Les Rêveries du promeneur solitaire

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Les Rêveries du promeneur solitaire
Auteur Jean-Jacques Rousseau
Genre Autobiographie
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Lausanne
Éditeur François Grasset & Comp.
Date de parution 1782

Les Rêveries du promeneur solitaire est un ouvrage inachevé de Jean-Jacques Rousseau rédigé entre 1776 et 1778, en France, à Paris puis chez le marquis de Girardin à Ermenonville.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Casper David Friedrich (1818)

Les Rêveries du promeneur solitaire est une publication posthume de l’écrivain et philosophe genevois d’expression française, Jean-Jacques Rousseau. Il constitue le dernier de ses écrits, la partie finale ayant vraisemblablement été conçue quelques semaines avant sa mort, et l’œuvre étant inachevée.

Sa rédaction s’est établie tout au long des deux dernières années de sa vie, jusqu’à son refuge au château d’Ermenonville : la nature solitaire et paranoïaque de l’auteur malgré une notoriété croissante, l’a contraint à cet exil après l’accueil de ses dialogues, et peut-être également la mort de Louis François de Bourbon (dit le Prince de Conti) durant l’été 1776.

Nouveauté du projet de Rousseau :

L’exploration qu’il a fait de lui-même a créé une véritable révolution. Aujourd’hui, écrire sur soi, l’introspection, l’intérêt qui s’attache à ce qu’un individu a de particulier, tout ça depuis le Romantisme, n’a plus rien d’important. Les choses étaient bien différentes à l’époque de Rousseau. Le lieu des lettres n’était pas propice à parler de soi. L’individu ne se définissait pas en tant qu’homme, mais bien en tant que groupe d’appartenance. L’individualisme nait petit à petit grâce à l’auteur.

Rousseau s’inscrit dans 3 traditions :

Les mémoires : tradition aristocratique, ce sont les nobles qui écrivent leur mémoire. Se considérer apte à rendre compte d’un certain nombre d’évènements qu’on a vécu d’assez proche pour relater sa vie.

SE DISTINGUE POURTANT DES MÉMOIRES : Les mémorialistes écrivent pour illustrer leur fonction dans le monde. Ils veulent justifier le rôle qu’ils ont eu dans la guerre par exemple, les thèmes sont la Gloire, la vertu, etc. Rousseau ne laisse aucune place à la généalogie. Il se limite à dire qui sont ses parents. S’introduit dans Les Confessions, une véritable coupure avec le style mémorialiste, car il s’introduit lui-même comme quelqu’un d’ordinaire, mais différent. Il se détache du nom, ce qui est inconcevable pour la noblesse du temps. Les mémoires ne sont pas du tout le lieu de démarches introspectives, c’est plutôt d’être témoin de l’histoire. Pour Rousseau, il veut montrer qui il est et comment il est devenu ce qu’il est.

Les Confessions religieuses : examens de conscience fait à Dieu (exemple : St-Augustin).

SE DISTINGUE DES CONFESSIONS RELIGIEUSES : C’est la littérature apologétique : parler de ses erreurs pour se faire pardonner. Faire son apologie. (Attention, ne pas confondre notre sens du mot avec son sens plus ancien: le mot "apologie" indique une défense––Pascal, par exemple, fait une apologie de la religion chrétienne). En ce sens, les confessions de Rousseau sont en droite ligne avec les Confessions de Saint-Augustin. Les écrits de Rousseau sont un plaidoyer qu’il présente au monde. Cependant, Rousseau laisse de plus en plus de place au plaisir de l’écriture, au plaisir de l’écriture sur soi, au plaisir de la remémoration. Écriture qui n’a que pour but d’entretenir les Rêveries et les souvenirs. La littérature moderne a apparu le jour le choix à faire n’aurait plus été centrale. Dans les Rêveries, Rousseau a ouvert la porte à la lecture et à l’écriture moderne.

Les essais : Le meilleur exemple, c’est Montaigne. Mais Rousseau cherche à se distancer pourtant, de ce qui avait déjà été fait, car il écrit pour lui et non pour le monde. SE DISTINGUE DES ESSAIS : Abandonne l’explication ou la volonté de s’expliquer au monde. Rousseau a déjà prouvé qu’il était innocent et tout. Différence majeure est que les Confessions de Rousseau sont un récit complet, dans lequel il entreprend de tout dire.

Il s’inscrit dans une tripe dimension, de par ses œuvres autobiographiques. L’écriture du « moi » n’est ni chrétienne, ni aristocratique.

Présentation générale du texte[modifier | modifier le code]

Les Rêveries du promeneur solitaire tiennent à la fois de l’autobiographie et de la réflexion philosophique : elles constituent un ensemble d’une centaine de pages, l’auteur employant très généralement la première personne du singulier et apportant par digressions quelques détails sur sa vie.

