Helene Hayman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Helene Hayman
Helene Hayman (à l'extrême-gauche) et la Première dame de Russie Svetlana Medvedeva (à l'extrême-droite), le 1er avril 2009.
Helene Hayman (à l'extrême-gauche) et la Première dame de Russie Svetlana Medvedeva (à l'extrême-droite), le 1er avril 2009.
Fonctions
Présidente de la Chambre des Lords
4 juillet 200631 août 2011
Monarque Elisabeth II
Prédécesseur Charles Falconer
Successeur Frances D'Souza
Biographie
Date de naissance 26 mars 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Wolverhampton
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Parti politique Parti travailliste
Diplômé de Université de Cambridge

La baronne Helene Valerie Hayman, née le 26 mars 1949 à Wolverhampton, est une femme politique britannique. Elle est la Lord Speaker (présidente) de la Chambre des Lords du Royaume-Uni entre 2006 et 2011. Elle est députée à la Chambre des communes entre 1974 et 1979 et membre de la Chambre des Lords depuis 1996.

Biographie[modifier | modifier le code]

Helene Valerie Middleweek est la fille de Maurice et Maude Middleweek. Elle suit des études au lycée de jeunes filles de Wolverhampton, le Wolverhampton Girls' High School puis des études de droit au Newnham College, de l'université de Cambridge dont elle sort diplômée en 1969. Elle préside la Cambridge Union Society en 1969. Helene Middleweek travaille ensuite pour l'organisation caritative Shelter entre 1969 et 1971, puis pour les services sociaux du district londonien de Camden jusqu'en 1974. En 1974, elle se marie avec Martin Heathcote Hayman. Le couple a quatre fils.

Hayman a été élue députée en octobre 1974 sous l'étiquette travailliste dans la circonscription nouvellement créée de Welwyn Hatfield (dans le Hertfordshire, au nord de Londres). Hayman est alors la plus jeune élue à la Chambre des communes jusqu'à une élection partielle en 1979. Elle est aussi la première femme à allaiter à la Chambre des communes. Hayman perd son siège face au conservateur Christopher Murphy lors de l'élection générale de 1979.

Hayman est membre de divers comités d'éthique : celui du Royal College of Obstetricians and Gynaecologists, une institution chargée de superviser et de réguler la pratique de l'obstétrique et de la gynécologie au Royaume-Uni, de 1982 à 1997, celui de l'University College London et de l'University College Hospital[1] de 1987 à 1997. De 1992 à 1997, elle fait partie du conseil de l'University College de Londres et dirige le fonds du NHS pour l'hôpital Whittington.

Elle obtient son anoblissement à vie en 1996 et porte désormais le titre de Baroness Hayman, of Dartmouth Park in London Borough of Camden.

Les élections de 1997 sont remportées par le parti travailliste et Hayman est nommée secrétaire d'État (junior minister) au ministère de l'Environnement, des Transports et des Régions, puis au ministère de la Santé avant d'être nommée en juillet 1999 ministre (minister of State) de l'Agriculture, des Pêcheries et de la Nourriture.

Hayman devient membre du conseil privé (Privy Council) en 2001, avant de le quitter le conseil[2] la même année pour diriger Cancer Research UK[3]. Elle prend la direction de l’Human Tissue Authority[4] en 2005 et est membre de l'organisation qui administre les jardins botaniques royaux de Kew ainsi que de l'Human Fertilisation and Embryology Authority[5].

Une réforme constitutionnelle (Constitutional Reform Act 2005) est votée en 2005 qui sépare la fonction de Lord Chancellor de celle de président de la chambre des Lords.

En mai 2006, la première élection pour le poste de président de la Chambre des Lords a lieu. Neuf candidats se présentent et le 4 juillet, après sept tours de scrutin Hayman est élue pour un mandat de cinq ans. À l'instar du président de la chambre des Communes, Hayman démissionne de son parti (le Labour) car elle doit être sans affiliation partisane pour garantir son impartialité[6]. Elle reste en fonction jusqu'en 2011.

En 2012, elle est faite Dame grand-croix de l'ordre de l'Empire britannique[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le comité d'éthique est commun aux deux institutions.
  2. Elle garde toutefois le titre de PC.
  3. Groupe qui vise à sensibiliser les populations sur le cancer et à financer la recherche.
  4. Institution britannique qui vise à réguler le prélèvement, le stockage et la greffe de tissus humains.
  5. Organisme britannique qui supervise la pratique de l'insémination artificielle, de la fécondation in vitro ainsi que la conservation des ovules, du sperme et des embryons.
  6. Le Lord Chancellor n'est pas contraint à cette règle d'impartialité politique.
  7. (en) « New Year honours list: GBEs, DBEs and CBEs », sur The Guardian,‎ 31 décembre 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]