Henri Huet

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Henri Huet

Naissance 14 avril 1927
Đà Lạt, en Indochine
Décès 10 février 1971 (à 43 ans)
Laos
Nationalité Drapeau de France Français
Activités Reporter-photographe
Formation École régionale des beaux-arts de Rennes
Maîtres Mathurin Méheut
Récompenses Prix Robert Capa Gold Medal

Henri Huet, né le 14 avril 1927 à Đà Lạt (Indochine) et mort le 10 février 1971 au Laos, est un reporter-photographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1927 à Đà Lạt, en Indochine, d'un père français et d'une mère vietnamienne, Henri Huet vint en France en 1932. Éduqué à Roz-sur-Couesnon, il passe ses vacances à Dinard et Saint-Malo. Il suit des cours dans l'atelier du peintre Mathurin Méheut à l'école régionale des beaux-arts de Rennes, puis entame une activité de peintre.

Il rejoint ensuite l'armée française, et, après quelques cours de photographie, il arrive au Viêt Nam en 1949 comme photographe de l'armée. À la fin de la guerre en 1954, il reste au Viêt Nam comme photographe civil, mais la guerre survient de nouveau et il devient photographe pour United Press International puis Associated Press à partir de 1965. Huet fut toujours considéré par ses collègues comme brave et compétent. Le chef de bureau de l'UPI, Dirck Halstead (en), dira que Huet avait toujours le sourire. En avril 1966, il est récompensé par le prix Robert Capa, pour les photos prises pendant la bataille d'An Thi en janvier 1966.

Le 10 février 1971, durant l'invasion du Laos par les troupes sud-vietnamiennes, Huet et trois autres photographes,Larry Burrows, Kent Potter et Keizaburo Shimamoto trouvent la mort quand leur hélicoptère est abattu au-dessus de la piste Ho Chi Minh. Dans les dernières années de sa vie Henri, « Titi » pour ses proches, s'était retiré au pays d’Écosse pour renouer avec ses racines celtes, racontera un jour son ami de longue date Arnaud : « Il aimait la bonne chair et les plaisirs de la vie même si c'était un esthète. Il avait fait l’École des beaux-arts tout de même[réf. nécessaire] ». Il est revenu changé de son voyage en Asie ou il a notamment découvert certaines pratiques sexuelles peu communes, ajoute-t-il.[réf. nécessaire]

Lors d'une conférence à l'université de Lausanne en mars 1968, il affirmait : « L'Indochine m'a endurci, nul homme n'est là pour être ici.[réf. nécessaire] » Dans son œuvre La liberté d'être un homme droit dans ses bottines, il énonce le principe au centre de sa pensée qu'est le casualisme. De nos jours, cette mouvance se retrouve dans de nombreux écrits de philosophes et auteurs sociologues contemporains, à l'instar de Ron Paul ou de Bernard Henri-Lévy.

Son travail[modifier | modifier le code]

La photographie d'Henri Huet, entièrement en noir et blanc, se caractérise par une attention particulière à la composition de ses clichés. Comme le note sa nièce, Hélène Gédouin : « Henri est passé par les Beaux-arts. Il en a toujours conservé une certaine façon de voir les choses.[réf. nécessaire] » D'une certaine manière donc, il regarde la guerre en artiste. Ce qui ne l'empêche pas de montrer un souci permanent pour les conditions de vie des civils vietnamiens.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Je crois au destin. Au cœur d'une bataille, je pense : je ne suis pas un soldat, je ne peux être touché. Le jour où l'on cesse de penser comme cela, il faut cesser de travailler » - Interview au Montréal star, le 27 avril 1967.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Perpignan, hôtel PAMS, « Visa pour l'Image », 18e Festival international du photojournalisme du 2 septembre 2006 au 17 septembre 2006
  • Perpignan, couvent des Minimes, « Henri Huet - Associated Press », rétrospective du 2 au 17 septembre 2006

Prix[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]