Henry Wilcoxon

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Henry Wilcoxon

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Dans L'Histoire des Miniver (1950)

Nom de naissance Harry Frederick Wilcoxon
Naissance 8 septembre 1905
Dominica (Empire britannique)
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Britannique
Décès 6 mars 1984 (à 78 ans)
Los Angeles, Californie
(États-Unis)
Profession Acteur, Pproducteur
Films notables Cléopâtre (1934)

Henry Wilcoxon (né le 8 septembre 1905 en Dominique (Empire britannique), mort le 6 mars 1984 à Los Angeles (Californie) est un acteur et producteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Harry Frederick Wilcoxon naît le 8 septembre 1905 à Roseau, capitale de la Dominique. Son père, Robert Stanley Wilcoxon (appellé "Le bronzé"), est directeur de la Banque coloniale en Jamaïque[1]. Sa mère, Lurleene Minuette Núñez de Córdoba, avait été comédienne-amateur de théâtre.

Enfance[modifier | modifier le code]

Le texte suivant est un résumé de l'enfance d'Henry (Harry) et de son frère Robert Owen Wilcoxon (Owen), extrait de son autobiographie[2].

« Harry a environ onze mois et son frère, quatre ans, quand leur mère meurt subitement (mystérieusement, pour ses enfants). Leur père les envoie en Angleterre, sa propre mère ayant refusé de prendre ses petits-enfants chez elle à cause d'une mauvaise santé.
« Le père met une petite annonce dans les journaux pour chercher une famille d'accueil, et les deux frères sont envoyés chez la première famille qui s'est manifestée. Là, Harry et Owen y sont enfermés dans une pièce du grenier et sont nourris avec des restes ; l'argent et les vêtements qu'ils avaient à leur arrivée sont utilisés uniquement pour les propres enfants des parents d'accueil. Harry et Owen vivent dans des conditions épouvantables : ils ont des poux, Harry souffre de rachitisme, et Owen contracte un bégaiement et des crises d'épilepsie qu'il aura toute sa vie.
« Même lorsque la maltraitance est découverte, ni le père ni la grand-mère des enfants ne voudront les reprendre : les deux garçons sont envoyés à un orphelinat ; ils y seraient restés si une charitable famille d'accueil, les Stewart, n'avait entendu parler de leur infortune et avait offert de les prendre chez elle. La famille Stewart, composée principalement de sœurs célibataires, habitait une grande maison à Acton, à Londres, et recueillait les enfants abandonnés. La plus jeune des sœurs, Ruth, prend soin d'Owen tandis que Sara, la sœur aînée, prend en main Harry, qui avait un comportement terrible. Elles leur demandent de les appeler "tantes", leur apprennent les bonnes manières, les envoient au catéchisme, les aident dans leur travail scolaire ; l'on pose un appareil orthopédique aux jambes d'Harry.
« Au bout de quelques années, le père des garçons rentre des Indes occidentales avec une nouvelle épouse, Rosamund (née Richards) ; il reprend ses enfants. Harry a alors sept ans et Owen, presque dix. Leur père les ramène à Bridgetown, capitale de la Barbade. La vie avec leur père et « cette femme Rosa » n'est pas heureuse. Harry est envoyé au collège Harrison College (Barbade). À l'âge de quatorze ans, il est champion de nage sous-marine de la Barbade et suffisamment doué pour devenir plongeur-récupérateur d'épaves. Puis il est envoyé au lycée Woolmere à Kingston, capitale de la Jamaïque. À la fin de la guerre, en 1918, le père envoie Harry au pensionnat Ashford dans le Kent, en Angleterre, et Owen, sur les mers « afin d'en faire un homme ». Chaque année, Harry passera toutes les vacances d'été au pensionnat ; il était quelque fois autorisé à rendre visite, le temps d'un week-end, à ses "tantes" Stewart. »

Famille et amis connaissaient Harry et Owen sous les noms de "Biff" et "Bang" à cause de leur adresse à se battre, adresse acquise au cours de matchs de boxe amateur.

Carrière au cinéma[modifier | modifier le code]

À la fin de ses études, Harry Wilcoxon est embauché par Joseph Rank, le père du producteur cinématographique britannique J. Arthur Rank, puis travaille chez des tailleurs londoniens de Bond Street, Pope et Bradshaw. Wilcoxon fait une demande de visa pour travailler comme chauffeur aux États-Unis ; on la lui refuse. Il se tourne alors vers la boxe et la comédie[3].

C'est en 1930 qu'il fait ses débuts au cinéma dans le film The Perfect Lady. Jusqu'en 1934, il tournera dans huit films britanniques. Alors qu'il joue une pièce de théâtre, Eight Bells, en 1933, un découvreur de talent de la société cinématographique américaine Paramount Pictures lui fait faire un bout d’essai qui sera vu à Hollywood par le célèbre producteur et réalisateur Cecil B. DeMille[4]. Emballé, celui-ci lui donne aussitôt le rôle majeur du général romain Marc Antoine dans sa superproduction de 1934, Cléopâtre, au côté de la grande star du moment, Claudette Colbert. Le film sera un très grand succès. En 1935, il est Richard Cœur de Lion dans une autre superproduction réalisée par Cecil B. DeMille : Les Croisades. Mais le film est un échec, avec un déficit de 700 000 dollars[5]. Dès lors, la carrière de Henry Wilcoxon stagne. Même s'il joue dans de nombreux films, ce sont des productions de série B.

En 1936, il épouse Sheila Garrett Browning dont il divorce très vite. En 1938, il se remarie avec Joan Woodbury (1915-1989), qualifiée par le critique de cinéma Don Daynard d' « actrice de second ordre ».

Quand éclate la Deuxième guerre mondiale, Henry Wilcoxon s'engage dans la Garde côtière des États-Unis (United States Coast Guard). Il y servira jusqu'en 1946 et obtiendra le grade de lieutenant.

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme acteur[modifier | modifier le code]

comme producteur[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The deMercado Family Website "Monthly Comments : Jamaica" Vol. 6 - 'Memories and Reflections' d'Ansell Hart. Consulté le 7 août 2008
  2. Henry Wilcoxon et Katherine Orrison Lionheart à Hollywood, 1991
  3. Daynard, Don Henry Wilcoxon in Peter Harris (ed.) The New Captain George's Whizzbang #13 (1971), pages 2-7
  4. Daynard, Don Henry Wilcoxon in Peter Harris (ed.) The New Captain George's Whizzbang #13 (1971), pp. 2-7
  5. Daynard, Don Henry Wilcoxon in Peter Harris (ed.) The New Captain George's Whizzbang #13 (1971), pp. 2-7

Lien externe[modifier | modifier le code]