réf. nécessaire] ; or Linux est très présent dans les laboratoires.

Voici les dates de sortie des dernières versions principales[1] :

Syntaxe[modifier | modifier le code]

Utilisation de GCC 4.7.2 en ligne de commande sous Ubuntu

La syntaxe de base utilisée par les compilateurs de GCC est :

 gcc fichierSource.c -o binaire

Pour utiliser des bibliothèques, la syntaxe est la suivante :

 gcc fichierSource.c -o binaire -l''bibliothèque''

De nombreuses options (passées en paramètre) permettent d'agir sur la compilation. GCC est souvent utilisé dans les makefile par le programme make.

Des options particulièrement utiles sont -O1 ou -O2 pour demander au compilateur d'optimiser, -Wall pour lui demander presque tous les messages d'avertissements, -g pour la génération d'information de déboguage, -c pour la génération d'un fichier objet (sans édition de liens).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « GCC Releases », sur gnu.org,‎ 22 mars 2012 (consulté le 22 mars 2012)
  2. (en) Jakub Jelinek (22-04-2014), « GCC 4.9.0 Released », gcc-announce.
  3. « Personal Note from Richard Stallman - Lisp Machine Manual », common-lisp.net, juin 1984.
  4. a et b « Conférence de RMS au KTH (Suède) », gnu.org, 30 octobre 1986.
  5. (en) Richard Stallman (22-03-1987), « GNU C compiler beta test release », mod.compilers.
  6. (en) « A Brief History of GCC », sur Wiki GCC,‎ 10 janvier 2008 (consulté le 22 mars 2012)
  7. (en) D.V. Henkel-Wallace (15-08-1997), « A new project to merge the existing GCC forks », egcs.
  8. (fr) Les nouveautés de GCC 4.0
  9. (fr) Les nouveautés de GCC 4.1
  10. (fr) Les nouveautés de GCC 4.2
  11. (fr) Les nouveautés de GCC 4.3
  12. (fr) Les nouveautés de GCC 4.4
  13. (fr) Les nouveautés de GCC 4.5
  14. (fr) Les nouveautés de GCC 4.6
  15. (fr) Les nouveautés de GCC 4.7

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]