Hippolyte (Euripide)

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Hippolyte (Ἱππόλυτος / Hippolytos) ou Hippolyte porte-couronne [1] est une tragédie du poète grec Euripide (428 av. J.-C.).

Euripide avait tout d’abord fait représenter à Athènes un Hippolyte voilé en grec ancien Ἱππόλυτος καλυπτόμενος, forme que reprend Sénèque dans la tragédie qu’il écrit sur le même sujet, et dans lequel Phèdre y faisait elle-même l’aveu de son amour à Hippolyte, et Thésée ne revenait pas de consulter l’oracle de Delphes, mais des Enfers où il avait accompagné Pirithoos. Cette version première est aujourd’hui perdue.

Résumé[modifier | modifier le code]

  • Dans un prologue en vers iambiques, Aphrodite annonce l’amour incestueux de Phèdre et la mort d’Hippolyte, qui doivent la venger de la préférence du jeune prince chasseur pour Artémis.
  • Revenant de la chasse avec ses compagnons, Hippolyte célèbre Artémis et refuse d’honorer la déesse de l’amour, parce qu’elle agit de nuit.
  • S’appuyant sur sa nourrice, Phèdre, dévorée par un mal mystérieux, s’avance pour voir la lumière du jour. Elle se met à délirer, voulant être dans les montagnes, poursuivre les animaux et conduire un char dans le stade consacré à Artémis. Elle demande ensuite à la nourrice de lui couvrir le visage d’un voile et s’enferme dans le palais.
  • Le chœur interroge en vain la nourrice.
  • Le nom d’Hippolyte échappe à Phèdre. La nourrice croit d’abord que sa maîtresse hait en lui le fils d’une autre femme. Mais Phèdre finit par lui avouer son amour. Devant le désir de mourir que manifeste sa maîtresse, la nourrice, qui s’était d’abord scandalisée, va révéler la passion de Phèdre à Hippolyte. Le jeune homme éclate en invectives. Phèdre décide alors de perdre Hippolyte et se pend.
  • Thésée revient et trouve dans les mains de Phèdre morte des tablettes qui accusent son fils de viol. C'est pour cela qu'elle se suicida.
  • Hippolyte se justifie et se retire en exil, maudit par son père et voué à la vengeance de Poséidon.
  • Un serviteur apprend à Thésée qu’un monstre marin a causé la perte de son fils.
  • Artémis apparaît lorsqu’on apporte Hippolyte agonisant. Elle révèle la vérité à Thésée et promet à Hippolyte de le venger sur un des favoris d’Aphrodite.
  • Hippolyte meurt après avoir pardonné à son père, qui s’apprête à lui rendre les derniers honneurs.

Évocation Littéraire[modifier | modifier le code]

Platon fait allusion à un vers de cette tragédie dans le Théétète[2] : « La langue sera à l'abri de tout reproche, mais il n'en sera pas ainsi de l'âme ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. en grec ancien Ἱππόλυτος στεφανοφόρος
  2. 155 d-e

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