Discours sur les sciences et les arts

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Discours sur les sciences et les arts
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Édition princeps

Auteur Jean-Jacques Rousseau
Genre Essai
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Genève [i. e. Paris]
Éditeur Barillot & fils [i. e. Noël-Jacques Pissot]
Date de parution 1750 ou janvier 1751

Le Discours sur les sciences et les arts est un texte de Jean-Jacques Rousseau écrit dans le cadre du concours de l’Académie de Dijon de 1750. Jean-Jacques Rousseau donne la parole au héros romain Fabricius par la prosopopée dans son Discours. Lauréat du concours, Rousseau voit son essai fort commenté et lui doit sa célébrité, bien avant son opus magnum Du contrat social.

Comme le veut le concours, le discours répond à une question : il s’agissait alors de déterminer « Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs ». Farouche critique des pratiques de son temps, l’auteur présente en deux parties une diatribe contre les sciences et les arts, qui bien loin d’épurer les mœurs éloignent les hommes de la vertu.

Contre le savoir incertain et inutile, Rousseau valorise l’ignorance et la simplicité vertueuse. Il attaque le raffinement et l’affinement des hommes habitués aux sciences et aux arts, et leur oppose une image d’hommes vigoureux et guerriers. Selon Rousseau, les sciences et les arts n’ont fait que corrompre les mœurs et camoufler le joug des tyrans en occupant les hommes à des futilités et leur faisant oublier leur servitude.

Délétères au plus grand nombre, sciences et arts ne nuisent toutefois pas aux grands hommes tels René Descartes ou Isaac Newton.

Le roi Stanislas Leszczynski a publié une Réponse au discours qui a remporté le prix de l’Académie de Dijon.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  •  : Rousseau prend connaissance de la question de l’Académie. Il commence la rédaction du Discours.
  •  : Envoi du texte à l’Académie de Dijon.
  •  : l’Académie décerne le prix au Discours.
  •  : Publication du Discours sur les sciences et les arts, sans nom d'auteur mais avec la simple mention : Par un citoyen de Genève. De ce fait la mention de l'éditeur genevois est un subterfuge car l'ouvrage sort des presses de la librairie Pissot à Paris[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier 1988, Tome I, p.269

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérald Allard, « La Pensée de Jean-Jacques Rousseau dans les Discours », Laval Théologique & Philosophique, Juin 1984, no 40 (2), p. 187-202.
  • Marcel Francon, « Sur deux additions faites par Rousseau à son premier discours », Modern Language Notes, Mai 1947, no 62 (5), p. 342-43.
  • Victor Goldschmidt, « La constitution du Discours sur les sciences et les arts de Rousseau. », Revue d’Histoire Littéraire de la France, 1972, no 72, p. 406-27.
  • Victor Goldschmidt, « Le Problème de la civilisation chez Rousseau (et la réponse de D'Alembert au Discours sur les sciences et les arts) », Jean-Jacques Rousseau et la crise contemporaine de la conscience, Paris, Beauchesne, 1980, p. 269-316.
  • Kiyotaka Kawaï, « Politique et culture dans le Discours sur les sciences et les arts et dans la Lettre à d’Alembert », Jean-Jacques Rousseau, politique et nation, Paris, Champion, 2001, p. 823-29.
  • Michel Launay, « Les Pouvoirs du mot peuple chez Jean-Jacques Rousseau », Peuple et pouvoir : études de lexicologie politique, Lille, PU de Lille, 1981, p. 117-125.
  • Michel Launay, « Vocabulaire de la politique et vocabulaire de la morale dans le Discours sur les sciences et les arts et la polemique née de ce discours », Hommage à Pierre Nardin (philologie et littérature françaises), Monaco, Belles Lettres, 1977, p. 157-66.
  • Jean-Pierre Le Bouler, « D’Alembert et le 'premier discours' de Rousseau », Studi Francesi, May-Aug. 1987, no 31 (2), p. 203-215.
  • Chun-Bok Lee, « La Mise en accusation de la société civilisée dans le premier discours de J.-J. Rousseau », Journal: College of Arts & Essays, Hankuk University of Foreign Studies, Seoul, 1988, no 21, p. 257-269.
  • Louise Marcil-Lacoste, « Rousseau et ses concurrents », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 1992, no 303, p. 250-55.
  • Roseann Runte, « L’Usage de la rhétorique dans les Discours », Études sur le Discours de Rousseau, Ottawa, N. Amer. Assn. for the Study of Jean-Jacques Rousseau, no 1988, p. 73-80.
  • Jean Terrasse, « La Statue de Glaucus », Études sur le Discours de Rousseau, Ottawa, N. Amer. Assn. for the Study of Jean-Jacques Rousseau, no 1988, p. 61-71.
  • Raymond Trousson, « Deux lettres du p. Castel à propos du Discours sur les sciences et les arts », Essays on Diderot and the Enlightenment in Honor of Otis Fellows, Genève, Droz, 1974, p. 292-301.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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