Genève

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Genève
Blason de Genève
Héraldique
De haut en bas et de gauche à droite : palais des Nations, jet d'eau, laboratoire du CERN, Genève et le lac Léman.
De haut en bas et de gauche à droite : palais des Nations, jet d'eau, laboratoire du CERN, Genève et le lac Léman.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Genève
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Quartiers de Genève
Communes limitrophes :
Carouge, Chêne-Bougeries, Cologny, Lancy, Le Grand-Saconnex, Pregny-Chambésy, Vernier, Veyrier
Maire Sami Kanaan[1]
Code postal 1200–1209, 1211, 1215, 1240, 1289
N° OFS 6621
Démographie
Gentilé Genevois
Population 191 803 hab. (30 novembre 2011)
Densité 12 040 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 00″ N 6° 09′ 00″ E / 46.200013, 6.149985 ()46° 12′ 00″ Nord 6° 09′ 00″ Est / 46.200013, 6.149985 ()  
Altitude 373,6 m (min. : 369 m) (max. : 458 m)
Superficie 1 593 ha = 15,93 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Genève
Liens
Site web www.ville-geneve.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]
Panorama de la rade de Genève

Genève (prononcé [ ʒə.nɛv ]) est le chef-lieu du canton de Genève et la deuxième ville la plus peuplée de Suisse, avec 195 177 habitants en décembre 2013[4]. L'emblème de la ville est son jet d'eau qui culmine à 140 m. Son aire métropolitaine forme une agglomération transfrontalière, le « Grand Genève », qui s'étend sur le canton de Vaud et les départements français de l'Ain et de la Haute-Savoie, pour un total de 1 242 601 habitants[5],[6]. L'arc lémanique[7] est l'aire urbaine située autour du lac Léman — deux pôles principaux, Genève et Lausanne, distants de 60 km ainsi que les villes de Vevey-Montreux et Thonon-Évian — et s'étendant jusqu’à Annecy au sud. Depuis le 1er janvier 2010, à l'image du Greater London ou du Greater Zurich, la région a vu la naissance du Greater Geneva Bern area[8], un espace économique regroupant 2 800 000[9] habitants.

Avec 22 organisations internationales et plus de 250[10] organisations non gouvernementales (ONG), Genève est la ville qui accueille le plus d'organisations internationales au monde[11]. Le siège européen des Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), font partie de ces organisations internationales. Genève et New York sont les deux centres de coopération internationale les plus importants du monde, Genève étant le plus grand en nombre de réunions[citation nécessaire]. L'Office des Nations unies à Genève (ONUG) est le centre de diplomatie multilatérale le plus actif du monde[12] et il a été le théâtre de nombreuses négociations historiques.

Genève est la deuxième place financière du pays après Zurich. Elle est considérée comme la plus importante au monde en matière de gestion de fortune privée trans-nationale[13] et s’impose entre autres comme la première place mondiale pour le négoce du pétrole devant Londres[14]. Du fait de son rôle à la fois politique et économique, elle fait partie des « villes mondiales ». Selon une étude de 2011 menée par Mercer Consulting[15], Genève est une des métropoles qui offre la meilleure qualité de vie au monde.

La langue officielle de la ville est le français.

Avec 2,9 millions de nuitées en 2008, Genève est aussi la première destination touristique de Suisse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

La Pointe de la Jonction à Genève - Le Rhône et l'Arve

Genève s'étend à l'extrémité sud-ouest du lac Léman, sur les deux rives du Rhône, au centre d'une cuvette encadrée par des montagnes qui se trouvent toutes sur territoire français : les Voirons, le Salève, le Môle, le Vuache (département de la Haute-Savoie) et le massif du Jura (partie située dans le département de l'Ain). Dans la rade de Genève se situent les pierres du Niton, deux rochers émergeant du lac Léman et datant de la dernière ère glaciaire. L'un d'eux est choisi par le général Guillaume-Henri Dufour comme niveau de mesure pour déterminer l'altitude de Genève, ainsi que comme point de référence du calcul de toutes les altitudes en Suisse[16].

La vieille ville, constituée des quartiers de Cité-centre et de Saint-Gervais, s'est formée sur et autour d'une colline sur la rive gauche du lac et de part et d'autre du Rhône autour de l'Île. Cette colline constitua dès la Préhistoire un refuge naturel protégé par le lac, le Rhône, l'Arve, des marécages et des fossés à l'est. La ville s'étend au XIXe siècle après la démolition des fortifications (1850-1880).

En 2000, la commune obtient le prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national pour son concept de réaménagement des berges du Rhône et de son environnement urbain immédiat. Le projet du Fil du Rhône est alors progressivement mis en œuvre.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Genève mesure 15,93 km²[3]. 92,1 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 1,5 % à des surfaces agricoles, 3,1 % à des surfaces boisées et 3,2 % à des surfaces improductives.

Climat[modifier | modifier le code]

Glace sur la rade à la suite d'une bise soutenue

Genève, d’un climat tempéré, est influencée par l’Atlantique, ce qui a pour conséquence de modérer le climat. Les étés y sont agréablement chauds, et les hivers plutôt froids. Genève, à l’instar d’une grande partie de l’Europe, a tendance à se réchauffer (+1,2 °C d’augmentation de la température moyenne annuelle entre 1960-1990 et 1989-2011). L’ensoleillement y est également en nette augmentation, on constate ainsi 13,5 % d’ensoleillement en plus entre la période 1960-1990 (1694 heures d'ensoleillement annuel moyen) et la période 1989-2011 (1920 heures d'ensoleillement annuel moyen). Les précipitations sont plutôt bien réparties tout au long de l’année, avec toutefois une réduction des jours de précipitation en été.

Genève, ville densément urbanisée, connaît le phénomène de chaleur urbaine. Ainsi, en centre-ville, les températures ressenties sont supérieures à celles enregistrées à l'aéroport de Genève-Cointrin.

Au cours de l'hiver, on peut observer plusieurs jours sans dégel. Lorsque la bise se met à souffler, la sensation de froid est accentuée et peut rendre parfois les conditions assez rudes. Il arrive que le soleil soit masqué par des stratus ou par le brouillard. On en observe plusieurs jours par mois en hiver. Les Alpes avoisinantes reçoivent en général une quantité substantielle de neige et les stations de ski se trouvent à une heure de route. Dès le mois de mars, les températures augmentent et deviennent presque estivales fin mai. Les précipitations s'intensifient et prennent souvent un caractère orageux au cours du mois de mai. Les étés sont plutôt chauds, propices à la baignade dans le lac. Les matinées restent, quant à elles, relativement fraîches. Durant la saison, les pluies se font moins fréquentes mais plus intenses. C'est en effet la saison des orages exceptionnellement accompagnés de grêle. Genève est avec Sion la région ayant le plus de journées tropicales en Suisse (température atteignant au moins 30 °C la journée). Le temps est encore estival début septembre, mais il se refroidit ensuite pour devenir hivernal fin novembre.

Relevé météorologique 1960-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,9 −0,9 0,8 4,1 8 11,3 13,3 13 10,3 6,6 2,1 −0,5 5,5
Température moyenne (°C) 0,8 2,3 5,1 8,8 13 16,5 19,1 18,2 14,9 10,1 5 1,8 9,6
Température maximale moyenne (°C) 3,6 5,9 9,9 14,1 18,6 22,5 25,7 24,7 21 14,9 8,3 4,4 14,5
Record de froid (°C) −19,9 −18,3 −13,3 −5,5 −2,3 1,3 3 0,8 −1,9 −4,7 −10,9 −17 −19,9
Record de chaleur (°C) 17,3 20,6 24,9 27,5 33,9 36,5 38,3 37,6 34,8 27,3 23,2 20,8 38,3
Ensoleillement (h) 50 76 131 161 181 212 255 225 185 114 61 42 1 694
Précipitations (mm) 80 81 79 65 77 89 67 79 81 77 92 87 954
Nombre de jours avec précipitations 10,5 9,3 10,3 9,3 11,2 9,8 7,8 8,9 7,6 8,4 9,8 10,1 113
Humidité relative (%) 81,5 76,9 72,1 68,7 70,4 66,9 63,8 66,9 72,8 79,1 79,1 81 73,3
Source : MétéoSuisse (normes), Météo-climat (records)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
3,6
−1,9
80
 
 
 
5,9
−0,9
81
 
 
 
9,9
0,8
79
 
 
 
14,1
4,1
65
 
 
 
18,6
8
77
 
 
 
22,5
11,3
89
 
 
 
25,7
13,3
67
 
 
 
24,7
13
79
 
 
 
21
10,3
81
 
 
 
14,9
6,6
77
 
 
 
8,3
2,1
92
 
 
 
4,4
−0,5
87
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Logo de la ville de Genève

La commune de Genève s'est constituée sous sa forme actuelle en 1930, au moment de la fusion des communes de Genève (Genève-Cité), de Plainpalais, des Eaux-Vives et du Petit-Saconnex. Un projet supprimant la commune et mettant la ville sous la tutelle du canton échoue devant le peuple genevois en décembre 1926. Après la fusion, quatre arrondissements (portant les noms des anciennes communes) sont maintenus jusqu'en 1958, date à laquelle, avec le processus de dépeuplement du centre de la ville et de déplacement de la population à sa périphérie, ils sont supprimés.

Il apparaît, au début du XXIe siècle, qu'une distinction des tâches de la ville et de celles du canton n'est toujours pas clairement réalisée. Dans ce contexte, le Conseil d'État propose en 1999 une fusion entre ville et canton mais la ville, gérée par une majorité de gauche opposée à celle du gouvernement genevois, refuse la démarche au nom de l'autonomie municipale.

