Jean-Jacques Bréard

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Jean-Jacques Bréard, dit Bréard-Duplessis, né à Québec (Nouvelle-France) le 11 octobre 1751 et mort à Paris le , député de la Charente-Inférieure à la Convention nationale.

Il était le fils de Jacques-Michel Bréard, un contrôleur de la marine, qui avait pris part à la désastreuse administration (voir:Affaire du Canada) avec le dernier intendant de la colonie, François Bigot. Jean-Jacques Bréard quitta le Canada avec son père et arriva en France vers 1758.

Fervent adepte de la Révolution, devenu maire de Marennes, il fut élu à l'Assemblée législative, puis à la Convention nationale. Il vota la mort du roi Louis XVI, qu'il motiva ainsi : « Je demande, sans craindre les reproches de mes commettants, sans craindre le jugement de la postérité qui ne peut blâmer celui qui fait son devoir, je demande la peine de mort contre Louis ». Il est le seul Canadien à avoir voté en faveur de la condamnation à mort du monarque déchu de France[1].

Secrétaire de l'assemblée, il la présida du 7 au 21 février 1793. Membre du premier Comité de sûreté générale[1], il fut également élu au premier Comité de Salut Public, le 6 avril 1793 où il s'occupa de la marine. Il en démissionna le 5 juin 1793.

Détestant la noblesse, il appuya le 15 avril 1794, le décret de Saint-Just qui ordonnait l'expulsion des nobles, ceux-ci ne disposant que de huit jours pour quitter le territoire national. Il proposa également l'expulsion des prêtres réfractaires[1].

Il s'attaqua à Maximilien de Robespierre le 9 thermidor (27 juillet 1794), puis se consacra à organiser des fêtes funèbres en l'honneur des victimes de la Terreur.

Il devient président du conseil des Anciens, puis Substitut à la poste aux lettres, sous le Directoire. Nommé au Sénat conservateur un mois après le coup d'état du 18 brumaire de Napoléon Bonaparte, il devint contrôleur des droits réunis sous l'Empire. Lors des Cent-Jours, il signe l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire de 1815[1].

À la restauration, il dut s'exiler en Belgique et ne revint en France qu'après 1830.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Joyal, Serge (2013). Le mythe de Napoléon au Canada français, Montréal : Del Busso Éditeur.

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