Le livre se présente comme "un informe journal de mes rêveries" est composé de dix chapitres de taille inégale, ou promenades, comme autant de réflexions sur la nature de l’Homme et son Esprit. Rousseau, à travers cet ouvrage, présente une vision philosophique du bonheur, proche de la contemplation, de l’état ataraxique, à travers un isolement relatif, une vie paisible, et surtout, une relation fusionnelle avec la nature, développée par la marche, la contemplation, l’herboristerie que Rousseau pratique.

Ces Rêveries cherchent à produire chez le lecteur un sentiment d’empathie, un huis clos, qui permettrait à travers l’auteur de mieux se saisir lui-même.

Mais si l’œuvre fait historiquement suite aux Confessions, il serait également réducteur de ranger les deux livres dans la même catégorie : ces dernières, voulaient d’abord faire la lumière sur le citoyen Rousseau et sur sa vie. Ici, il ne s’agit bien que d’une invitation au voyage... Une réflexion générale sur son mode de pensée.

Première promenade[modifier | modifier le code]

« Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère de prochain d’ami de société que moi-même » Ainsi débute le texte des Rêveries. Jean-Jacques Rousseau interpelle directement le lecteur, lui faisant part de sa retraite et de sa condition, se posant lui-même comme un vieil homme sans aucune illusion ni aucun espoir sur ce qui l’attend.

Rousseau pose le texte des Rêveries comme celui d’un homme apaisé, n’ayant plus aucune crainte qu’on le vole ou qu’on lui fasse de tort : non pas que l’intention manque à ses détracteurs, ses adversaires littéraires, mais qu’il n’en tire plus aucune peine.

Jugeant l’œuvre des Rêveries comme une thérapie personnelle, il les considère également implicitement comme ses dernières lignes, sans escompter de lecteurs, sans désirer de lecteurs du tout[1],[2]

Deuxième promenade[modifier | modifier le code]

Dans cette seconde promenade, Rousseau nous explique son approche particulière de ses rêveries : il ne fait pas que les décrire, il les revit à chaque fois qu'il se les remémore.

Pour appuyer son explication, il fait part d'un exemple concret : son accident survenu le jeudi 24 octobre 1776 alors qu'il se promenait dans le Nord-Est de Paris. Il raconte avec précision comment les gens ont cru à sa mort bien qu'il ne souffrait que de quelques blessures. Cet instant de sa vie représente un moment-clé pour lui, puisqu'à cause de cet accident il perd la conscience de son identité pendant quelques minutes et se retrouve comme le Voyageur sans bagage de Jean Anouilh, au plus proche de sa nature originelle d'homme. Cette expérience le porte à croire toujours plus que l'homme serait davantage heureux dans un état de nature puisque ces quelques minutes d'errance sont le plus bel instant de sa vie d'homme. Pour lui le bonheur est dans l'ignorance. Par ailleurs, la violence du choc de l'accident est paradoxale avec le calme et l'extase ressentis par Rousseau.

C'est aussi lors de cette promenade que Rousseau découvre l'incroyable comportement des gens. Au contraire d'hommages « posthumes », on porta outrages et indignités à sa mémoire; la vénalité des hommes fit qu'ils avaient déjà souscrit une impression des ouvrages que l'on pourrait retrouver chez lui après sa mort. Rousseau condamne ces actes mais se sent impuissant à modifier les choses. On le retrouve blessé et son dégoût vis-à-vis des hommes n'est alors qu'amplifié. Il parle de « complot universel ». Cependant, la "vérification" que Rousseau donne de l'existence du complot est parfois expérimentale.

Rousseau regarde son sort comme voulu par Dieu et s'aperçoit que la méchanceté des hommes est trop parfaite, trop absolue, pour être chose humaine : elle résulte donc d'une volonté divine: "je ne puis m'empêcher de regarder désormais comme un de ces secrets du Ciel impénétrables à la raison humaine la même œuvre que je n'envisageais jusqu'ici que comme un fruit de la méchanceté des hommes". Rousseau s'en remet au jugement divin, sans toutefois laisser de côté le fait de cultiver la vertu théologique de l'espérance puisque sa volonté est voulu par Dieu, c'est de la Volonté de Dieu qu'il espère une certaine réhabilitation. Cette dernière réflexion de la seconde promenade introduit la troisième.