La ville de Genève reste toutefois subdivisée en quatre sections : Cité, Plainpalais, Eaux-Vives et Petit-Saconnex. Alors que l'Office fédéral de la statistique recense au niveau fédéral les communes en Suisse, c'est l'administration cantonale genevoise qui se charge du découpage des communes genevoises (sous-secteurs)[17]

Plan des quartiers de la ville de Genève (secteurs et sous-secteurs)[18].

Section Code de l'OFS[19] Quartiers appelés Secteurs
statistiques (selon l'OCSTAT)
Autres quartiers (sous-secteurs)
Cité 6621001 Cité - Centre Hollande (quartier des banques) - Les Rues-Basses - Rive - Les Tranchées - Saint-Léger - Les Bastions - Cité - Bourg-de-Four
6621002 Saint-Gervais - Chantepoulet Seujet - James-Fazy - Cornavin - Les Bergues
6621003 Délices - Grottes Prairie - Cropettes - Montbrillant
6621004 Pâquis - Navigation Mont-Blanc - Wilson
Plainpalais 6621011 Champel - Roseraie Hôpital - Malombré - Parc Bertrand - Miremont - Les Falaises - Les Crêts-de-Champel - Le Bout-du-Monde - Tour-de-Champel - La Colline
6621012 La Cluse - Philosophes Augustins - Les Minoteries
6621013 Jonction - Plainpalais Coulouvrenière - Rois - Les Savoises - Plaine de Plainpalais - Du-Bois-Melly - Ansermet - Village-Suisse
6621014 Bâtie - Acacias Saint-Georges - La Queue-d'Arve - Les Vernets - Parc des Acacias - Boissonnas - Le Royer
Eaux-Vives 6621021 Eaux-Vives - Lac Pierres du Niton - La Grange - Frontenex - Les Allières - Les Vollandes - Villereuse - Montchoisy - Jargonnant
6621022 Florissant - Malagnou De Beaumont - De Roches - Belmont - La Grande-Boissière - La Petite-Boissière - La Florence - Eugène-Pittard - Krieg - Contamines
Petit-Saconnex 6621031 Sécheron - Prieuré Mont-Repos - Valais
6621032 O.N.U. (Nations) - Rigot Le Grand-Morillon - Ariana - La Voie-Creuse
6621033 Grand-Pré - Vermont Chandieu – Varembé - Beaulieu
6621034 Bouchet - Moillebeau Le Mervelet - Colladon - La Tourelle - De Budé - Les Genêts - Moillebeau - La Forêt - Le Bouchet - Les Crêts
6621035 Charmilles - Châtelaine Parc-des-Sports - Les Franchises - Cité Vieusseux - Liotard - Servette - Geisendorf - La Dôle - La Bourgogne - Soubeyran
6621036 Saint-Jean - Aïre Saint-Jean-de-Gallatin - Saint-Jean-Falaises - Camille-Martin - Campagne-Masset - Nant-Cayla

Genève est limitrophe des communes de Pregny-Chambésy, Cologny, Chêne-Bougeries, Veyrier, Carouge, Lancy, Vernier et Grand-Saconnex.

Via Gebennensis[modifier | modifier le code]

Genève est l'une des étapes importantes sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle donne son nom à la via Gebennensis qui part de Genève (où se rassemblent les pèlerins venus de Suisse et d'Allemagne) et va jusqu'au Puy-en-Velay (où elle prend le nom de via Podiensis). Le chemin est balisé de Genève à Pampelune d'après la classification française GR 65.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Genève.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La soumission romaine du pays des Allobroges (Vienne) intervient dès 121 av. J.-C. Genève devient alors un poste avancé au nord de la province de la Gaule transalpine (prendra le nom de Gaule narbonnaise à partir du règne d'Auguste). L'aménagement d'un port intervient en 123-105 av. J.-C.[20] La ville est alors constituée d'une modeste agglomération où les habitations sont bâties en bois et en torchis. Genève entre dans l'histoire en 58 av. J.-C., lorsque Jules César mentionne son passage dans cette cité (Genava) dans son De Bello Gallico (I, 6 et 7). Voulant empêcher le passage des Helvètes, César coupe le pont sur le Rhône. Lorsque César s'installe provisoirement avec ses troupes en 58 av. J.-C., l'oppidum s'agrandit encore devient dès lors une ville romaine (vicus puis civitas). Pourtant, Nyon (Colonia Julia Equestris) puis Avenches (Aventicum) occupent une place plus importante dans le réseau urbain régional. Après un incendie au milieu du Ier siècle, l'urbanisme est modifié et les constructions en pierre remplacent les édifices en matériaux légers[20]. Les migrations alémanes provoquent la destruction de l'ensemble bâti dans le dernier quart du IIIe siècle.

Le premier sanctuaire chrétien est établi aux environs de 350[21]. À la fin du IVe siècle, le complexe est achevé : il est constitué d'une église de plus de trente mètres de long bordée par un portique d'accès vers le baptistère et son annexe[21]. Dans la ville haute, l'église Saint-Germain représente au Ve siècle un second point de focalisation des premiers temps chrétiens. L'installation des Burgondes en 443 et le choix de Genève comme capitale renforcent le rôle politique de la ville. Le centre du royaume burgonde se déplaçant vers 467 à Lyon, Genève subit les guerres fratricides entre Godégisel et Gondebaud qui incendie la ville. Jusqu’à la fin du haut Moyen Âge, on observe une continuité d'occupation dont le meilleur exemple est le groupe épiscopal. Les limites de la cité se maintiennent à l'intérieur de l'enceinte du Bas-Empire mais les faubourgs proches des grands cimetières se développent. L'éboulement de la montagne du Tauredunum en 563 provoque un raz-de-marée qui détruit le port et fait de nombreux morts[22]. Au début du Moyen Âge, succédant au développement horizontal propre à l'époque romaine, l'espace urbain se réduit et se densifie en donnant une ville médiévale de plus en plus bâtie en hauteur sous les contraintes imposées par l'édification des fortifications.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La structure du pouvoir entre l'arrivée des Burgondes et le traité de Seyssel de 1124 fait l'objet de débats qui ne sont pas clos aujourd'hui[23]. En face du roi burgonde, l'évêque possède l'autorité spirituelle. Mais les querelles dynastiques affaiblissent la monarchie burgonde qui disparaît en 534 au profit des Francs. Genève devient alors le centre d'un pagus, le Comté de Genève, qui dépend du roi régnant à Orléans ou du roi de Neustrie. Dès l'époque des Carolingiens, le diocèse de Genève est l'enjeu de luttes de pouvoir entre les souverains de la région et l'empereur. Lors du Partage de Verdun en 843 entre les trois fils de Louis I le Débonnaire, Genève entre dans le royaume dévolu à Lothaire, qui deviendra la Lotharingie. En 855, un nouveau partage a lieu par le Traité de Prüm entre les trois fils de Lothaire. À cette occasion, Genève, Lausanne et Sion passent sous la souveraineté du fils aîné Louis II, roi d'Italie et empereur. En 875, à la mort de Louis II, le diocèse de Genève passe sous la souveraineté de son oncle Charles le Chauve, qui le donne en apanage à son fils aîné Louis le Bègue, futur roi des Francs de 877 à 879. Le 15 octobre 879 est créé le royaume de Bourgogne ou royaume de Provence des Bivinides (879-928), dont Genève devient partie intégrante, avec l'élection par une assemblée de notables de Boson, beau-frère de Charles le Chauve et comte d'Autun, duc du Lyonnais et de la Provence. En 888, à la mort de Boson, alors roi de Provence et Bourgogne transjurane, se crée un nouveau royaume de Bourgogne, le royaume de Bourgogne transjurane des Welf (888-1032) avec la proclamation de Rodolphe Ier de Bourgogne (859-911). L'évêque de Genève fait partie des prélats jurant fidélité à Rodolphe à l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune. Rodolphe est de la famille des Welfs, seigneurs de la Haute-Bourgogne ; il épouse Willa, fille de Boson. L'évêché de Genève fait ainsi partie du royaume de Bourgogne transjurane pendant 250 ans à la tête duquel se succèdent Rodolphe II, Conrad le Pacifique, son fils, puis Rodolphe III de Bourgogne, son fils. Celui-ci meurt en 1032 et selon sa volonté, le royaume de Bourgogne devient possession de Conrad le Salique, empereur du Saint-Empire romain germanique. Leur souverain devenant plus lointain, tous les évêques successifs de Genève se battront sans relâche pour faire reconnaître leurs droits régaliens, particulièrement face aux ambitions des comtes de Genève, seigneurs des terres alentour. Ainsi, s'il exerce un certain nombre de droits régaliens comme celui de battre monnaie, l'évêque ne reçoit pas les droits comtaux dans l'une ou l'autre partie de son diocèse qui sont exercés par le comte de Genève qui possède un château au-dessus du Bourg-de-Four[23].

