Joseph-François Baudelaire

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Joseph-François Baudelaire ou plus couramment François Baudelaire (né en 1759 à La Neuville-au-Pont et mort en 1827) à Paris, est le père du poète Charles Baudelaire qui, né en 1821, ne l'a guère connu. François Baudelaire a été prêtre, répétiteur, fonctionnaire au Sénat et dessinateur à ses heures.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de vignerons, il est né le 7 juin 1759 à La Neuville-au-Pont (Marne), fils de Claude Baudelaire et Marie Charlotte Dieu. Il se destine au sacerdoce. Ordonné prêtre, il est répétiteur au collège Sainte-Barbe à Paris, puis auprès des enfants de la famille Choiseul-Praslin. Pour ses deux élèves Félix et Alphonse de Choiseul-Praslin, il rédige un manuel de La langue latine illustrée par des figures. Vers 1793, il quitte l'état sacerdotal et épouse le 7 mai 1797, à Paris, Jeanne Justine Rosalie Janin, une artiste-peintre dont il a un fils né le 18 janvier 1805, Claude Alphonse Baudelaire. Veuf le 23 décembre 1814, il se remarie à Paris, le 9 septembre 1819, avec Caroline Dufaÿs[1] qui lui donnera un second fils en avril 1821 : Charles. Il meurt à Paris, rue Hautefeuille, le 10 février 1827. Le 8 novembre 1828, sa veuve se remarie à Paris avec Jacques Aupick.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Une paire de gouaches : Vestale et colombes, signées et datées de 1804, 31 x 23 cm, sont passées en vente chez Binoche & Godeau, le 19 octobre, 1995, n° 16, adjugée pour 36 000 francs.
  • Une gouache : "Le chiffre d'Amour" présentée à la vente chez Aguttes le 11 juin 2012 sous le numéro 47[2] .
  • L'article de L'Estampille cité plus bas reproduit une dizaine de dessins tous conservé dans des collections particulières.
  • La base Joconde indique que le musée Grodet-Labadié de Marseille conserve une œuvre. Il s'agit d'un dessin à la plume daté de 1801, représentant le Tombeau d'Eugène.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Julia, « Les années de formation de Joseph-François Baudelaire », Bulletin Baudelairien, 15 (2), hiver 1980, p. 2-15.
  • Jean Adhémar, «L'éducation artistique de Baudelaire faite par son père», Gazette des Beaux-Arts, mars 1979.
  • Jean Ziegler[3], «F. Baudelaire (1759-1827) peintre et amateur d'art», Gazette des Beaux-Arts, mars, 1979.
  • Claudie Bertin, «Les Gouaches préromantiques de F. Baudelaire», L'Estampille, 1989.
  • Claude Pichois et Jean Ziegler, Baudelaire, Paris, Fayard, 2005.
  • Catherine Delons, L'Idée si douce d'une mère, Charles Baudelaire et Caroline Aupick, Les Belles Lettres, 2011.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louise Julie Foyot (Madame Charles Dufaÿs), mère de Caroline Dufaÿs, avait une sœur, Pierrette Foyot, qui épousera l'explorateur François Levaillant.
  2. http://asp.zone-secure.net/v2/index.jsp?id=2637/5748/25163&lng=fr
  3. Descendant du peintre Jules-Claude Ziegler.

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Voir une biographie fiable sur le site du Sénat.