Mame Madior Boye

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Mame Madior Boye
Fonctions
8e Premier ministre sénégalaise
3 mars 20014 novembre 2002
(1 an, 8 mois et 1 jour)
Président Abdoulaye Wade
Prédécesseur Moustapha Niasse
Successeur Idrissa Seck
Biographie
Date de naissance 1940 (73-74 ans)
Lieu de naissance Saint-Louis (Sénégal)
Nationalité sénégalaise
Parti politique Indépendante
Diplômé de Université de Dakar
Profession Juriste

Mame Madior Boye
Premiers ministres sénégalais

Mame Madior Boye (née en 1940) est une personnalité politique sénégalaise, ancienne Première ministre, la première femme à avoir occupé cette fonction au Sénégal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et études[modifier | modifier le code]

Née à Saint-Louis en 1940, Mame Madior Boye est issue d'une famille de juristes. Son père fut d'abord greffier, puis huissier de justice. L'un de ses frères fut procureur général près la Cour suprême du Sénégal. Un autre, professeur de droit international privé, devint recteur de l'université de Dakar[1].

Après des études au lycée Faidherbe de sa ville natale, elle intègre la Faculté de sciences juridiques et économiques de l'Université de Dakar en 1963, puis poursuit sa formation au Centre national d'études judiciaires (CNEJ) de Paris[2] – devenu dans l'intervalle l'École nationale de la magistrature.

Carrière judiciaire[modifier | modifier le code]

Elle est successivement substitut du procureur de la République, première vice-présidente du tribunal régional de première classe de Dakar et présidente de chambre à la Cour d'appel.

De 1990 à 2000 elle exerce des responsabilités au sein de la Compagnie bancaire de l'Afrique occidentale.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mame Madior Boye n'est membre d'aucun parti. Après la victoire d'Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle de 2000, elle est nommée ministre de la Justice en avril 2000, puis Première ministre le 3 mars 2001, après la démission de Moustapha Niasse. Elle est remerciée le 4 novembre 2002 en raison de sa prise de position à l'occasion du naufrage du Joola en septembre 2002.

Elle reste Garde des Sceaux dans le nouveau gouvernement d'Idrissa Seck.

En septembre 2004, Alpha Oumar Konaré la nomme représentante spéciale de la Commission de l'Union africaine (UA), chargée de la protection des civils dans les zones de conflit[3]. Basé à Dakar, son poste la conduit néanmoins à se déplacer beaucoup, au Darfour, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo au Rwanda, au Burundi ou en Ouganda, où elle rencontre victimes, belligérants et responsables politiques[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jeune Afrique, 11 novembre 2002 [1]
  2. Jeune Afrique, 13 mars 2001 [2]
  3. Jeune Afrique, 24 octobre 2004 [3]
  4. Jeune Afrique, 13 août 2007 [4]

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kathleen Sheldon, Historical Dictionary of Women in Sub-Saharan Africa, The Scarecrow Press, Inc., 2005, 448 p.
  • (fr) Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006 (2e édition), p. 42
  • (fr) « Mame Madior Boye : Femme ... et Premier ministre », in « Femmes au Sénégal », Les Cahiers de l'Alternance (Dakar), Partenariat Fondation Konrad Adenauer et Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI), no 10, décembre 2006, p. 83-84

Liens externes[modifier | modifier le code]