Inukshuk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Inuksuit dressés à Inukshuk Point (Inuksugalait, « où il y a beaucoup d'inuksuit »), péninsule Foxe, île de Baffin, Nunavut, Canada.

Un inukshuk (ou inuksuk, pluriel inuksuit) est un repère directionnel formé par un empilement artificiel de pierres (ou cairn) utilisé par les Inuits, Inupiat, Kalaallit, Yupik et d'autres peuples de la région arctique d'Amérique du Nord, depuis l'Alaska jusqu'au Groenland.

Inukshuk est un terme inuktitut composé des morphèmes inuk (être humain) et -suk (substitut, agissant à la place de) et qui signifie « qui a la capacité d'agir comme un être humain »[1].

Sommaire

[modifier] Fonctions

Chez les Inuits, les inuksuit ont joué un rôle important dans la chasse traditionnelle au caribou. Ils étaient disposés, comme des épouvantails de pierre pour attirer les caribous dans un cul de sac, lieu d'embuscade sur une colline. Les chasseurs, armés d'arcs et de flèches, étaient cachés derrière les inuksuit. Les femmes et les enfants servaient de rabatteurs. Les inuksuit pouvaient aussi servir de point de repère ou de cairn identifiant la position d'une cache pour la nourriture. Les inuksuit servaient aussi à marquer les limites d’un territoire.

De nos jours, il en subsiste encore sur les collines, dispersés ici et là sur la terre gelée, visibles à des kilomètres. Les voyageurs peuvent les utiliser comme des repères directionnels. Certains auraient plus de 10 siècles.[réf. nécessaire]

[modifier] Usage actuel

Un inukshuk inauguré en octobre 2002 devant l'Hôtel du Parlement à Québec, « en signe d'amitié entre la nation québécoise et la nation inuite »[2].

L'inukshuk est un des thèmes de l'art inuit, entre l'abstrait et le figuratif.

En 1999, il a été choisi pour figurer sur le drapeau et les armoiries du territoire canadien nouvellement créé du Nunavut. Il apparaît également sur le drapeau du Nunatsiavut depuis 2005.

Il est également le symbole choisi pour emblème des Jeux Olympiques d'hiver de 2010 de Vancouver.

[modifier] L'inukshuk dans la littérature

[modifier] Bibliographie

  • (en) Norman Hallendy, Inuksuit, Silent Messengers of the Arctic, University of Washington Press / Douglas and McIntyre, Seattle / Vancouver et Toronto, 2000 (réimpr. 2001), 127 p. (ISBN 0-295-98172-5) 
    Béatrice Collignon, « [Compte rendu critique de l'ouvrage] », dans Études/Inuit/Studies, vol. 26, no 2, 2002, p. 192-193 (ISSN 0701-1008 et 1708-5268) [texte intégral] 

[modifier] Articles connexes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Inukshuk.

[modifier] Liens externes

Dernière mise à jour des liens externes : 23 mars 2009

[modifier] Notes de l'article

  1. « to act in the capacity of a human », Hallendy 2000, p. 22, 46. La traduction française est celle adoptée par Béatrice Collignon dans son compte rendu critique de l'ouvrage de Hallendy (Collignon 2002, p. 192).
  2. Bureau du premier ministre du Québec, Le premier ministre du Québec dévoile un inuksuk sur les terrains de l’Hôtel du Parlement, communiqué de presse, 24 octobre 2002 (page consultée le 26 août 2007).
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Inukshuk ».
Créer un livre