June Mathis

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Rudolph Valentino et June Mathis

June Mathis est une scénariste et monteuse américaine née le 30 juin 1892 à Leadville, Colorado (États-Unis), décédée le 26 juillet 1927 à New York (New York).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Née June Beulah Hughes à Leadville, Colorado, la seule fille de Virginia Ruth et Dr Philip Hughes. Ses parents divorcèrent lorsqu'elle avait 7 ans et sa mère se remaria ensuite à William D. Mathis, un veuf avec trois enfants dont elle adoptera finalement le nom pour sa carrière. Elle fut une enfant maladive et crut s'en sortir grâce à sa grande volonté vitale. Pour elle, tout est mental et chacun possède des vibrations particulières, "Si vous évoluez dans le bon environnement, vous entrerez inévitablement en contact avec les personnes qui pourront vous aider. C'est comme régler la fréquence de votre radio. Si vous trouvez la bonne fréquence, vous trouvez votre station."[1]

Mathis fit son éducation à Salt Lake City et San Francisco. C'est à San Francisco qu'elle vécut sa première expérience de la scène où elle dansait et faisait des imitations. À 12 ans, elle joignit une compagnie itinérante et cinq ans plus tard, elle devint une ingénue, sur scène avec Ezra Kendall dans The Vinegar Buyer[1]. Par la suite, elle fit des apparitions dans plusieurs spectacles de Broadway et fit des tournées quatre saisons durant avec la drag queen Julian Eltinge dans le très populaire spectacle The Fascinating Widow. Tout en aidant financièrement sa mère à présent deux fois veuve, elle continua de travailler sur scène les treize années suivantes[2].

Scénariste[modifier | modifier le code]

Mathis était déterminée à devenir scénariste et partit s'installer, en ayant toujours la charge de sa mère, à New York. Elle étudie l'écriture en journée et voit des films le soir[2]. Elle participe à un concours de scénario qu'elle ne gagne pas mais la qualité de son travail lui offre tout de même des opportunités. Son premier script, House of Tears, sera dirigé par Edwin Carewe en 1915 et la mène à un contrat trois ans plus tard avec les studios Metro, future-MGM. Elle est parmi les premiers scénaristes à inclure des descriptions détaillées dans son travail, le scénario n'étant pour elle qu'un moyen de faire des films et non une expression artistique. De nombreux standards actuels de l'écriture de scénario peuvent lui être attribuées. Sur le tard, June Mathis dit devoir son succès à son resserrage sur l'intrigue et le sujet: "No story that did not possess a theme has ever really lived.... Occasionally one may make money and perhaps be popular for a time. But in the end it dies."[2]

En 1919, Mathis et sa mère sont à Hollywood. Après seulement un an d'écriture de scénarios, elle est promue parmi les cadres du secteur de la Metro[3]. Elle était l'une des premières dirigeantes et la seule femme à cette fonction au sein de la compagnie[1]. À ses débuts, elle est souvent associée avec la star du muet Alla Nazimova, même si leurs films sont marqués par un sentimentalisme débordant, davantage dû au jeu de l'actrice qu'aux scénarios d'un romantisme plutôt commun[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme scénariste[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Leider Emily Wortis, Dark lover: the life and death of Rudolph Valentino, 2004
  2. a, b, c et d Slater, Thomas "June Mathis: Dictionary of Literary Biography vol 44, American screenwriters: second series, 1984
  3. Maher. 2006. p.200

Liens externes[modifier | modifier le code]