Troisième promenade[modifier | modifier le code]

« Je deviens vieux en apprenant toujours » La citation qui inspire le chapitre vient d'un vers de Solon. Rousseau entre dans sa troisième réflexion en parlant de l’expérience : « La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse ; la vieillesse est le temps de la pratiquer ». Ici, la citation s’inspire d'un proverbe de Bias de Priène : « Il faut user de la jeunsse comme un atout, et de la vieillesse comme un viatique ». Il emmène une question d’ordre purement philosophique, à savoir si aux moments qui rapprochent l'homme de la mort, il est temps pour lui d'apprendre comment il aurait du vivre ? Il répond peu après « Que sert d'apprendre à mieux conduire son char quand on est au bout de la carrière? » Cette métaphore traditionnelle du cours de la vie donne espoir à Rousseau et le pousse à réfléchir sur la morale métaphysique.

Dans cette troisième promenade, Rousseau examine les dispositions de son âme en ce qui touche ses sentiments religieux. Il remonte ainsi le chemin qui l’a conduit à écrire Profession de foi du vicaire savoyard. Le thème de la morale est également évoqué comme étant dépendante de la métaphysique, car ce qu'on doit faire dépend de ce qu'on doit croire. Rousseau présente sa première réflexion sous forme de discours qui est une présentation vivante de ses opinions révélées dans toute la 3e promenade:

« Je me suis toujours dit : tout cela ne sont que des arguties et des subtilités métaphysiques qui ne sont d'aucun poids sur auprès des principes fondamentaux adoptés par ma raison, confirmés par mon cœur, et qui tous pourte le sceau de l'assentiment intérieur dans le silence des passions. » La dernière phrase est très éloquente: « Heureux si par mes progrès sur moi-même, j'apprends à sortir de la vie, non meilleur[3] car cela n'est pas possible, mais plus vertueux que je n'y suis entré. »

Quatrième promenade[modifier | modifier le code]

"Je me souviens d'avoir lu dans un livre de Philosophie que mentir c'est cacher une vérité que l'on doit manifester."

Rousseau explique et justifie sa devise sur la vérité. Pour lui, il existe deux catégories de mensonges:

Les mensonges condamnables : Ce sont des mensonges qui affectent les autres, leur réputation, qui font du tort (par exemple : le mensonge qui cause le renvoi de la servante).

Les mensonges innocents: La deuxième catégorie englobe une autre sorte de mensonges, qui portent sur des choses indifférentes, et qui sont commis soit par plaisir, soit par réflexe (bonté et timidité). Il se retrouve lui-même souvent confronté à l’utilisation de ces mensonges, à cause de son tempérament timide. Il éprouve facilement de la honte dans certaines situations, il ment alors par réflexe ou par embarrassement, mais sans préméditation. Il n’ose pas se rattraper par la suite et avouer qu’il a menti, de peur de se faire un nouvel affront. Il se repentit de celui-ci sans oser le réparer.

Mentir dans la littérature: "Mentir sans profit ni préjudice de soi ni d'autrui n'est pas mentir: ce n'est pas mensonge, c'est fiction." 1) Il explique que la fiction à objet moral sont des fables ou des apologues, qui traitent des valeurs morales de façon sensible et agréable. Dans ce cas-ci le mensonge ne sert qu'à habiller la vérité. 2)"il est d'autres fictions purement oiseuses, telles que sont la plupart (ici la Nouvelle Héloïse et Julie s'en éloignent, car elles traitent de valeurs morales qui sortent de la masse) des contes et des romans qui (...) n'ont pour objet que l'amusement". Celles-là sont dépouillées de toute utilité morale parce qu'elles ne sont utiles que pour celui qui raconte les mensonges.

« La différence donc qu'il y a entre mon homme vrai et l'autre, est que celui du monde est très rigoureusement fidèle à toute vérité qui ne lui coûte rien mais pas au-delà, et que le mien ne la sert jamais si fidèlement que quand il faut s’immoler pour elle. »[4]

Il a souvent été tenté de mentir sur des épisodes de sa vie lorsqu’il écrivait ses Confessions, afin de donner une image positive de lui, mais il a préféré exagérer un peu ces situations, afin d’être un peu dur avec lui-même, et d’une certaine manière, de porter un jugement sur sa personne. Il a donc un peu tendance à être masochiste, en se rudoyant lui-même. C'est grâce à cette méthode qu'il espèrera d'une certaine façon, se déculpabiliser, en inspirant au lecteur une certaine compassion. Mettant en évidence des mensonges superficiels, il pourrait y trouver moyen de cacher une vérité plus grave.

Cinquième promenade[modifier | modifier le code]

  • « De toutes les habitations où j’ai demeuré (et j’en ai eu de charmantes), aucune ne m’a rendu si véritablement heureux et ne m’a laissé de si tendres regrets que l’île Saint-Pierre [...] il m’eut suffi durant toute mon existence sans laisser naître un seul instant dans mon âme le désir d’un autre état. »


La Cinquième promenade fait l’éloge du "far niente", de l’oisiveté, ou plutôt d’une activité sans contrainte. Le texte est rédigé d’après les souvenirs qu’a gardés Rousseau de son séjour sur l’île Saint-Pierre au milieu du lac de Bienne en Suisse. Dans cette cinquième promenade, Rousseau parle du concept du bonheur "un état fugitif qui nous laisse encore le cœur inquiet et vide, qui nous fait regretter quelque chose avant, ou désirer encore quelque chose après."

