Gabriel-François Doyen

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Le Miracle des ardents

Gabriel-François Doyen, né à Saint-Germain-l'Auxerrois le 20 mai 1726 et mort à Saint-Pétersbourg le 13 mars 1806, est un peintre français spécialisé dans l’histoire, la religion et le portrait.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils et fils de tapissier royal, il travaille dans l'atelier de Carle van Loo. Il séjourna en Italie de 1752 à 1756. Il y étudia le Dominiquin, Pierre de Crotone, Giordano et Solimène. Il arrive en 1752 à l'Académie de France de Rome, puis séjourna à Palerme. Il visita Venise, Bologne et Turin. Il obtient le prix de Rome en 1748. Il est reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1761 et y exerce comme professeur à partir de 1776. Il a comme élèves Olivier Perrin, Pierre-Antoine Mongin et Jean-Baptiste Frédéric Desmarais. Il sauve du suicide David dans les derniers instants d'une tentative.

Gabriel-François Doyen, à partir de 1759, va exploiter la veine antique avec une série de peintures de vastes dimensions au langage hyperbolique et répétitif qui va lasser le public à partir de 1780.

Doyen s'adonne, également, à la grande décoration. Il achève, à la mort de Carle van Loo, la chapelle Saint-Grégoire à l'église des Invalides de Paris (1765-1772).

Il peignit peu de tableaux religieux. C'est pourtant dans ce registre qu'il va réaliser son chef d’œuvre en 1767 : le Miracle des Ardents, à l'église Saint-Roch, à Paris.

Il exécute, aussi, une suite de peintures d'après L'Iliade pour servir de modèles aux tapisseries des Gobelins.

Doyen est un peintre à la mode, bien en cour. En 1773, il est nommé premier peintre du Comte d'Artois, puis en 1775, de Monsieur, frère du roi. En 1774, la ville de Reims lui commande la décoration urbaine des fêtes du sacre de Louis XVI.

De 1791 à 1792, il se passionne avec son élève Alexandre Lenoir, pour le travail de recherche, d'inventaire et de conservation des œuvres d'art et créé le dépôt des Petits Augustins.

Peintre du roi, il quitte la France pour la Russie en 1792 (déclaré émigré en 1793) où il devient peintre et amant de Catherine II de Russie puis peintre de Paul Ier : il y est nommé directeur de l'Académie des beaux-arts et y exécute plusieurs ouvrages remarquables. Il décore plusieurs palais impériaux et forme des peintres russes.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Peintures[modifier | modifier le code]

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

  • Saint évêque détruisant les idoles, Bayonne, musée Bonnat ;
  • Trois études avec un groupe de figures implorant, Bayonne, musée Bonnat ;
  • Sainte Cécile et Saint Valérien couronnes par un ange, Saint-Brieuc, musée d'art et d'histoire des Côtes-d'Armor ;
  • La Mort de Virginie, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques ;
  • La Présentation au Temple, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques ;
  • Le Miracle des ardents, Paris, musée du Louvre, département des Peintures ;
  • Sainte Geneviève apaisant la peste des ardents, Le Mans, musée de Tessé ;
  • Sainte Geneviève met fin au Mal des Ardents, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques ;
  • Triomphe d'Amphitrite ou la pêche, Versailles, musée national du château et des Trianons ;
  • Une fête du dieu des jardins, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques ;
  • Hercule se présentant au temple de l'Hymen, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques ;
  • L'Apothéose de saint Louis, roi de France, porté par des anges, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques.

Gravures[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Sandoz, Gabriel François Doyen, 1726 - 1806, Quatre chemins Editart, Paris, 1975.
  • Martine Herold, « À propos du Miracle des Ardens de Gabriel-François Doyen (1726 - 1806) », in La Revue du Louvre, 1968, 2, p.65-72.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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