Denier en argent (début du XIe siècle)

Avec la réforme grégorienne, à la fin du XIe siècle, commence une réaction contre les empiètements du seigneur laïc sur les biens de l'Église. Soutenu par le pape, l'évêque Humbert de Grammont impose au comte Aymon Ier le traité de Seyssel qui établit la souveraineté de l'évêque sur la cité[23]. Par des lettres patentes datées du 17 janvier 1154 à Spire, l'empereur Frédéric Barberousse investit l'évêque de Genève Arducius de Faucigny (1135-1185) des droits régaliens de la cité et confirme à lui et à ses successeurs tous les biens actuels de la dite Église et tous ceux qu'elle pourra acquérir. Ces lettres établissent définitivement l'indépendance des évêques désormais reconnus comme princes immédiats de l'Empire. Une Bulle du pape Adrien IV confirme cet état le 21 mai 1157. Après une tentative de mise en cause d'Amédée IV, comte de Genevois en septembre 1162, les droits de l'évêque de Genève sont confirmés par une Bulle d'or de l'empereur. Au début du XIIIe siècle intervient un troisième pouvoir : celui de la maison de Savoie. Le comte de Savoie s'empare en 1250 du château du Bourg-de-Four[23]. Au milieu du XIIIe siècle, les marchands et artisans se regroupent pour lutter contre la puissance seigneuriale de l'évêque. Ce mouvement est favorisé par les foires de Genève qui, à partir du milieu du XIIIe siècle, apportent aux citoyens l'exemple des communes libres d'Italie et la prospérité qui leur permet d'imposer leurs volontés à l'évêque. Dès la fin du siècle, le comte de Savoie s'attaque au pouvoir épiscopal.

En 1285, les citoyens désignent dix procureurs ou syndics pour les représenter. La décision est annulée par l'évêque le 29 septembre mais, le 1er octobre, le comte Amédée V leur accorde des lettres patentes garantissant la sécurité des marchands se rendant aux foires[24]. En 1309, l'évêque reconnaît aux citoyens le droit de constituer des syndics ou procureurs pour traiter leurs affaires communes à condition qu'ils n'empiètent pas sur la juridiction épiscopale. En contrepartie, il leur impose la construction d'une halle, nécessaire à l'entreposage des marchandises destinées aux foires, et leur en assure le tiers des recettes. Dès lors, les citoyens, assemblés au début de chaque année au sein du Conseil général, élisent pour un an les syndics de Genève. En 1387, l'évêque Adhémar Fabri confirme les franchises accordées aux citoyens et à leurs syndics par une charte qui dominera pendant cent cinquante ans la vie politique genevoise[24]. Les comtes de Savoie s'arrogeant de plus en plus de pouvoir au détriment de l'évêque, les citoyens font front avec l'évêque contre l'ennemi commun. Mais Amédée VIII de Savoie, qui a acquis le comté de Genève, obtient pour les princes de sa maison un droit de présentation au diocèse : le siège épiscopal sera occupé par des Savoie ou des membres de familles vassales[24].

Engagée par son évêque aux côtés du duc de Bourgogne dans la guerre de Bourgogne, Genève est menacée par les Suisses après leur victoire et condamnée en 1475 à payer une amende importante[25]. L'évêque se tourne alors vers les vainqueurs et conclut, le 14 novembre 1477, avec les villes de Berne et Fribourg un traité de combourgeoisie pour cinq ans. En 1519, c'est la communauté des citoyens qui signe avec Fribourg un traité de combourgeoisie mais le duc de Savoie contraint les Genevois à renoncer à cette alliance dirigée contre lui[25]. Toutefois, le traité de 1526 entre Genève, Berne et Fribourg annonce la fin du pouvoir de l'évêque et l'émergence d'une seigneurie autonome. Les Eidguenots, partisans des Confédérés, font approuver le traité par le Conseil général le 25 février[25].

Réforme[modifier | modifier le code]

Dès 1526, des marchands allemands propagent à Genève les idées de la Réforme luthérienne parmi les commerçants genevois ; la même année, Genève signe un traité de combourgeoisie avec Berne et Fribourg. Sous l'influence de Berne, Genève accepte de laisser prêcher des prédicateurs dans la ville, dont Guillaume Farel en 1532. Le 10 août 1535, la célébration de la messe catholique est interdite et, le 26 novembre, le Conseil des Deux-Cents s'attribue le droit de battre monnaie à sa place alors que la ville est à nouveau menacée par la Savoie. La Réforme est définitivement adoptée le 21 mai 1536[25] en même temps que l'obligation pour chacun d'envoyer ses enfants à l'école. Genève devient dès lors le centre du calvinisme et se trouve parfois surnommée la « Rome protestante ».

Arrivé à Genève en juillet 1536, Jean Calvin aura une influence immense, en tant que président de la Compagnie des pasteurs, sur tous les aspects de la vie genevoise. Mais le nombre de ses opposants augmente, à la suite de l'écriture des « Confessions de foi », 21 articles que Farel et Calvin entendent faire signer à tous les citoyens et bourgeois genevois, quitte à les excommunier s'ils refusent[26] . Le mécontentement est tel que Calvin devra s'exiler à Strasbourg en 1538, avant de revenir en 1541 lorsque la république est proclamée sous le nom de « Seigneurie de Genève » ; il en rédige alors les Ordonnances ecclésiastiques, puis les Édits civils en 1543 qui sert de constitution à cette nouvelle république[27]. Les institutions politiques comprennent : le Conseil général (où siègent les membres de la bourgeoisie de Genève), le Conseil des Deux-Cents et le Conseil des Soixante. Les affaires religieuses étant du ressort du Consistoire.

Bataille de l'Escalade (11-12 décembre 1602)

Dans le contexte politique et géographique, Genève se trouva isolée de son seul allié Suisse : Berne. En 1579, Genève bénéficia d'une protection grâce au traité de Soleure qui engageait les cantons de Berne et Soleure (cantons protestants), associés à la France.

Dès son avènement en 1580, les attaques du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie se multiplient. Genève étend alors son alliance avec Soleure, Zurich et la France[28]. En avril 1589, les Genevois et leurs alliés tentent de faire reculer les Savoyards qui parviennent à maintenir leur position.

Le 11 décembre 1602, la nouvelle attaque nocturne des Savoyards, défaite restée dans l'histoire sous le nom d'« Escalade », contraint le duc à accepter une paix durable scellée par le traité de Saint-Julien du 12 juillet 1603 qui reconnaît l'indépendance de la cité. Sur le plan économique, de nombreux protestants italiens mais surtout français doublent la population durant les années 1550 et donnent un nouveau dynamisme à la ville. Ces nouveaux venus, hommes d'affaires, banquiers ou artisans, apportent de l'argent et des relations avec les milieux d'affaires étrangers et développent le rôle de relais commercial de Genève. Les activités manufacturières implantées par leurs soins – soierie dont les maîtres sont Italiens, dorure et horlogerie après la disparition de la soierie au milieu du XVe siècle – se développent pour la première fois à l'exportation grâce au soutien que leur accordent les autorités municipales.

Le XVIIe siècle voit l'arrivée de nombreux huguenots créant des entreprises importantes, tels que Elisabeth Baulacre, spécialiste du fil d'or, ou Daniel Vasserot et Daniel Fazy, qui développent l'industrie des indiennes de coton.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le siècle, économiquement et culturellement florissant, est secoué par des troubles politiques que les contemporains appellent les « révolutions de Genève ». En effet, le système politique en place repose sur la distinction entre deux groupes : ceux qui bénéficient des droits politiques et civils, aristocrates et bourgeois qui restent minoritaires (27 % en 1781), et ceux qui n'ont pas de droits politiques et seulement certains droits civils (habitants et natifs)[29]. C'est toutefois à l'intérieur du groupe formé par les citoyens et les bourgeois que la lutte finit par éclater.

Un mouvement de révolte éclate en 1707 en raison d'un mécontentement d'ordre économique[30]. La révolte a pour chef un membre de l'aristocratie, l'avocat Pierre Fatio, qui fixe un programme aux aspirations confuses. Le soulèvement échoue grâce à l'appui de troupes bernoises et zurichoises et Fatio fusillé secrètement en prison[31]. En 1737, une nouvelle révolte provoque onze morts[32]. Vaincu, le gouvernement alerte la France qui intervient par un arbitrage satisfaisant pour les citoyens. Pourtant, démentant le certificat de tolérance décerné par l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, le Petit Conseil condamne en 1762 deux ouvrages de Rousseau – Émile ou De l'éducation et Du Contrat social – à être brûlés devant l'hôtel-de-ville parce que « tendant à détruire la religion chrétienne et tous les gouvernements »[33]. Les citoyens protestent en présentant au gouvernement des plaintes désignées sous le nom de « représentations ». Les bourgeois et les natifs finissent donc par occuper la ville en février 1781 et votent une loi octroyant l'égalité civile aux natifs, aux habitants et aux sujets de la campagne[34].

Proclamation du 28 décembre 1792

Mais l'aristocratie appelle Louis XVI à l'aide : trois armées coalisées — française, sarde et bernoise — assiègent Genève qui capitule le 2 juillet 1782[34]. L'aristocratie retrouve le pouvoir mais les natifs conservent l'égalité civile. Un millier de Représentants s'exilent vers Paris — où leurs idées participeront à la Révolution française —, Bruxelles ou Constance. La fin de la haute conjoncture économique entre 1785 et 1789, conséquence de la crise générale qui marque la période précédant la Révolution française, frappe la population par une hausse des prix mais aussi les petits patrons. Le 26 janvier 1789, le gouvernement genevois augmente le prix du pain à la suite d'une mauvaise récolte. Cette décision déclenche une émeute à Saint-Gervais qui conduit à l'annulation de la hausse et à la libéralisation progressive de la constitution.

Après la Révolution, l'encerclement de Genève par les révolutionnaires a pour résultat, en décembre 1792, un mouvement qui abat le gouvernement de l'Ancien Régime le 28 décembre et proclame l'égalité politique de toutes les catégories de la population[35]. En 1793, l'Ancien Régime prend fin à Genève : une constitution, rédigée par une assemblée nationale et votée par les citoyens le 5 février 1794, institue un contrôle étendu de la part des citoyens sur les actes du gouvernement et de l'administration[36].

