Jean-Démosthène Dugourc

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Jean-Démosthène Dugourc, né le 23 septembre 1749 à Versailles et mort le 30 avril 1825 à Paris, est un dessinateur ornemaniste et décorateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

J.-D. Dugourc (d'après un dessin de), Pendules aux Vestales ou Les Porteuses, v. 1788 (Musée des Arts décoratifs)

Dugourc est le fils d'un officier de la Maison du duc d'Orléans[1]. Il est élève au Collège de Juilly, et élève de l'abbé Barthélemy. En 1764, il accompagne à Rome le comte de Cany, nommé ambassadeur extraordinaire, et apprend à dessiner d'après l'antique. De retour en France, il devient dessinateur à Valenciennes pour Gribeauval, le réformateur de l'artillerie.

Installé ensuite à Paris, il sert une clientèle privée avant de s'attacher au comte d'Artois. À Bagatelle (1777-1778), il travaille avec l'architecte François-Joseph Bélanger, le sculpteur Nicolas Lhuillier, les peintres Dusseaux et Antoine-François Callet. Il contribue à diffuser dans les arts du règne de Louis XVI les arabesques et le goût étrusque : figures de Grâces, de femmes ailées jouant de la lyre, serpents, sphynx, rinceaux, cornes d'abondance, dessins de figures en camaïeux, médaillons, etc.[2]

En 1780, Dugourc est nommé dessinateur du cabinet de Monsieur, comte de Provence, et participe au décor du château de Brunoy. Il fournit aussi des décors pour la Folie Saint-James, pour l'hôtel du duc d'Aumont qui le fait nommer dessinateur du Garde-Meuble, pour la duchesse de Mazarin, le roi de Suède, Catherine II, Lord Shelburne, des modèles de soierie pour Pernon, de meubles pour Georges Jacob et Guillaume Beneman[3]. Une partie de ses dessins destinés à la maison de soierie Pernon est actuellement conservée par Tassinari & Chatel[4].

Dugourc était le beau-frère de l'architecte François-Joseph Bélanger.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nouvelles archives de l'art français, 1877, p. 367.
  • Duc de Trévise, "Dugourc", Renaissance de l'art français, 1925, p. 75-84.
  • J. Stern, François-Joseph Bélanger, architecte des Menus-Plaisirs, Paris : Plon, 1930, t. 2, p. 280.
  • L. Hautecoeur, Histoire de l'architecture classique en France, t. 4 Le Style Louis XVI, 1750-1792, Paris : Picard, 1952, p. 493 et suiv.
  • M. Gallet, Demeures parisiennes : l'époque de Louis XVI, Paris : Le Temps, 1964, p. 15 et 85.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nouvelles archives de l'art français, 1877, p. 367.
  2. L. Hautecoeur, Histoire de l'architecture classique en France, t. 4 le style Louis XVI, 1750-1792, Paris : Picard, 1952, p. 493 et suiv.
  3. L. Hautecoeur, op. cit., p. 495.
  4. B. Tassinari, Une fabrique lyonnaise de soieries : Trois cents ans d'histoire - trois groupes familiaux, Lyon : Bellier, 2011.

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