Henry Allen

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Red Allen (Henry ‘’Red’’ Allen Jr.) est un trompettiste américain, né à Algiers (Louisiane) (ou peut-être à La Nouvelle-Orléans) le 7 janvier 1908 et mort à New York le 17 avril 1967.

Son père, Henry Allen Sr était le chef du New Orleans Brass Band, orchestre de parade (marching band) populaire dans toute la Crescent City.

Après quelques rapides leçons de musique et une tentative au saxhorn alto, jeune adolescent il devient trompettiste dans l'orchestre de son père. Membre d'autres fanfares et orchestres, il distrait les passagers de riverboats sur le Mississippi.

En 1927, King Oliver, l'engage pour un enregistrement à New York ; il remplace quelque temps son presque homonyme Ed Allen chez Clarence Williams. De nouveau à La Nouvelle-Orléans, c'est de nouveau dans la nuit du quartier de Storyville et sur les bateaux à aube qu'il joue (1928-29) mais l'appel de la Big Apple est plus fort, où son nom apparaît comme leader sur des étiquettes de galettes, en compagnie de quelques autres Louisianais.

C'est cet entourage qu'il recherche, préférant Luis Russell à Duke Ellington (jusqu'en 1932), Fletcher Henderson (1932 et 1934), les Mills Blue Rhythm Band où une interprétation commence à le faire connaître coast to coast : « Ride, Red, ride »

De mars 1937 à 1940, le voilà musicien de pupitre chez Louis Armstrong, puis, après un bref séjour chez Benny Goodman, c'est comme leader qu'il apparaît au cours de nombreuses tournées, de New York à la Californie, par Boston et Chicago, (1943-1946). Il ne cessera d'ailleurs pas d'effectuer cette navette entre Atlantique et Pacifique jusqu'en 1952. Vers 1953, il devient musicien attitré principal de l'hôtel Metropole jusqu'en 1965. S'ajoutent bientôt les tournées en Europe, d'abord dans l'orchestre de Kid Ory, puis comme soliste (1963, 1964, 1966 et 1967).

Le cancer l'emporte en 1967.

C'est un disciple de son aîné Louis Armstrong, bien sûr, mais son jeu diffère pourtant de celui de Satchmo par une plus grande complexité rythmique, une alternance de crescendos et decrescendos, une diversité dans la sonorité animée d'inflexions, de jeu à demi-pistons, de glissandos, une maîtrise de la pince des lèvres, des innovations, tant dans le rythme que dans l'harmonie, un lyrisme discret tout personnel, qui trouve un écho dans son chant. « He is the most creative and avant-garde trumpeter in New York » affirme Don Ellis. Son influence est patente chez certains trompettistes, Roy Eldridge ou Harry Edison, par exemple.

Sa discographie, considérable est en grande partie constituée de disques 78 tours, mais largement et fréquemment rééditée (et en large partie tombée dans le domaine public). Ses enregistrement en compagnie d'autres leaders sont également nombreux : avec Fats Waller, Sidney Bechet, Coleman Hawkins, Lionel Hampton, James P. Johnson, Jelly Roll Morton, Pee Wee Russell ou Artie Shaw, ou Teddy Wilson, accompagnant des chanteuses Victoria Spivey, Billie Holiday, Ida Cox, et jusqu'au poète Langston Hughes en compagnie de Charlie Mingus.