L'économie genevoise est alors dominée — 32 % des actifs — par le secteur de l'horlogerie et ses métiers annexes regroupés sous le nom de « Fabrique », réseau de petits ateliers artisanaux situés à l'étage supérieur des bâtiments[37]. Par ailleurs, le secteur textile voit se développer une industrie des indiennes — caractérisée par de grandes manufactures — dans le premier tiers du siècle pour devenir le second secteur en termes d'importance[38]. Liées au développement du commerce international et aux besoins d'argent pour les guerres de Louis XIV, les activités bancaires deviennent l'un des pivots de l'économie genevoise à partir de 1700[39].

Les progrès importants dans l'espérance de vie et son estimation qui se produisent au milieu du XVIIIe siècle, grâce aux tables de mortalité et à la vaccination, permettent à la communauté financière suisse de financer la dette publique française par le biais des rentes viagères au moment des lourdes dépenses militaires de l'Expédition Lafayette.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 15 avril 1798, le traité de Réunion intègre Genève au territoire de la République française[40],[41]. Fin août, après avoir renoncé à sa souveraineté et à ses alliances, Genève est choisie comme préfecture et chef-lieu du département du Léman. Genève devient alors une ville française parmi d'autres et ses habitants font l'expérience du centralisme napoléonien. Mais la défaite de l'armée napoléonienne lui rend son indépendance. Le 30 décembre 1813, la garnison française quitte la ville et le général autrichien Ferdinand von Bubna und Littitz y fait son entrée. Le lendemain, après le retrait définitif du préfet, un gouvernement réactionnaire dirigé par l'ancien syndic Ami Lullin proclame la restauration de la république de l'Ancien Régime[42]. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un État isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération suisse[43]. Malgré la crainte des catholiques suisses face à la « Rome protestante » et aux troubles qu'elle a connus au XVIIIe siècle, le rattachement est effectif le 19 mai 1815.

Pièce de 20 francs genevois

En 1833 et 1834, les grèves des tailleurs et des serruriers sont parmi les premières grèves du XIXe siècle en Suisse[44] et, en novembre 1841, une émeute a pour conséquence l'élection d'une assemblée constituante. La constitution de 1842 adopte le suffrage universel masculin et dote la ville de Genève d'institutions municipales propres. Toutefois, la guerre du Sonderbund finit par entraîner la chute du régime. Le 3 octobre 1846, les autorités refusent de recommander aux membres genevois de la Diète fédérale de voter la dissolution du Sonderbund. Le quartier ouvrier de Saint-Gervais se soulève en conséquence, deux jours après, et repousse les troupes gouvernementales[45]. C'est le déclenchement d'une révolution de gauche menée par le Parti radical de James Fazy qui renverse le gouvernement et établit une nouvelle constitution le 24 mai 1847 qui supprime notamment le caractère dominant du protestantisme.

Le jet d'eau de Genève, fruit de l'industrialisation de la fin du XIXe

Sur le plan économique, la ville ouvre en 1850 la première bourse des valeurs de Suisse[46]. L'industrialisation de la région évolue, avec l'apparition d'ateliers de mécanique, d'appareillages électriques et d'automobiles, alors que l'électrification de la cité se fait sous l'impulsion du conseiller administratif Théodore Turrettini avec la construction des usines des Forces motrices et de Chèvres[47]. Par ailleurs, la venue toujours plus massive d'ouvriers étrangers achève de transformer la physionomie sociale de l'agglomération. Alors qu'au début du XIXe siècle, on peut encore distinguer un campagnard d'un citadin, les différences s'estompent progressivement et la population présente un visage toujours plus cosmopolite[48].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La mission internationale de la ville s'affirme particulièrement après la Première Guerre mondiale : elle devient – notamment par l'action de Gustave Ador et William Rappard – le siège de la Société des Nations en 1919.

Dans le sillage de la Première Guerre mondiale, la lutte des classes s'accentue et conduit à la grève générale du 11 novembre 1918 dirigée depuis la Suisse alémanique. Mais la francophilie ambiante réduit grandement son impact à Genève[49]. Des petits partis d'inspiration fasciste, comme l'Union nationale, attaquent les leaders socialistes le 9 novembre 1932, ce qui entraîne une manifestation de la gauche anti-fasciste. À cette occasion, de jeunes recrues tirent sans sommation sur la foule faisant treize morts et 63 blessés[50]. Cette tragédie engendre, quelques jours plus tard, une nouvelle grève générale en signe de protestation.

Après la Seconde Guerre mondiale, le siège européen de l'Organisation des Nations unies (ONU) et des dizaines d'organisations internationales s'installent à Genève, ce qui sera profitable au développement du tourisme de loisirs et d'affaires. Avec l'arrivée des années 1960, Genève est l'une des premières régions suisses où les mouvements xénophobes connaissent un certain succès[51], avec l'apparition des Vigilants, mais aussi le troisième canton à accorder le droit de vote cantonal et communal aux femmes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

  • écu : parti, au 1 d'or, à la demi-aigle éployée de sable, mouvant du trait du parti, couronnée, becquée, languée, membrée et armée de gueules; au deuxième de gueules, à la clef d'or en pal, contournée;
  • cimier : soleil d'or, figuré naissant[52], portant en cœur le trigramme de sable ΙΗΣ;
  • devise : Post tenebras lux[53].

Pendant le Premier Empire, Genève fut au nombre des « bonnes villes » et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir. : elles devenaient : parti, au 1) d'or à une demi-aigle bicéphale de sable, armée, languée et becquée de gueules mouvant de la partition et au 2) de gueules à une clé d'or contournée; au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes d'Empire[54].

Les armoiries actuelles sur fond jaune et rouge, adoptées dès le milieu du XVe siècle, représentent la réunion d’un demi-aigle provenant de l’aigle bicéphale du blason du Saint-Empire romain germanique, auquel Genève appartenait dès le Moyen Âge, et de la clé d'or issue des armoiries de l’Évêché de Genève (Chapitre de Saint-Pierre), la clé étant l’attribut de saint Pierre, patron de la cathédrale. Vassal direct de l’empereur, l’évêque exerçait en son nom un pouvoir temporel sur la ville. Symbolisant l’union d’un pouvoir spirituel et temporel, ces armoiries furent adoptées par la communauté des citoyens de Genève à laquelle l’évêque Adhémar Fabri confirma ses droits en 1387.

Le cimier est un soleil apparaissant à demi sur le bord supérieur et portant le trigramme IHS en lettres grecques, font référence à celles contenues dans le nom de Jhesus ou aux initiales de Jhesus homini salvator (Jésus sauveur des hommes). Ce motif existe dès le XVe siècle mais ne fut utilisé dans les armoiries genevoises qu'à partir du XVIe siècle, comme l'inscription en grec[55],[56].

Les anciennes couleurs de Genève étaient le gris et le noir. Puis le noir et le violet au XVIIe siècle. Le jaune et le rouge prévalurent au XVIIIe siècle; le noir fut ensuite ajouté durant la période révolutionnaire.

La devise de Genève, «Post tenebras lux» et signifiant Après les ténèbres la lumière, est extraite d’un verset biblique provenant de la Vulgate du Livre de Job[57]. Datant du XVe siècle sous la forme «Post tenebras spero lucem», elle se transforma en affirmation peu après 1536 en référence à l'adoption à cette date de la Réforme à Genève.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de Genève (Genua sous la plume latine de Jules César[58]) est identique à celle de la cité de Gênes en Italie et vient d'un terme ligure (peuplade du Nord de l'Italie) qui fait allusion à la proximité d'une nappe d'eau : le lac Léman lui-même ou les marais à la sortie du Rhône du lac. De plus, genusus désigne le fleuve en illyrien[59].

Dans les autres langues de la Suisse, la ville se nomme :

Architecture et urbanisme[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Monument Brunswick

Les principales attractions touristiques de Genève incluent le Mur des Réformateurs, l'Horloge fleurie, le monument Brunswick, le jet d'eau et le palais des Nations qui abrite le siège européen des Nations unies.

L'un des monuments les plus visités de la ville est la cathédrale Saint-Pierre située au sommet de la vieille-ville. Un musée souterrain présente l'évolution du site et l'implantation du christianisme dans la cité. Il est complété par le musée international de la Réforme situé dans la maison Mallet. Un couloir souterrain, rouvert à l'occasion de l'ouverture du musée de la Réforme, relie les deux bâtiments.

Un autre site apprécié des touristes est la vieille-ville elle-même. Elle préserve en effet l'architecture typique d'une ville européenne du XVIIIe siècle. De nombreuses personnalités ont vécu dans cette partie de la ville, dont Jean-Jacques Rousseau, Franz Liszt ou Jorge Luis Borges.

