Le Voyageur contemplant une mer de nuages
| Le Voyageur contemplant une mer de nuages ou L'homme contemplant une mer de brume | |
Le Voyageur contemplant une mer de nuages |
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| Artiste | Caspar David Friedrich |
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| Année | 1818-1820 |
| Technique | Huile sur toile |
| Dimensions (H × L) | 94,8 cm × 74,8 cm |
| Localisation | Kunsthalle de Hambourg, Hambourg |
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Le Voyageur contemplant une mer de nuages ou L’homme contemplant une mer de brume (allemand : Der Wanderer über dem Nebelmeer) est un tableau romantique du peintre allemand Caspar David Friedrich, actuellement exposé à la Kunsthalle de Hambourg.
Composition [modifier]
- Premier plan : un voyageur vu de dos, debout au sommet d'une montagne regardant le paysage avec une canne à la main.
- Second plan : une mer de nuage où percent des pics rocheux.
- Arrière-plan : une suite de montagnes et vue sur le ciel jusqu'au bout de l'horizon et aussi quelques nuages
L'axe vertical est la continuité de la colonne vertébrale du personnage.
L'axe horizontal est défini par une des lignes de nuages.
Le tableau est divisé en quatre parties définies par les diagonales :
- Partie haute : ciel ;
- Partie basse : piton rocheux ;
- Parties gauche et droite : symétrie presque parfaite par l'axe vertical.
Le centre visuel (non géométrique) du tableau est le dos du personnage, au centre de la colonne vertébrale.
La division quadripartite du tableau est non seulement géométrique mais aussi chromatique :
- Partie basse: roche > sombre (marrons, noirs…) ;
- Parties gauche et droite : mélange de roche et de nuage > claires tachetées (blancs, marrons, bleus ciel, bleu crème…) ;
- Partie haute : ciel et nuages > très claire (blancs, bleus divers).
On assiste donc à une descente crescendo dans le sombre de haut en bas de la toile.
La composition influe sur la lecture du tableau : on entre dans le tableau par le piton rocheux, qui forme une pyramide, et donc indique la direction du personnage. Une fois qu'on a mis les pieds dans le tableau on observe brièvement le personnage de dos. Sa posture non hospitalière nous force à regarder l'arrière-plan pour finir sur l'horizon. On a donc un sens de lecture perspectiviste : on plonge dans le tableau du premier au dernier plan.
Analyse [modifier]
Comme souvent chez Caspar David Friedrich, le tableau exalte les sentiments.
Les montagnes représentent la terre, la position de l'homme montre qu’il domine la vie d’ici-bas mais il y regarde avec admiration l’au-delà, le fond de l'univers. Les rochers au milieu symbolisent la foi de l’humain. Les montagnes au fond représentent Dieu [réf. nécessaire]. Cette « mer de nuages » représente l’infini, l’éternité de la vie future au paradis Les deux montagnes se rejoignent sur l'homme afin de montrer qu'il est entre deux mondes très différents
Le personnage ne fait pas partie intégrante du reste du tableau, il a donc un point de vue externe sur la scène (le paysage), ce qui donne un sentiment d'abandon propre au personnage romantique.
Le personnage serait Caspar David Friedrich, ce serait donc une forme d'autoportrait.
Il domine cette nature, mais il est en position de faiblesse. Il a besoin de sa canne pour l’ascension de la montagne. Il contemple l’horizon seul. Il est isolé, il rêve. Il n'est rien face à la nature, la nature se régénère, alors que lui est mortel. Il s'avance vers l'avenir. Enfin, les montagnes créent une forme de papillon — grâce à la composition de la toile — de part et d'autre du personnage, qui se voit ainsi pourvu d'ailes : symbole, peut-être, d'abandon et de la fuite du temps.
Sur ce tableau, seuls les nuages et les cheveux semblent être en mouvement. Le premier plan est très peu éclairé, comme s’il était abrité par des nuages ou un surplomb rocheux. Contrairement à l’arrière-plan, plus éclairé. Ce tableau met en valeur le sentiment de la solitude humaine face à la grandeur de la nature (un des thèmes importants pour les romantiques).
Le tableau est composé d’un homme vu de dos au sommet d’une montagne mis en évidence au premier plan et d’une mer de nuages d’où percent des montagnes qui se suivent jusqu’à l’arrière-plan où l’on voit aussi le ciel nuageux. Le premier plan et les roches sont sombres alors que le reste du tableau est très clair. L’homme est peint avec des couleurs sombres, seul, au sommet d’un pic montagneux et surplombant cette mer de nuages. Ce contraste de luminosité et cette impression de hauteur donne comme une puissance au personnage.
La touche, nous montre ici que le peintre ne peint plus pour peindre mais pour montrer qu'il sait peindre des choses difficiles, telles que : le vent dans les nuages, un dégradé d'intensité selon les plans, ou encore les cheveux au vent peints en masse et non plus en détail.
Source [modifier]
- http://www.peintre-analyse.com/promeneur.htm
- Idrobo, Carlos (2012), He Who Is Leaving … The Figure of the Wanderer in Nietzsche’s Also sprach Zarathustra and Caspar David Friedrich’s Der Wanderer über dem Nebelmeer, in: Nietzsche-Studien Band 41, Heft 1, Seiten 78–103, ISSN (Online) 1613-0790, ISSN (Print) 0342-1422, DOI: 10.1515/niet.2012.41.1.78, November 2012. [1]