Idrissa Seck

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Idrissa Seck
Idrissa Seck
Idrissa Seck
Fonctions
9e Premier ministre sénégalais
4 novembre 200221 avril 2004
Prédécesseur Mame Madior Boye
Successeur Macky Sall
Biographie
Date de naissance 9 août 1959
Lieu de naissance Thiès (Sénégal)
Nationalité Sénégalaise
Parti politique Rewmi
Diplômé de Université de Princeton (Woodrow Wilson School) et Institut d'études politiques de Paris
Profession Auditeur consultant
Premiers ministres sénégalais

Idrissa Seck est un homme politique sénégalais, né le 9 août 1959 à Thiès, ancien Premier ministre et actuel maire de Thiès.

Formation[modifier | modifier le code]

Il fréquente l'Institut d'études politiques de Paris qu'il quitte en 1986. Il a été lauréat du Concours général au Sénégal qui consacre les meilleurs élèves du pays.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dauphin de Wade[modifier | modifier le code]

Idrissa Seck est membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), au pouvoir depuis avril 2000. Il est élu maire de Thiès.

Numéro 2 du PDS, Seck devient directeur de la campagne présidentielle d'Abdoulaye Wade en 2000. À la suite de la victoire de Wade, Seck est d'abord ministre d'État, directeur de cabinet du président Wade, avant d'être nommé Premier ministre du 4 novembre 2002 au 21 avril 2004, en remplacement de Mame Madior Boye.

Disgrâce[modifier | modifier le code]

Ancien dauphin du président Wade, Idrissa Seck se voit reprocher sa gestion des chantiers dits de Thiès. Il se rend à une convocation de la police à la suite de laquelle il est incarcéré à la prison centrale de Dakar, le 23 juillet 2005. Seck était alors vu par beaucoup comme un favori pour l'élection présidentielle sénégalaise de 2007.

Le 31 juillet 2005, la majorité parlementaire libérale vote sa mise en accusation devant la Haute cour de justice pour détournement de fonds dans les chantiers dans la ville de Thiès, corruption, faux et usage de faux, atteinte à la défense nationale et à la sûreté de l'État etc. Cependant des constitutionalistes sénégalais soutiennent que ladite résolution n'a pas obtenu le nombre de voix nécessaire à son adoption (72 au lieu de 69).

Le Parti socialiste français a demandé la libération de Seck. Tous ceux qui lui ont rendu visite dans sa cellule à la prison de Reubeus, un quartier populaire de la capitale, ont déploré ses conditions de détention jugées inhumaines et contraire aux droits et libertés fondamentales.

Idrissa Seck bénéficie, au début de l'année 2006, tour à tour d'un non-lieu pour l'accusation d'atteinte à la sûreté de l'État ainsi que sur le dossier des chantiers de Thiès : il est libéré discrètement le 7 février 2006 après 199 jours de prison, quelques minutes avant le coup d'envoi du match de la 25e Coupe d'Afrique des Nations opposant le Sénégal à l'Égypte, afin d'éviter un rassemblement populaire.

Rewmi[modifier | modifier le code]

Le 4 avril 2006, alors que la nation sénégalaise fêtait le 46e anniversaire de son indépendance, Seck annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 et appelle à la création d'une large coalition autour de sa personne pour mettre fin au régime Wade. Il est le chef du parti Rewmi.

Le 22 janvier 2007, après une audience de quatre heures qu'il accorde à Seck en compagnie de Serigne Abdoul Aziz Sy Junior, porte-parole du Khalife général des Tidjanes de Tivaouane, Abdoulaye Wade déclare que « Seck a accepté de réintégrer le Parti démocratique sénégalais. »[réf. nécessaire] Seck ne confirme, ni ne dément la déclaration de Wade, mais maintient sa candidature à la présidentielle. Seck finit deuxième avec 14,86 % des voix, lors du premier tour, derrière Abdoulaye Wade (55,90 %).

Idrissa Seck est l'un des candidats en lice pour l'élection présidentielle de 2012[1]. Il obtient la cinquième place avec 7,86 % des voix lors du premier tour.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « L’intégralité de l’arrêt du Conseil constitutionnel du 27 janvier 2012 » : Publication de la liste des candidats à l’élection du président de la République du 26 février 2012, Rewmi [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Idrissa Seck, nouveau premier ministre sénégalais, Le Monde, 6 novembre 2002
  • « Idrissa Seck, l'ex-premier ministre sénégalais en garde à vue », Le Monde, 19 juillet 2005
  • Philippe Bernard, « L'ancien premier ministre sénégalais Idrissa Seck renvoyé devant la Haute Cour de justice », Le Monde, 5 août 2005
  • Philippe Bernard, « Au Sénégal, le dauphin déchu, Idrissa Seck, annonce sa candidature à la présidentielle », Le Monde, 6 avril 2006
  • Philippe Bernard, « L'ex-Premier Ministre Idrissa Seck brigue la présidence sénégalaise contre M. Wade », Le Monde, 3 février 2007
  • Philippe Bernard et Serge Michel, « Héritier et rival du président Wade, le libéral Idrissa Seck croit en ses chances », Le Monde, 9 février 2007
  • Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006 (2e édition), 462 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]