Phèdre (mythologie)

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Hippolyte et Phèdre, sarcophage, v. 290

Dans la mythologie grecque, Phèdre (en grec ancien Φαίδρα / Phaídra, « Brillante ») est la fille de Minos, roi de Crète, et de Pasiphaé.

La légende[modifier | modifier le code]

Phèdre épouse Thésée, roi d'Athènes, qui au retour de Crète a abandonné sa sœur Ariane. Elle a avec lui deux fils, Démophon et Acamas. Tombée amoureuse de son beau-fils, Hippolyte (que Thésée a eu avec Antiope, la reine des Amazones), elle est repoussée par celui-ci. Par vengeance, elle accuse le jeune homme d'avoir cherché à la violenter. Furieux, Thésée implore aussitôt sur son fils la malédiction de Poséidon, qui lui doit trois vœux. Poséidon invoque un monstre sur le chemin d'Hippolyte. Effrayés, les chevaux s'emballent et le jeune homme périt écrasé par son char. Accablée de remords, Phèdre se suicide en buvant un poison et Thésée apprend trop tard le mensonge.

Mythes apparentés[modifier | modifier le code]

Le mythe d'Hippolyte et de Phèdre a été rapproché de celui de Bellérophon et d'Antée. Il proviendrait d'un ancien mythe lunaire répandu dans le domaine indo-européen, où la Lune, époux volage et parjure, abandonne son épouse le Soleil (ici, Phèdre brillante)[1].

Postérité[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

L’histoire de Phèdre est contée dans une version différente par Euripide dans Hippolyte porte-couronne.

Le récit a également inspiré Sénèque, Robert Garnier, Racine, Rameau. Dans le registre de la parodie, il faut noter la version de Pierre Dac, intitulée Phèdre (à repasser)[2], et Francis Blanche.

L'auteure britannique Sarah Kane a créé une version moderne du mythe, L'Amour de Phèdre.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Haudry, Le Mariage du dieu Lune, Baltistica XXXVI, 2001, p. 34.
  2. Phèdre, parodie de Pierre Dac, créée en novembre 1935, avec Fernand Rauzéna et O'dett, au Liberty’s, Paris : « Il y a trop longtemps que Théramèn’ ta fraise ! »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]