Toutefois, le symbole de Genève reste le Jet d'eau, situé au bout de la jetée des Eaux-Vives. Au XIXe siècle, l'industrie en développement et les habitants de la ville avaient impérativement besoin d'eau. La ville décide donc de créer une usine hydraulique à la Coulouvrenière qui est mise en service le 17 mai 1886. Cependant, le soir, quand les artisans arrêtent leurs machines, il se produit des surpressions imprévisibles. Par conséquent, on a l'idée de créer un débit supplémentaire, grâce à une vanne de sécurité, qui permet de contrôler la pression en laissant s'échapper vers le ciel l'eau en surpression à une hauteur de 30 mètres. 5 ans plus tard, en 1891, et alors que la vanne de sécurité n'est plus nécessaire, il est décidé de recréer artificiellement le jet d'eau au bout de la jetée des Eaux-Vives, au cœur de la rade. Après plusieurs améliorations, le jet culmine aujourd'hui à 140 mètres.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Il existe un grand nombre de communautés religieuses à Genève. Même si Genève est supposée être la « Rome protestante », les catholiques ont vu leur nombre croître en raison de l'immigration venue des pays latins. La communauté juive est l'une des plus anciennes de Genève alors que la communauté musulmane fait plus récemment son apparition.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Horloge Fleurie au Quai du Général-Guisan (Jardin Anglais) Fêtes de Genève 2012

De nombreux parcs couvrant 310 hectares (soit près de 20 % du territoire) forment de grands espaces de loisirs et de détente disséminés à travers les différents quartiers. La plupart, situés au bord du lac, abritent des maisons de maître et disposent d'une arborisation de grande qualité. Certains de ces parcs étaient auparavant de grandes propriétés privées rachetées ou offertes à la Ville de Genève au fil du temps. Leur entretien est assuré par le Service des espaces verts et de l'environnement.

L'île Rousseau, anciennement l'« île aux Barques », nommée en hommage à Jean-Jacques Rousseau, se trouve sur le Rhône (entre le pont du Mont-Blanc et le pont des Bergues) et accueille de nombreux oiseaux.

Rive gauche[modifier | modifier le code]

Roseraie du parc La Grange

Entre le Jardin anglais et le parc La Grange, une promenade permet de parcourir environ quatre kilomètres avant de rejoindre le siège de la Société nautique de Genève et Genève-Plage.

Rive droite[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Genève possède 191 803 habitants en 2009[2]. Sa densité de population atteint 12 040,4 hab./km².

Jusqu'en 1870, Genève est la plus peuplée des villes suisses[62] mais elle est désormais dépassée par Zurich tout en demeurant placée devant Bâle, Berne et Lausanne[62].

Les étrangers représentaient 45,6 % de la population totale à la fin 2009[63]. 192 nationalités s'y côtoient, ce qui représente le plus grand melting pot au monde[64]. Parmi eux, on dénombre environ en 2009, 63 % d'Européens, 16 % d'Africains, 11 % du continent américain et 9 % d'Asiatiques[65]. Les communautés étrangères sont nombreuses en raison de l'accueil qui a été fait aux migrants venus d'Italie, du Portugal, d'Espagne, de France, d'ex-Yougoslavie ou encore des continents sud-américains et africains, ainsi qu'à la présence des organismes internationaux basés à Genève.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Genève entre 1850 et 2011[66] :

Culture[modifier | modifier le code]

Grand Théâtre

Genève dispose d'une vie culturelle d'une grande richesse. Elle est d'ailleurs la ville d'Europe qui consacre la plus grande part de son budget à la culture (plus de 20 %).

Ses nombreux musées, ses bibliothèques (notamment la Bibliothèque de Genève), le Grand Théâtre et l'Orchestre de la Suisse romande ont fortement contribué à son rayonnement. Depuis une vingtaine d'années, un nouveau type d'espaces culturels urbains a été créé dans des bâtiments désaffectés et préservés au titre de monuments tels les Halles de l'Île, l'Usine ou la Maison des Arts du Grütli.

Pendant plusieurs décennies, Genève a vu se développer une importante scène underground, marquée par l'apparition de nombreux squats et sites autogérés dédiés à une culture alternative reconnue plus ou moins officiellement. L'Usine, Artamis, le Rhino ou le Goulet, par exemple, ont longtemps joué un rôle important dans la programmation musicale, théâtrale ou cinématographique de la ville. Depuis 2005 une campagne répressive a conduit à la fermeture de la plupart des lieux de culture alternative, dite "underground".

Musées[modifier | modifier le code]

Les lieux d'expositions sont nombreux à Genève.

La commune est propriétaire de 16 musées. Parmi lesquels, les musées d'art et d'histoire – musée d'art et d'histoire, maison Tavel et musée Rath – forment le plus grand ensemble muséal de Suisse avec ses 8 musées et leur million d'objets, son centre iconographique, sa bibliothèque, son laboratoire de recherche et ses ateliers de restauration.

À ses côtés se trouvent les Conservatoire et Jardin botaniques et leurs herbiers, regroupant quelque six millions d'échantillons, le musée d'ethnographie et son annexe de Conches, le muséum d'histoire naturelle, le musée Ariana – musée suisse de la céramique et du verre – et l'Institut et musée Voltaire connu internationalement pour sa collection de documents du XVIIIe siècle.

Les musées privés, subventionnés — comme le Mamco —, ou entièrement privés — comme le musée Patek Philippe et le musée international de la Réforme —, sont une vingtaine.

Arts[modifier | modifier le code]

À Genève, la plupart des salles de spectacles sont la propriété de collectivités publiques. Si certaines sont de véritables institutions, d'autres, tournées vers les compagnies indépendantes, parviennent également à mettre sur pied des saisons complètes. D'autres encore n'ont pas de direction artistique, mais sont louées aux compagnies locales.

Ernest Ansermet et l'Orchestre de la Suisse romande, l'Orchestre de chambre de Genève, le Grand Théâtre, le Victoria Hall, l'Ensemble Contrechamps, Armin Jordan, l'Usine, Artamis ou encore le Chat noir ont fait et font la réputation de la ville.

Genève abrite également des compagnies théâtrales qui y sont nées ou ont décidé de s'y implanter.

À l'exception du ballet du Grand Théâtre qui possède un lieu de répétition et une salle de représentation, les compagnies de danses genevoises ne possèdent pas de salles fixes. Défendues par l'Association pour la danse contemporaine, elles militent pour la création d'une Maison de la danse.

Peinture et sculpture[modifier | modifier le code]

Genève a vu se développer une école miniaturiste d'importance au XVIIIe siècle, notamment fréquentée par le célèbre peintre autochtone Jean-Étienne Liotard à ses débuts. D'autres artistes se sont consacrés à la peinture d'histoire Jean-Pierre Saint-Ours et aux paysages alpestres Pierre-Louis De la Rive. C'est aussi à Genève que naquit et vécut le dessinateur, peintre, critique d'art et politicien Rodolphe Töpffer, considéré comme l'inventeur de la bande dessinée et dont le père Wolfgang Adam Toepffer était déjà l'un des premiers caricaturistes.

Parmi les sculpteurs genevois, le plus incontournable est James Pradier.

Art culinaire[modifier | modifier le code]

Parmi les plats traditionnels genevois, on peut citer la longeole, dont la recette genevoise inclut des couennes[67]. Des spécialités chocolatières existent également : les poubelles genevoises, les pavés, la marmite de L'Escalade emplie de légumes en massepain. Le cardon est un légume typiquement local qui a fait l'objet d'une AOC.

Événements[modifier | modifier le code]

Fête de la musique
Salon international de l'automobile

De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :

Traditions[modifier | modifier le code]

Depuis 1818, un marronnier de la promenade de la Treille est utilisé afin de déterminer le début du printemps. C'est le sautier qui observe l'arbre et qui note le jour de l'arrivée du premier bourgeon. Le sautier publie alors un communiqué de presse qui est repris dans la presse locale.

Le jeudi suivant le premier dimanche de septembre, Genève fête le Jeûne genevois. Selon la tradition locale invalidée par la recherche historique, cette fête commémorerait la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy rapportée par les huguenots arrivés à Genève.

Chaque année, en début décembre Genève célèbre l'Escalade. Les différents Collèges organisent un cortège qui se dirige vers Les Bastions. Cette fête provient d'une bataille en 1602 entre les genevois et les savoyards[réf. nécessaire].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Université de Genève (Uni-Mail)

Genève est le siège de l'Université de Genève, fondée par Jean Calvin en 1559[68], à laquelle est rattachée la Bibliothèque de Genève (ancienne Bibliothèque publique et universitaire). Malgré sa taille moyenne (environs 13 000 étudiants), elle se classe régulièrement parmi les 150 meilleures universités mondiales dans les palmarès universitaires. En 2006, le magazine Newsweek l'a classée 32e université mondiale[69].

La ville abrite par ailleurs de prestigieux établissements spécialisés, par exemple en relations internationales, comme l'Institut de hautes études internationales et du développement, la Haute École de Gestion (HEG) ainsi que l'École Hôtelière de Genève classée parmi les dix meilleures écoles hôtelières du monde[70].

Le système éducatif genevois est organisé en divisions primaire, cycle d'orientation et post-obligatoire. Les élèves sont répartis en écoles primaires (4 à 11 ans), cycles d'orientation (12 à 15 ans)[71] et enfin collège, école de commerce, centre de formation professionnel, école de culture générale, ou autre (15 à 19 ans). Le plus ancien d'entre eux étant le Collège Calvin situé dans les anciens bâtiments de l'université[Laquelle ?].

Le caractère international de la ville et les clivages idéologiques profonds relatifs à la politique d'enseignement[réf. nécessaire] ont vu la floraison d'écoles privées, souvent en langues étrangères, parfois confessionnelles. Parmi les plus connues : l'École internationale de Genève, fondée en 1924, l'Institut Florimont (fondé en 1903), le collège du Léman, etc. accueillent plusieurs milliers d'enfants au total.

Genève possède également des établissements tertiaires tels que la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève ainsi que plusieurs établissements d'enseignement musical, dont l'Institut Jaques-Dalcroze et le Conservatoire de Genève.