Sixième promenade[modifier | modifier le code]

"Que ce soit les hommes, le devoir ou même la nécessité qui commande, quand mon cœur se tait, ma volonté reste sourde, et je ne saurais obéir."

La dette est un devoir à remplir, le don est un plaisir que l'on se donne. Rousseau explique la conception de sa liberté, qu'il considère primordiale, et qu'il démontre par le contrat tacite entre un bienfaiteur et un obligé. Dès lors que l'on sait à quoi s'en tenir une fois l'engagement pris sciemment, la liberté se réalise le mieux dans l'abstention. Rousseau se décrit à nouveau, comme il le fait au sujet de sa vivacité intellectuelle dans la Cinquième Promenade : au cours de la sixième, il démontre son altruisme, et le raisonnement qui doit en découler si l'on suit ce que la liberté impose et propose, et ce que l'humanité impose ou retient, contre ou selon son gré. Devant la condescendance du bienfaiteur, il faut savoir toujours prévoir les conséquences, sous peine d'un assujettissement.

Septième promenade[modifier | modifier le code]

"Me voilà donc à mon foin pour toute nourriture, et à la botanique pour toute occupation".

Rappelons que la Septième rêverie est la dernière qui soit parvenue mise au net des mains de Rousseau. Dans ce cas, est-ce l'annonce que ce serait déjà la fin des rêveries : "le recueil de mes longs rêves est à peine commencé, et déjà je sens qu'il touche à sa fin." La stimulation de la rêverie tient de la botanique, qui lui inspire un certain détachement avec la réalité. Ce détachement lui permet de se sentir en vie, car chaque fois où il revient à lui, à ses méditations, il se sent revivre. Pour Rousseau, les rêveries sont une échappatoire : "penser fut toujours pour moi une occupation pénible et sans charme."

Ainsi la botanique ne remplace en aucun point la rêverie, elle la promeut et l'alimente : "Elle me fait oublier les persécutions (...) elle me transporte dans des habitations paisibles (...) elle me rappelle et mon jeune âge (...) et me rend heureux bien souvent encore au milieu du plus triste sort qu'ait subi jamais un mortel."

Huitième promenade[modifier | modifier le code]

"je jouis de moi-même en dépit d'eux"

L'indifférence pour élément du bonheur. À partir de la Huitième Promenade, l'édition posthume et définitive comprend les brouillons que Rousseau n'a pas mis au net ; les reports et autres insertions sont le fruit d'une recherche scrupuleuse exacte et approfondie par les éditeurs de la première édition (en 1782). Le manuscrit est une écriture beaucoup plus petite et fait beaucoup de références et de renvois nombreux.

Rousseau parle de l'indifférence face au joug de l'opinion sur soi. Il ne s'agit pas de l'ignorer, mais plutôt de le maîtriser, dans l'indifférence.

Neuvième promenade[modifier | modifier le code]

"Je suis homme et reçu chez les humains."

Il y explique ses amitiés, comme élément de son altruisme. "Les petites privations s'endurent sans peine quand le cœur est mieux traité que le corps."

Dixième promenade[modifier | modifier le code]

Promenade finale, elle est aussi la plus courte de l’ouvrage car elle est inachevée, Rousseau étant mort avant d’avoir pu finir son œuvre. Rousseau revient en quelques lignes sur le souvenir des Charmettes (à proximité de la ville de Chambéry) et de son amour pour Madame de Warens, avant de s’éteindre quelques semaines plus tard d’une crise d’apoplexie[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Émission du 25 novembre 2012, avec Raymond Trousson en invité.
  2. ; Extraits
    • « J’aurais aimé les hommes en dépit d’eux-mêmes. »
    • « Mais moi, détaché d’eux et de tout, que suis-je moi-même ? Voilà ce qui me reste à chercher. »
    • « Ces feuilles ne seront proprement qu’un informe journal de mes rêveries. »
    • « Je fais la même entreprise que Montaigne, mais avec un but tout contraire au sien : car il n’écrivait ses Essais que pour les autres, et je n’écris mes rêveries que pour moi. »
  3. Référence aux Confessions, dans lesquelles il pense que chaque homme doit découvrir par lui-même son trône et puisse alors dire, s'il ose « je fus meilleur que cet homme là »
  4. « s’immoler pour elle » est le sens étymologique du mot martyr
  5. ROUSSEAU, Jean-Jacques, Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Éditions Livre de Poche, "Les Classiques de poche",(1782), 2001, 224 pages.

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