Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement

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33° 07′ N 35° 52′ E / 33.117, 35.867

Zone de déploiement de UNDOF

La Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) a été créée en 1974, par l'ONU, afin de contrôler l'application du cessez-le-feu entre les forces israéliennes et syriennes dans le No Man's Land situé sur le plateau du Golan, né à la suite de la guerre du Kippour en 1973.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Quartier général de la FNUOD est situé à Camp Faouar. Le Commandant de la Force est depuis le 17 janvier 2007 le Général-Major Wolfgang Jilke (Autriche). En tout, les effectifs atteignent 1064 personnes, au 31 octobre 2006, répartis entre soldats (1247), observateurs militaires de l'ONUST (57) et personnel civil international (35) et local (107). Entre 1974 et 2008, 42 militaires ainsi qu'un civil dépendant de l'ONU ont perdu la vie au cours de cette mission.

La majorité des soldats du bataillon de logistique de la FNUOD sont des Canadiens et le reste, des Japonais. Les pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies ne peuvent participer[1].

L'Autriche et la Pologne ont chacune affecté un bataillon d'infanterie pour exécuter des patrouilles et observer la zone de séparation entre les deux pays en conflit en 2008. La Croatie participe également à la mission, sa compagnie de soldats faisant partie du bataillon autrichien. En 2012, c'est un bataillon des Philippines qui a remplacé l'unité polonaise.

Pays participants[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Patrouille polonaise de la FNUOD.

Israël et la Syrie s'étaient alors engagés à démilitariser le plateau du Golan, par l'Accord sur le dégagement des forces israéliennes et syriennes. Par sa Résolution 350 (1974), le Conseil de sécurité des Nations unies entend ainsi faire respecter cet accord ainsi que la zone de séparation et de limitation d'armes situé sur les hauteurs du Golan.

Guerre de Syrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile syrienne.

La guerre civile en Syrie fait du plateau du Golan une zone dangereuse. La partie syrienne (ni sous contrôle d'Israël ni de l'ONU) est régulièrement reconquise par les forces loyalistes ou les rebelles. Les hommes de la FNUOD ont plusieurs fois été pris en otage par des forces rebelles puis libérés, mais ne déplorent aucune perte.

Le Canada, le Japon, puis l'Autriche retirent leurs soldats durant l'année 2013[2]. Le retrait des troupes autrichiennes a pour cause le danger que la guerre syrienne leur fait courir, et à plus faible raison son désaccord avec les projets de la France et du Royaume-Uni d'armer les rebelles syriens[3].

La Russie a proposé d'envoyer 300 soldats pour les remplacer, mais cette proposition a été refusée parce que le mandat de la FNUOD prévoit que les pays participants ne doivent pas être les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU[1].

La journée du 28 août[modifier | modifier le code]

Le 28 août 2014, le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, parvient à repousser l'armée loyaliste du Golan. 45 Casques bleus fidjiens sont capturés, ayant reçu l'ordre de ne pas opposer de résistance. Mais les soldats philippins refusent cet ordre, et combattent pour maintenir les islamistes à distance. Ce comportement leur vaudra les reproches de l'ONU, mais un statut de héros dans leur propre pays. Les tensions qui en résultent aboutiront plus tard au retrait des Philippins[4].

L'évacuation de tous les soldats hors des zones sous contrôle du Front al-Nosra a réclamé des opérations de sauvetage extrêmement risquées. Les soldats irlandais ont réussi à rejoindre les Philippins pour les évacuer[5]. Eux-mêmes ont bénéficié de l'aide des soldats israéliens, venus à leur rencontre pour les guider, disposant de meilleurs renseignement sur les positions des islamistes[6]. Commentary magazine relève que cette intervention est très ironique : l'Irlande fait partie des pays qui critique le plus Israël, et le rôle de la FNUOD est justement d'empêcher l'intrusion des forces syriennes ou israéliennes dans la zone qu'elles gardent[7].

La Syrie a également contribué à l'évacuation des casques bleus[8].

Les Casques bleus fidjiens ont été libérés après négociations avec l'ONU. Dans un premier temps, le Front Al-Nosra avait réclamé une aide humanitaire et son retrait de la liste des organisations terroristes de l'Onu en échange de leur libération[9].

Retrait[modifier | modifier le code]

Le 15 septembre 2014, le personnel de l'ONU (FNUOD) chargé de surveiller le cessez-le-feu et la zone de désengagement délimitée en 1974 entre Israël et la Syrie qui compte 1 223 hommes venus de six pays, Inde, Fidji, Philippines, Irlande, Pays-Bas et Népal a quitté ses positions et s'est rendu en Israël bien que son mandat venait d'être renouvelé pour six mois, jusqu'au 31 décembre 2014 afin de s’éloigner de la zone des combats qui opposent les soldats de l'armée régulière syrienne et les rebelles islamistes, dont ceux du Front al-Nosra qui sont en passe de prendre le contrôle de la province de Quneitra, dans la partie du Golan non occupée par Israël. La raison du départ n'a pas été communiquée par les Nations unies.

Malgré cela, l'Irlande a confirmé que ses troupes resteraient sur le Golan[10].

Photo[modifier | modifier le code]

Ruban de la Médaille de FNUOD

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]