Politique[modifier | modifier le code]

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif est exercé par le conseil municipal. Il est composé de 80 conseillers municipaux élus directement par le corps électoral au scrutin proportionnel tempéré d'un quorum de 7 %. Leur mandat dure quatre ans et est renouvelable indéfiniment.

Ils votent le budget municipal et les projets d'arrêtés présentés par le conseil administratif (CA) qui impliquent une obligation d'exécution. En outre, ils peuvent prendre diverses initiatives :

  • Motion (chargeant le CA de déposer un projet d'arrêté visant un but déterminé ou une mesure à prendre)
  • Résolution (simple déclaration d'intention)
  • Motion préjudicielle ou d'ordre (concernant le déroulement de la séance)
  • Interpellation (demande d'explication adressée au CA)
  • Questions orales ou écrites au CA

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Genève.
Palais Eynard

Il est exercé par le Conseil administratif de Genève qui est un collège de cinq membres élus directement et séparément par le corps électoral de la ville au scrutin majoritaire et pour un mandat de quatre ans. Par tournus, le maire est élu chaque année parmi ses membres. À l'issue des élections administratives du 17 avril 2011[72], le nouveau conseil administratif, entré en fonction le 1er juin 2011, se compose de la façon suivante :

Droits populaires[modifier | modifier le code]

Les citoyennes et citoyens sont électeurs et éligibles à condition d'être de nationalité suisse et d'être domiciliés sur le territoire de la commune. Les étrangers domiciliés depuis au moins huit ans en Suisse (dont trois mois dans la commune) ont également le droit de vote communal depuis l'adoption d'une initiative populaire cantonale lors de la votation du 24 avril 2005. L'autre initiative octroyant le droit d'éligibilité a en revanche été refusée. Genève suit ainsi la plupart des villes romandes, plus libérales que les villes alémaniques, quant aux possibilités données aux étrangers de participer à la vie politique locale.

Les citoyens et citoyennes de la Ville de Genève disposent du droit de référendum et d'initiative populaire. Ces droits existent aussi au niveau cantonal et fédéral. Ils permettent de soumettre au corps électoral un arrêté voté par le Conseil municipal ou une demande de délibération sur un objet déterminé. Il faut pour ce faire réunir les signatures de 4 000 électeurs au moins, dans les quarante jours qui suivent l'adoption de l'arrêté ou le lancement de l'initiative. Si les signatures sont réunies, le corps électoral est obligatoirement appelé aux urnes.

Ville internationale[modifier | modifier le code]

Le siège du CICR

Elle est depuis longtemps considérée comme une terre d'asile de par son rôle de ville d'accueil pendant les persécutions à l'encontre des protestants qui ont suivi la Réforme. Avec l'accueil de nombreux réformateurs comme Guillaume Farel, Jean Calvin ou Théodore de Bèze, elle gagne son surnom de « Rome protestante » ou de « cité de Calvin ». De nombreuses personnalités internationales y trouvent refuge comme le célèbre Lénine avant la révolution russe de 1917.

C'est grâce à cette tradition d'accueil et à la neutralité de la Suisse que de nombreuses organisations internationales décident d'y installer leur siège :

Genève accueille également de nombreuses conférences internationales dont certaines sont restées célèbres. Ainsi, c'est ici que sont signées les conventions de Genève en 1949, instrument fondamental du droit international humanitaire développant la convention de 1864, ainsi que la convention de 1951 sur le statut des réfugiés. Plus tard, les accords de Genève mettent fin à la guerre d'Indochine et l'initiative de Genève tente de contribuer à la résolution du conflit israélo-palestinien. Au vu du nombre de conventions ayant été signées à Genève, la page Convention de Genève en regroupe certaines.

Il faut également évoquer les très nombreuses entreprises multinationales installées à Genève, qui participent pleinement au cosmopolitisme de la cité. En 2001, 569 multinationales et filiales de multinationales étaient actives dans le canton de Genève, ce qui ne représentait que 3 % des 19 070 entreprises recensées. En revanche, en termes d’emplois, elles occupaient 56 812 personnes, ce qui représentait 29,5 % du total des emplois du secteur privé dans le canton (192 544), contre seulement 20,4 % dix ans plus tôt. En 2010, les dix principales multinationales d’origine étrangère implantées à Genève étaient :

La place bancaire de Genève est également reconnue comme une des principales places de financement du commerce des matières premières. En raison de l'expertise bancaire offerte par les établissements sis à Genève, et par la présence de nombreuses sociétés actives dans le négoce, Genève est une des principales places de trading du pétrole, du sucre, de grains, ou encore des métaux non ferreux. Ainsi 1/3 du pétrole libre et 75 % des exportations de pétrole russe se négocient à Genève[13].

Le Réseau environnement de Genève (GEN) publie le Guide vert de Genève[73] présentant les organismes internationaux travaillant dans le domaine de l'environnement et du développement durable.

Accords de coopération[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La rue du Rhône est réputée pour être la rue commerçante la plus chère de Suisse, après la Bahnhofstrasse de Zurich. Elle pointe au 35e rang sur le continent européen et au 56e rang dans le monde. En 2007, le loyer mensuel au mètre carré y coûtait 3 700 francs suisses[74]. Selon le site Forbes, les personnes qui travaillent à Genève toucheraient le second salaire horaire net le plus élevé au monde, soit 15,38 €.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de l'aéroport de Cointrin

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Genève (AIG), à Cointrin, est situé à plus ou moins 8 km du centre-ville et est accessible en bus ou en train (gare de Genève-Aéroport). De grandes compagnies telles que EasyJet, British Airways, Air France, Lufthansa, Swiss, United, Etihad Airways, Emirates, Royal Air Maroc, et Qatar Airways proposent des lignes à destination de toute l'Europe et du reste du monde. L'aéroport est positionné à proximité immédiate de la frontière entre la France et la Suisse, ce qui a permis l'aménagement d'une route douanière reliant directement le terminal de l'aéroport au territoire français, évitant ainsi aux frontaliers le passage par la douane suisse.

La ville est desservie par les réseaux ferroviaires suisses (CFF) et français (SNCF). Des liaisons TGV directes la relient à Paris, Lyon, Montpellier, Marseille et Barcelone (Espagne). La gare de Genève-Cornavin est le point de départ de trains directs pour la Région Rhône-Alpes, vers Bourg-en-Bresse, Lyon-Part-Dieu, Chambéry, Grenoble et Valence. Pour la France, certains trains TER partent de la gare des Eaux-Vives en direction d'Annemasse, Évian-les-Bains, Annecy ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet. Cette gare des Eaux-Vives est provisoirement fermée le temps de la mise en œuvre du projet de liaison CEVA qui devrait se terminer en 2017. Des trains régionaux des CFF circulent cependant entre Lancy-Pont-Rouge et Coppet et le RER (Rhône express régional) la relie à Bellegarde. Ces deux lignes régionales sont aujourd'hui insuffisantes et couvrent inégalement l'agglomération. Le réseau express régional (projet de RER franco-valdo-genevois) sera vraiment complet une fois réalisé le projet du CEVA[75] (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse) qui est planifié depuis 1884. En connectant le réseau suisse avec le réseau de la Haute-Savoie (par un tunnel sous une partie de la ville), les trains pourront circuler dans la région transfrontalière tout autour de Genève et, grâce à de nouvelles gares, desserviront des zones densément peuplées de la ville.

Au sein de la ville, les Transports publics genevois (TPG) exploitent un réseau dense de bus et de trolleybus ainsi qu'un réseau de tramways en pleine renaissance. Ce réseau est transfrontalier puisqu'il dessert aussi une partie de l'Ain et de la Haute-Savoie. Un service de bateau est également assuré par les Mouettes genevoises, reliant entre elles les deux rives de la rade. D'un usage premier essentiellement touristique, leur développement actuel leur permet de plus en plus d'assurer un véritable rôle dans le transport urbain. À ces buts a été créé Unireso, une association regroupant les TPG, les CFF, les Mouettes genevoises, les TAC (Haute-Savoie), les Transports publics nyonnais (Canton de Vaud) et la SNCF. Cette association permet le développement et la collaboration entre ces entreprises afin d'agrandir et d'améliorer le système de transports publics du Grand Genève.

Genève est reliée au réseau autoroutier suisse par l'A1 et français par l'A40. Le 5 décembre 2008 a été inaugurée l'autoroute Annecy-Genève, mettant le chef-lieu de la Haute-Savoie à 30 minutes de la frontière suisse.

La gare de Cornavin est également le départ de la route cycliste nationale numéro 1 appelée « route du Rhône » qui mène à Andermatt.

Énergie[modifier | modifier le code]

Vannes du barrage du Seujet

L'eau potable, le gaz naturel et l'électricité sont fournis par les Services industriels de Genève (SIG).

80 % de l'eau est extraite du lac Léman et 20 % d'une nappe phréatique née d'infiltrations de l'Arve. 22 % de l'électricité est produite localement par les barrages hydroélectriques sur le Rhône (Seujet, Verbois et Chancy-Pougny) ou par la chaleur induite par la combustion des déchets ménagers à l'usine des Cheneviers. Les 78 % restants sont importés d'autres cantons suisses ou d'autres pays européens.

Le gaz naturel est importé par la compagnie suisse Gaznat.

Médias[modifier | modifier le code]

Tour Ansermet de la Radio Télévision suisse (arrière-plan) et studio d'enregistrement de musique classique (premier plan)
Articles détaillés : La Tribune de Genève et Léman Bleu.

