Inukshuk
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Un inukshuk (ou inuksuk, pluriel inuksuit) est un repère directionnel formé par un empilement artificiel de pierres (ou cairn) utilisé par les Inuits, Inupiat, Kalaallit, Yupik et d'autres peuples de la région arctique d'Amérique du Nord, depuis l'Alaska jusqu'au Groenland.
Inukshuk est un terme inuktitut composé des morphèmes inuk (être humain) et -suk (substitut, agissant à la place de) et qui signifie « qui a la capacité d'agir comme un être humain »[1].
Sommaire |
[modifier] Fonctions
Chez les Inuits, les inuksuit ont joué un rôle important dans la chasse traditionnelle au caribou. Ils étaient disposés, comme des épouvantails de pierre pour attirer les caribous dans un cul de sac, lieu d'embuscade sur une colline. Les chasseurs, armés d'arcs et de flèches, étaient cachés derrière les inuksuit. Les femmes et les enfants servaient de rabatteurs. Les inuksuit pouvaient aussi servir de point de repère ou de cairn identifiant la position d'une cache pour la nourriture. Les inuksuit servaient aussi à marquer les limites d’un territoire.
De nos jours, il en subsiste encore sur les collines, dispersés ici et là sur la terre gelée, visibles à des kilomètres. Les voyageurs peuvent les utiliser comme des repères directionnels. Certains auraient plus de 10 siècles.[réf. nécessaire]
[modifier] Usage actuel
L'inukshuk est un des thèmes de l'art inuit, entre l'abstrait et le figuratif.
En 1999, il a été choisi pour figurer sur le drapeau et les armoiries du territoire canadien nouvellement créé du Nunavut. Il apparaît également sur le drapeau du Nunatsiavut depuis 2005.
Il est également le symbole choisi pour emblème des Jeux Olympiques d'hiver de 2010 de Vancouver.
[modifier] L'inukshuk dans la littérature
- (fr) Hervé Le Tellier. Inukshuk, l'homme debout. Bordeaux : Castor astral, 1999. (ISBN 2859203745) Extrait en ligne. (roman)
- (en) Mike Ulmer. The Gift of the Inuksuk. Chelsea : Sleeping Bear Press, 2004. (ISBN 1-58536-214-X) [prés. en ligne] (littérature jeunesse)
- (fr) Gérard Moncomble. Inukshuk, le garçon de pierre. Milan jeunesse (Terre de couleurs), 2004. (ISBN 2-7459-1436-7 ) Extrait en ligne. (littérature jeunesse)
[modifier] Bibliographie
- (en) Norman Hallendy, Inuksuit, Silent Messengers of the Arctic, University of Washington Press / Douglas and McIntyre, Seattle / Vancouver et Toronto, 2000 (réimpr. 2001), 127 p. (ISBN 0-295-98172-5)
Béatrice Collignon, « [Compte rendu critique de l'ouvrage] », dans Études/Inuit/Studies, vol. 26, no 2, 2002, p. 192-193 (ISSN 0701-1008 et 1708-5268) [texte intégral]
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
Dernière mise à jour des liens externes : 23 mars 2009
- James Marsh, « Inukshuk », dans L'Encyclopédie canadienne [en ligne].
Bref article d'une encyclopédie en ligne
- Des lieux à respecter, exposition virtuelle du Musée canadien des civilisations
Exposition virtuelle de photographies d'inuksuit et autres empilements de pierres érigés par les Inuits dans l'Arctique canadien
- Ministère des Affaires indiennes et du Nord du Canada, Capsule d'histoire : l'inuksuk
Court métrage de 3,29 min.
[modifier] Notes de l'article
- ↑ « to act in the capacity of a human », Hallendy 2000, p. 22, 46. La traduction française est celle adoptée par Béatrice Collignon dans son compte rendu critique de l'ouvrage de Hallendy (Collignon 2002, p. 192).
- ↑ Bureau du premier ministre du Québec, Le premier ministre du Québec dévoile un inuksuk sur les terrains de l’Hôtel du Parlement, communiqué de presse, 24 octobre 2002 (page consultée le 26 août 2007).

