Jean Chardin

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Jean Chardin

Jean Chardin, dit le « Chevalier Chardin », né le à Paris et mort le à Chiswick près de Londres, est un voyageur et un écrivain français, connu surtout pour sa relation de ses séjours en Perse et en Orient à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un bijoutier protestant, Jean Chardin se rend en Perse et en Inde en 1665 pour y faire le commerce des diamants. Il plaît au roi de Perse, Shah Abbas II, qui le nomme son marchand. De retour en France en 1670, il publie Le couronnement de Soleïmaan troisième, roy de Perse. Puis il repart pour la Perse en août 1671, en faisant cette fois-ci un long périple qui le mène à Smyrne, à Constantinople, en Crimée, dans le Caucase et en Géorgie. Il arrive à Isfahan en juin 1673, accompagné du dessinateur Guillaume-Joseph Grelot, reste quatre ans en Perse et retourne en Inde avant de revenir en Europe en 1680 en passant par le Cap de Bonne-Espérance.

Constatant à son retour que les Protestants sont persécutés en France, il se rend, comme tant d'autres Huguenots, en 1681 en Angleterre, où Charles II le fait chevalier et le nomme bijoutier de la cour. Il s’y marie et devient membre de la Royal Society en 1682.

Chardin se rend ensuite en Hollande en tant que représentant de la Compagnie anglaise des Indes orientales et c’est à Amsterdam qu’il publie en 1686 la première partie des Voyages de monsieur le chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient. Cet ouvrage, qu’il ne complète qu’en 1711, peut-être avec l’aide de François Charpentier, est salué par les philosophes et reçoit les éloges de Montesquieu, Rousseau, Voltaire et Gibbon. En 1811, Louis-Mathieu Langlès en publie une édition plus complète en dix volumes. Empreints d’un sens aigu de l’observation et considérés par les spécialistes comme une source historique importante sur la culture et la civilisation persanes de l’époque, les Voyages de Chardin gardent encore aujourd’hui un intérêt considérable.

Honneurs et postérité[modifier | modifier le code]

Vue de Tiflis par Jean Chardin, 1671

Une des rues de la vieille ville de Tbilissi (ancienne Tiflis), capitale géorgienne, porte le nom de Jean Chardin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Oeuvres de l'auteur[modifier | modifier le code]

  • (en) Jean Chardin, Journal du voiage du Chevalier Chardin en Perse, Amsterdam, Jean Wolters & Ysbrand Haring,‎ 1686 (lire en ligne)
  • (en) Jean Chardin, Journal du voiage du Chevalier Chardin en Perse, Paris, Daniel Horthemels,‎ 1686 (lire en ligne)
  • (en) Jean Chardin, Journal du voiage du Chevalier Chardin en Perse, London, Moses Pitt,‎ 1686 (lire en ligne). v.1
  • Voyages de monsieur le chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient, Amsterdam, Jean-Louis de Lorme, 1711. 10 livres disponibles sur googlebooks: 1, 2,3,4,5,6,7,8,9,10.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]