Après la faillite de La Suisse en 1994, le principal journal local est La Tribune de Genève. Le Courrier, fondé en 1868 et longtemps soutenu par l'Église catholique romaine, devient indépendant en 1996. Principalement centré sur Genève, il essaye de s'étendre en Suisse romande, mais connaît régulièrement des difficultés financières. Le Temps (dont le siège est à Genève) et Le Matin (basé à Lausanne) ne couvrent pas spécifiquement l'actualité locale.

Depuis mars 2006, le quotidien gratuit 20 minutes a une édition genevoise. La reprise de l'activité « presse » de la société Edipresse par Tamedia en 2009 entraîne la disparition du principal concurrent de 20 minutes, Matin Bleu en septembre de la même année. L'actualité financière est couverte par le quotidien L'Agefi mais aussi depuis 2007 par un nouveau magazine mensuel gratuit, L'Extension (qui fait suite au journal L'Extension créé en 1987), qui a vocation à traiter de l'information genevoise et de sa région sous l'angle socio-économique.

Le Journal de Genève a fusionné en 1998 avec le Nouveau Quotidien pour former Le Temps.

L'agence de presse LargeNetwork, à l'origine du magazine en ligne Largeur.com et qui édite de nombreux périodiques suisses, est basée à Genève depuis 1999.

De nombreuses radios sont disponibles dont celles, bien sûr, de la Radio Télévision suisse (RTS), ainsi que des stations privées comme Yes FM, NRJ Léman, OneFM, Rouge FM, Radio Plus ou encore Radio Orient (en arabe) et World Radio Switzerland (en anglais), réalisée dans les studios genevois de la RTS et connue jusqu'au 1er novembre 2007 sous le nom de World Radio Geneva.

Outre la Radio Télévision suisse, dont les studios TV sont à Genève, la ville dispose également d'une chaîne locale fondée en 1996, Léman Bleu.

Sports[modifier | modifier le code]

Départ du Bol d'Or en 2005

Les clubs genevois (Servette FC et Genève-Servette Hockey Club en particlulier) jouent depuis le début du XXe siècle en grenat[76]. En hockey sur glace, sport très populaire en Suisse, le Genève-Servette Hockey Club (GSHC), crée en 1905, évolue depuis la saison 2002-2003 en Ligue Nationale A (première division) et est la première équipe sportive de la ville. Depuis sa montée en LNA, le GSHC n’a manqué qu’à une seule reprise les play-offs. Et à l'issue des saisons 2007-2008 et 2009-2010, elle s'est qualifiée pour la finale des play-offs du Championnat Suisse, où elle s'est inclinée respectivement contre les ZSC Lions de Zurich et le SC Bern. Le taux d’affluence moyen dans la patinoire des Vernets est de 7 772 pour la saison 2013-2014, soit (108,9 % de remplissage). Grâce à son taux d'affluence, le GSHC est classé 17e européen[77].

En football, le Servette FC (SFC), fondé en 1890, évolue en Challenge League. Des problèmes de gestion causent en 2005 la faillite du club qui est alors relégué en première ligue (amateur). L’équipe a été depuis promue en Challenge League (2e division, professionnel) et a fêté son grand retour dans l'élite du football suisse à la fin de la saison 2010-2011, le 31 mai 2011, grâce à une remontée au classement spectaculaire et historique. Elle est maintenant basée au Stade de Genève, après avoir joué pendant un siècle (de 1902 à 2002) au Stade des Charmilles. Le SFC détient le deuxième meilleur palmarès de Suisse avec 17 championnats à son actif.

Il existe d’autres équipes genevoises moins prestigieuses, comme l’Étoile Carouge FC, l'Urania Genève Sport et le FC Meyrin.

En volley-ball, le Club sportif Chênois Genève, qui évolue en Ligue nationale A, a été cinq fois champion suisse, détient huit coupes de Suisse et a remporté deux super-coupes de Suisse. En 2006, Chênois a remporté les trois trophées. Elle a en outre participé régulièrement à la Coupe d'Europe, avec des résultats mitigés. Le taux d'affluence de la salle de Sous-Moulin (Thônex) se situe aux alentours de 300 spectateurs par match. L'autre club historique du volley-ball suisse à Genève est le Servette Star-Onex VBC. Issu de la fusion du Servette VB et du Star-Onex, tous deux fondés dans les années 1950, ce club a plus de 20 titres nationaux et 120 régionaux et présente ainsi un des plus grand palmarès suisse.

En voile, Alinghi est le syndicat suisse de la Société nautique de Genève (SNG) qui a participé à la Coupe de l'America. Il a remporté deux éditions en 2003 à Auckland et 2007 à Valence (en tant que defender). Son propriétaire est l'homme d'affaires Ernesto Bertarelli. Le défi suisse a également reçu le prix de l'équipe de l'année 2003 en Suisse. La SNG organise le Bol d'or, une régate sur le lac Léman à la mi-juin, et le Tour du lac Léman à l'aviron, la plus longue régate du monde pour rameurs avec ses 160 km[78].

En tennis, deux clubs genevois jouent dans la ligue National A (élite hommes) d'Interclub. Ils se sont d'ailleurs rencontré en finale de l'édition 2011, où le Centre Sportif de Cologny a battu son voisin Genève E.V. 5-4, ce qui fait d'eux les deux meilleurs clubs suisses de l'année.

En hockey sur gazon, le Servette HC évolue en Ligue nationale A. Le Blackboys Hockey Club Genève a quant à lui été fondé en 1933, le club évoluant actuellement au plus haut niveau suisse (Ligue nationale A) par sa première équipe.

En basket-ball, les Geneva Devils ou Devils de Genève, qui évoluent en Ligue nationale A, sont nés de la collaboration active entre les clubs de Versoix Basket et Chêne Basket en 2000. Son principal fait d'armes est la victoire acquise en Coupe de Suisse en 2003. Pour sa part, le Meyrin Grand-Saconnex (MGS) évolue également en Ligue nationale A.

En handball, le CS Chênois vient d'être promu en LNB (2e division) après avoir déjà joué deux saisons en SHL (ou LNA) de 2006 à 2008 grâce à une wild card offerte par la Ligue nationale de handball suisse.

En handisport, l'association Handisport Genève (anciennement Sport Handicap Genève) est la plus ancienne association sportive pour personnes handicapées en Suisse. Son équipe de handibasket, les Aigles de Meyrin, était championne suisse sans interruption de 1960 à 1977. L'équipe participe chaque année aux coupes d'Europe depuis 1994.

À Genève, il existe plusieurs clubs d’athlétisme, dont le Stade Genève et le Versoix Athlétisme (VA). Plusieurs de leurs athlètes ont obtenu des titres nationaux. Le Stade Genève a été fondé en 1916 et compte plus de 600 membres à son actif. Il a pu retrouver la ligue nationale A en 2008 et se placer en 3e position au classement national en 2009. En 2010, un athlète de ce club a notamment réalisé la meilleure performance suisse de l'année en U16 sur 80 m. Le Versoix Athlétisme a lui été fondé en 2007 par Frida Svensson, et un de ses athlètes a réalisé la meilleure performance suisse de l'année sur 400 m dans la catégorie U18 en 2010. Le Marathon de Genève a lieu chaque année au mois de mai. La Course de l'Escalade a elle lieu chaque mois de décembre.

Genève dans les arts[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

BD[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

  • La rade de Genève est représentée dans le retable de Konrad Witz La pêche miraculeuse (1444), l'un des premiers paysages de la peinture européenne.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Chokebore ont intitulé Geneva une chanson de leur dernier album studio, It's a Miracle. Selon les paroles de cette chanson : « Geneva was just like you'd expect it, full of radiance, full of low lights and sad girls. » (« Genève était juste comme tu t'attendais à ce qu'elle soit, pleine de luminosité, pleine de lumières basses et de filles tristes. ») On retrouve cette chanson sur l'album live du groupe, A Part from Life.

L'humoriste genevois Laurent Nicolet a parodié le clip Gangnam Style du chanteur Psy, en effectuant une version locale des supposés travers des genevois dans une chanson dans un premier temps, puis dans un clip nommé le Gen'vois staïle, qui a remporté un succès inattendu à Genève et en Suisse romande, en étant visionné des centaines de milliers de fois sur Youtube notamment[80].

Cimetières[modifier | modifier le code]

Entre 1700 et 1853, le seul cimetière de la ville est le cimetière des Rois situé à Plainpalais. Au début des années 1850, le cimetière de Châtelaine est construit, puis celui de Saint-Georges dans les années 1880. Le cimetière du Petit-Saconnex est intégré à la ville en 1931 à la suite de la fusion des communes.

À la fin du XIXe siècle, des études sont entamées en vue de la construction d'un crématorium au cimetière de Saint-Georges. Le projet aboutit et l'inauguration a lieu en mars 1902. À côté de l'installation, on construit un columbarium (agrandi en 1916). En 1907, un second four est installé. Durant les deux dernières années de la Première Guerre mondiale, les incinérations sont interrompues à cause de la pénurie de combustible. L'installation est modernisée dans son ensemble en 1942.

Par la suite, des centres funéraires sont construits comme la chapelle des Rois en 1956 et le centre funéraire de Saint-Georges en 1976.

Plainpalais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cimetière des Rois.

La Ville de Genève entre en possession du cimetière protestant de Plainpalais (également appelé « cimetière des Rois ») en 1869. Il est alors géré par l'hôpital général de Genève. Jusqu'en 1876, seuls les protestants y sont ensevelis. Dès 1883, le cimetière est fermé pour les inhumations ordinaires et est réservé aux personnes ayant acquis une concession. Le prix de la concession y étant plus élevé que dans les autres cimetières, le nombre d'inhumations diminue et la coutume d'ensevelir à cet endroit les conseillers d'État, les conseillers administratifs ou d'autres personnalités s'installe peu à peu. Autour de 1945, des aménagements sont effectués et le lieu peut désormais être apparenté à un parc[81].

