Henri Deschamps

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Deschamps.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Henri Deschamps (homme politique).

Henri Deschamps

Alias
Garnier
Naissance
Antananarivo, Madagascar
Décès (à 68 ans)
Nationalité française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Enseignant en physique - chimie au lycée La Martinière de Lyon
Autres activités
résistant français
(Participation à la création des M.U.R)
Formation
Licencié en sciences

Henri Deschamps ou Garnier[1] (nom de résistant), né en le à Antananarivo[2] et mort le , des suites d'un accident de la route, est un résistant français.

Participation à la création des M.U.R[modifier | modifier le code]

Article connexe : Jean Moulin.
Plaque commémorative apposée sur la maison d'Henri Deschamps au 384 Grande Rue (anciennement 16 de la Grande Rue)[Note 1].
Plaque commémorative située rue Jean-Moulin à Miribel[Note 2] de la création des Mouvements unis de la Résistance.

Les Mouvements unis de la Résistance sont créés suite à des réunions entre Jean Moulin, Henri Frenay, chef du mouvement Combat, d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie, chef de Libération-Sud, Jean-Pierre Lévy, chef de Franc-Tireur au domicile d'Henri Deschamps à Miribel[3],[4].

Jules Moch, alors hébergé chez les Deschamps[5], aura l'occasion de rencontrer Jean Moulin. Le 4 avril 1943, des hommes de la Gerpapo arrivent à la gare de Miribel[5] ; Madame Deschamps est prévenue in extremis de leur arrivée[5]. Elle se cache avec sa fille d'abord au cimetière de Saint-Martin[5] puis à Marlieux, avant de fuir en Corrèze[5] ; Henri Deschamps s'envolera mi-avril pour Londres[5]. Il revient toutefois dans la région, à Manziat, en octobre 1943[5].

Hommages[modifier | modifier le code]

Avenue Henri-Deschamps à Miribel.
Tombe d'Henri Deschamps, au cimetière Saint-Martin.

Il y a une avenue Henri-Deschamps à Miribel ainsi qu'un groupe scolaire Henri-Deschamps (dans le quartier de Saint-Martin).

En mai 2013, débute des travaux de réalisation d'un trompe-l'œil de 90 m2 (45° 49′ 25″ N 4° 57′ 06″ E / 45.823722, 4.95167 (Trompe-l'œil)) donnant sur la place Henri-Grobon ; il représentera quatre personnalités liées à Miribel : Henri Deschamps, Jean Moulin, Joséphine Guillon et Henri Grobon[6].

Deux plaques commémoratives sont situées à Miribel : l'une a été apposée en 1955 sur la maison d'Henri Deschamps au 384 Grande Rue (45° 49′ 18″ N 4° 56′ 50″ E / 45.821582, 4.947279 (384 Grande Rue)) et l'autre, en 2003, rue Jean-Moulin (45° 49′ 29″ N 4° 57′ 08″ E / 45.824667, 4.952142 (Place Jean-Moulin)).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Texte de la plaque : « Ici, Jean Moulin et les chefs de Combat, Franc-Tireur et Libération se réunirent clandestinement fin 1942, début 1943 pour fonder les Mouvements Unis de la Résistance (M.U.R) de zone sud. »
  2. Texte de la plaque : « À Jean Moulin (1899-1943), préfet de la république, unificateur de la Résistance, reçu clandestinement par la famille d'Henri Deschamps à Miribel, fin 1942 début 1943, où il fonda les Mouvements unis de la Résistance (M.U.R) de la zone sud. Plaque apposée le par Monsieur le maire de Miribel. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Joseph Monjaret / dit Hervé, SIF W, Frit… Français libre, radio et officier d’opérations de Jean Moulin », sur Le mémorial Jean Moulin (consulté en 1er juillet 2011).
  2. Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil,‎ , 207 p. (ISBN 2-907656-27-9), p. 70.
  3. [PDF]« Structuration de l'Armée Secrète et unification au sein des Mouvements Unis de la Résistance » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Académie de Lyon, consulté le 1er juillet 2011.
  4. « La Résistance civile », sur memoire-deportation-ain.fr.
  5. a, b, c, d, e, f et g « Quand Jean Moulin était à Miribel », Journal de la Côtière, no 889,‎ , p. 4.
  6. « Un mur en trompe-l'œil sur la place Grobon », Journal de la Côtière, no 888,‎ , p. 6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]