Mame Madior Boye
| Mame Madior Boye | |
| Fonctions | |
|---|---|
| 8e Première ministre sénégalaise | |
| 3 mars 2001 – 4 novembre 2002 (1 an, 8 mois et 1 jour) |
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| Président | Abdoulaye Wade |
| Prédécesseur | Moustapha Niasse |
| Successeur | Idrissa Seck |
| Biographie | |
| Date de naissance | 1940 (72–73 ans) |
| Lieu de naissance | Saint-Louis (Sénégal) |
| Nationalité | sénégalaise |
| Parti politique | Indépendante |
| Diplômé de | Université de Dakar |
| Profession | Juriste |
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| Premiers ministres sénégalais | |
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Mame Madior Boye (née en 1940) est une personnalité politique sénégalaise, ancienne Première ministre, la première femme – et à ce jour la seule – à avoir occupé cette fonction au Sénégal et l'une des rares sur le continent africain.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Origines familiales et études [modifier]
Née à Saint-Louis en 1940, Mame Madior Boye est issue d'une famille de juristes. Son père fut d'abord greffier, puis huissier de justice. L'un de ses frères fut procureur général près la Cour suprême du Sénégal. Un autre, professeur de droit international privé, devint recteur de l'université de Dakar[1].
Après des études au lycée Faidherbe de sa ville natale, elle intègre la Faculté de sciences juridiques et économiques de l'Université de Dakar en 1963, puis poursuit sa formation au Centre national d'études judiciaires (CNEJ) de Paris[2] – devenu dans l'intervalle l'École nationale de la magistrature.
Carrière judiciaire [modifier]
Elle est successivement substitut du procureur de la République, première vice-présidente du tribunal régional de première classe de Dakar et présidente de chambre à la Cour d'appel.
De 1990 à 2000 elle exerce des responsabilités au sein de la Compagnie bancaire de l'Afrique occidentale.
Carrière politique [modifier]
Mame Madior Boye n'est membre d'aucun parti. Après la victoire d'Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle de 2000, elle est nommée ministre de la Justice en avril 2000, puis Premier ministre le 3 mars 2001, après la démission de Moustapha Niasse. Elle est remerciée le 4 novembre 2002 en raison de sa prise de position à l'occasion du naufrage du Joola en septembre 2002.
Elle reste Garde des Sceaux dans le nouveau gouvernement d'Idrissa Seck.
En septembre 2004, Alpha Oumar Konaré la nomme représentante spéciale de la Commission de l'Union africaine (UA), chargée de la protection des civils dans les zones de conflit[3]. Basé à Dakar, son poste la conduit néanmoins à se déplacer beaucoup, au Darfour, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo au Rwanda, au Burundi ou en Ouganda, où elle rencontre victimes, belligérants et responsables politiques[4].
Notes [modifier]
Annexe [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (en) Kathleen Sheldon, Historical Dictionary of Women in Sub-Saharan Africa, The Scarecrow Press, Inc., 2005, 448 p.
- (fr) Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006 (2e édition), p. 42
- (fr) « Mame Madior Boye : Femme ... et Premier ministre », in « Femmes au Sénégal », Les Cahiers de l'Alternance (Dakar), Partenariat Fondation Konrad Adenauer et Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI), no 10, décembre 2006, p. 83-84
Liens externes [modifier]
- (fr) Photo de Mame Madior Boye sur le site du Ministère de la Justice
- (fr) Portrait de Mame Madior Boye sur le site de L'Humanité
- (fr) « Mame Madior Boye, une femme à la Primature » (sur Marianne2)
- (fr) « De la magistrature à la primature » (article dans Jeune Afrique, 13 mars 2001)
- (fr) « Mame Madior Boye s'en va comme elle était venue » (article dans Jeune Afrique, 11 novembre 2002)
- (fr) « Mame Madior Boye » (article dans Jeune Afrique, 13 août 2007)