Parmi les personnalités qui y reposent :

Châtelaine[modifier | modifier le code]

Ouvert en 1853, le cimetière dit « du Lazaret » est d'abord réservé aux catholiques. Dès 1864, on y ensevelit en général les personnes décédées sur la rive droite du Rhône et il est considérablement agrandi. Cependant, la nature marécageuse du terrain pose de nombreux problèmes et des travaux de drainage doivent être entrepris. Entre 1899 et 1911, le nombre d'inhumations est donc limité au strict minimum. Il est véritablement rouvert en 1918. Dès 1946, les inhumations sont à nouveau limitées, puis restreintes dès 1969 aux carrés réservés.

Saint-Georges[modifier | modifier le code]

Le cimetière est ouvert en 1883. Durant les dix premières années, seule la moitié de l'espace est utilisée. En 1898, une convention est passée avec la commune de Lancy qui cède du terrain à Genève afin d'augmenter la surface du site. D'une façon générale, Saint-Georges accueille alors les personnes décédées sur la rive gauche du Rhône. En 1911, le cimetière est encore agrandi en raison de sa promotion comme unique cimetière pour les inhumations ordinaires des personnes domiciliées à Genève. Un emplacement spécial et gratuit est concédé pour les soldats allemands décédés à Genève pendant la Première Guerre mondiale. Entre 1942 et 1944, le site est cultivé et plusieurs tonnes de légumes et céréales sont récoltées chaque année. En 1945, la partie orientale est transformée en parc. Ferdinand Hodler y est enterré.

Petit-Saconnex[modifier | modifier le code]

Le Petit-Saconnex constitue une commune à part entière jusqu'en 1931. Son cimetière est ouvert en 1815 et partagé en deux parties jusqu'en 1878. À partir de juillet 1931, Genève prend en charge l'entretien du site. Ce cimetière est ensuite agrandi en 1932 et 1942. Dès 1946, le conseil administratif décide que toutes les personnes décédées sur la rive droite du Rhône sont inhumées au Petit-Saconnex. Dès 1947, le nombre de sépultures augmente à la suite de la fermeture provisoire du cimetière de Châtelaine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Vellas, Genève insolite et secrète, guide écrit par les habitants, éd. Jonglez, imp. Mame à Tours, 2010, nombreuses illustrations, 208.p.(ISBN 978-2-9158-0779-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel
  2. a et b « Population résidante du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en novembre 2011 », sur Office cantonal de la statistique (OCSTAT), République et Canton de Genève (consulté le 15 décembre 2011).
  3. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. « Population résidente du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en mai 2013 », Site officiel de la république et du canton de Genève (consulté le 11 juin 2013)
  5. LE « GRAND GENÈVE » : CENTRE URBAIN ET PÔLE MÉTROPOLITAIN, ge.ch, novembre 2011
  6. Office fédéral du développement territorial ARE, DETEC, Étude thématique A1: l'évolution des villes et des agglomérations suisses, 19 décembre 2006
  7. Portraits de l'arc lémanique et projets (EPFL)
  8. [1]
  9. [2]
  10. Liste des ONG du site de la commune de Genève
  11. François Modoux, « La Suisse engagera 300 millions pour rénover le Palais des Nations », Le Temps, vendredi 28 juin 2013, page 9.
  12. Site de la Confédération, consulté le 3 juin 2010 l
  13. a et b Place financière de Genève
  14. Genève arbitre le négoce mondial, Le Temps, mercredi23 février 2011
  15. « Qualité de vie », Mercer Consulting 2011
  16. Pernette Rickli-Gos, Genève et ses mystères : Flâneries insolites dans l'histoire, Editions Cabédita, coll. « Archives vivantes »,‎ 2007, 161 p. (ISBN 978-2-88295-496-1, lire en ligne)
  17. (fr) Liste de tous les sous-secteurs (Système d'information du territoire genevois)
  18. La définition de quartier n'existe pas officiellement en Ville de Genève. L'Office cantonal de la statistique recense 16 secteurs statistiques assimilés à des quartiers et divisés en sous-secteurs statistiques.
  19. Le code de l'Office fédéral de la statistique correspond à la numérotation officielle des communes suisses et des quartiers des grandes villes.
  20. a et b (fr) Charles Bonnet, « Genève (commune). Époque gallo-romaine », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  21. a et b (fr) Charles Bonnet, « Genève (commune). Bas-Empire et christianisation », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  22. (fr) Charles Bonnet, « Genève (commune). Haut Moyen Âge », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  23. a, b, c et d (fr) « Genève (commune). Mise en place et affirmation du pouvoir épiscopal », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  24. a, b et c (fr) « Genève (commune). Émancipation des citoyens », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  25. a, b, c et d (fr) « Genève (commune). Combourgeoisies et prise du pouvoir par les citoyens », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  26. R. Stauffer, La réforme, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »,‎ 1988
  27. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 28
  28. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 32
  29. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 39
  30. (fr) Louis Binz, « Les révolutions de Genève », MEMO, 2007
  31. Louis Binz, Brève Histoire de Genève, p. 41
  32. Louis Binz, Brève Histoire de Genève, p. 42
  33. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 43
  34. a et b Louis Binz, Brève Histoire de Genève, p. 45
  35. Louis Binz, Brève Histoire de Genève, p. 47
  36. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 47-48
  37. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 36
  38. Louis Binz, Brève Histoire de Genève, p. 37
  39. (fr) Liliane Mottu-Weber, « Genève (commune). De nouvelles activités », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  40. [PDF]Traité de réunion de la république de Genève à la république française
  41. (fr) Frédéric Joye, « La période française de 1798-1814 », MEMO, 2007
  42. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 50
  43. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 51
  44. Louis Binz, Brève Histoire de Genève, p. 56
  45. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 57-58
  46. Histoire de la Bourse - Site de la bourse suisse
  47. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 60
  48. (fr) Irène Herrmann, « Genève (commune). La destruction des fortifications », Dictionnaire historique de la Suisse, 2006
  49. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 66
  50. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 69
  51. Louis Binz, Brève histoire de Genève, p. 78
  52. Le soleil apparaît d’abord en entier puis, dès le XIXe siècle, naissant
  53. « Loi sur la dénomination, les armoiries et les couleurs de l'État du 11 août 1815 », sur http://www.ge.ch (consulté le 28 mars 2013)
  54. http://www.ngw.nl/int/zwi/g/geneve.htm
  55. « Armoiries de Genève », sur http://www.ville-geneve.ch,‎ 2 février 2012 (consulté le 28 mars 2013)
  56. « Sous le signe de l’aigle et de la clé », sur http://www.ville-ge.ch,‎ avril 2007 (consulté le 28 mars 2013)
  57. Phrases extraites du Livre de Job (17:12) :
    11. dies mei transierunt cogitationes meae dissipatae sunt torquentes cor meum
    12. noctem verterunt in diem et rursum post tenebras spero lucem
    13. si sustinuero infernus domus mea est in tenebris stravi lectulum meum
  58. Commentaires de la Guerre des Gaules (De Bello Gallico)[réf. incomplète]
  59. Alfred Dufour, Histoire de Genève, coll. Que sais-je ?, éd. Presses universitaires de France, Paris, 2001[réf. incomplète]
  60. a, b et c (fr+de+it) Kristol, Andres, Dictionnaire toponymique des communes suisses, Editions Payot (Lausanne),‎ 2005, 1102 p. (ISBN 2-601-03336-3)
  61. (rm) « Survista statistica da la Svizra 2014 », sur Office fédéral de la statistique,‎ 28 février 2014 (consulté le 10 août 2014)
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  63. (fr) Toutefois, en prenant en compte les employés internationaux et la présence d'immigrés illégaux, non recensés dans les statistiques officielles, ce pourcentage dépasserait probablement les 50 %, selon l'Office cantonal de la statistique (Population de la Ville de Genève)
  64. (fr) Didier Estoppey, « Intégration : Genève reprend sa politique à zéro », Le Courrier, 27 novembre 2007
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  66. [zip] « Évolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  67. Jean-Robert Pitte, « Delicatessen alpestres », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe n° 42, automne 2008, p 8
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  69. The Top 100 Global Universities
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  71. « Inscriptions - Enseignement primaire - Etat de Genève », sur etat-ge.ch (consulté le 21 mai 2014)
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  73. Guide vert de Genève
  74. ATS, « La rue du Rhône reste la deuxième rue commerçante la plus chère de Suisse », Tribune de Genève,‎ 19 novembre 2008 (lire en ligne)
  75. CEVA Liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse (CEVA.ch)
  76. « D'où vient la couleur grenat de Genève-Servette ? », site de la Ville de Genève.
  77. « Attendance Europe », Hockeyarenas.net
  78. « Tour du Léman à l'Aviron : victoire du fidèle Christian Klandt et son équipe », communiqué de presse, Genève, 29 sept. 2013.
  79. Eric Neuhoff, « L'Attente de l'aube, «un humour à la Len Deighton» », sur lefigaro.fr,‎ 3 mai 2012 (consulté le 26 août 2012)
  80. Laurent Nicolet cartonne avec son «Gen'vois staïle», article de La Tribune de Genève du 23 décembre 2012
  81. Cimetière des Rois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]