Finale de la Coupe du monde de football de 1970

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Contexte
Compétition Coupe du monde 1970
Date 21 juin 1970
Stade Stade Azteca
Lieu Mexico, Mexique
Affluence 107 412 spectateurs
Résultat
Brésil Drapeau : Brésil 4-1 Drapeau : Italie Italie
Mi-temps 1-1 0
Buteur(s) Drapeau : Brésil Brésil : Pelé,Gérson, Jairzinho, Carlos Alberto
Drapeau : Italie Italie : Boninsegna
Arbitrage Rudi Glöckner Drapeau : Allemagne de l'Est

La finale de la Coupe du monde de football 1970 voit s'affronter l'équipe du Brésil contre celle d'Italie. Les Brésiliens remportent la neuvième édition de la Coupe du monde sur un score de 4-1 .

Avant-finale[modifier | modifier le code]

La groupe 2 a vu l'Uruguay et les champions européens italiens se défaire de la Suède et d'Israël, qualifiés surprises après une série de matchs insipides. L'Italie, cependant, montrera la vraie mesure de son talent lors de la phase à élimination directe. Les premiers grands moments de cette coupe du monde mémorable sont produits dans le groupe 3, où les doubles vainqueurs brésiliens ont été mis en commun avec les champions sortants anglais aux côtés de solides équipes européennes comme la Tchécoslovaquie et la Roumanie. Dans le match d'ouverture du Brésil contre la Tchécoslovaquie, Pelé, audacieux, a tenté un lob du milieu du terrain sur le gardien de but tchèque Ivo Viktor, manquant le but d'un rien. Le « désaccord des champions » entre le Brésil et l'Angleterre a été à la hauteur de toutes les espérances, avec le Brésil gagnant 1-0[1] après un jeu de haute qualité dans lequel Gordon Banks, gardien de but de l'Angleterre, a effectué l'un des plus beaux arrêts de l'histoire sur une tête de Pelé aux 6 mètres.

Les quarts de finale ont vu une Italie transformée s'imposer 4-1 sur l'hôte mexicain après avoir encaissé le premier but. Victoire du Brésil sur le Pérou 4-2 après un match de divertissement entre deux équipes portées vers l'attaque.

Les demi-finales présentent des affiches passionnantes avec 4 équipes ayant toutes au moins un titre à leur palmarès. Le Brésil a défait l'Uruguay 3-1 dans une demi-finale au goût de finale, qui a comporté un autre moment lumineux du roi Pelé : sur une ouverture au ras du sol, il se trouve en face-à-face avec le gardien uruguayen Ladislao Mazurkiewicz. Arrivant de la droite avec le ballon venant sur sa gauche, le gardien anticipe sur un contrôle et une course balle au pied de Pelé. Le Brésilien, laissant parler tout son génie, ne touche pas le ballon et effectue ainsi un grand pont sur le gardien. Malheureusement ce coup de génie n'aura pas le destin qu'il mérite car Pelé croise trop son tir vers le but vide et la balle frôle le poteau. Il s'agit pour beaucoup, d'un des plus beaux gestes du créateur et buteur brésilien, illustrant l'instinct et l'innovation de ce joueur d'exception.

L'autre demi-finale, entre l'Italie et la République fédérale d'Allemagne, est considérée par beaucoup comme le plus grand match de l'histoire de la coupe du monde. L'Italie a pris une avance 1-0 par Roberto Boninsegna 8 minutes après un excellent « une-deux » avec Luigi Riva. La RFA a serré le jeu pour égaliser le reste de la partie, jusqu'au temps additionnel, au cours duquel Karl-Heinz Schnellinger marque. Durant la prolongation, Gerd Müller donne l'avantage à l'Allemagne à la 94e minute avant que l'Italie ne revienne à la marque par le défenseur Tarcisio Burgnich (un de ses rares buts en international). À la 104e minute, Riva marque contre le gardien allemand Sepp Maier le troisième but italien (3-2), et Müller d'égaliser six minutes plus tard. La télévision est en train de retransmettre le ralenti du but allemand quand le milieu italien Gianni Rivera, étrangement esseulé au point de penalty, prend à contre-pied le gardien allemand sur un bon centre en retrait de Boninsegna. Franz Beckenbauer a refusé de s'arrêter de jouer après avoir eu la clavicule cassée à la suite d'un choc avec un Italien pendant le temps supplémentaire : car Helmut Schön, le sélectionneur ouest-allemand, avait déjà employé les deux remplacements autorisés, Beckenbauer (qui était critiqué du côté allemand) est resté sur le terrain avec son bras en écharpe. L'image du défenseur allemand le bras contre la poitrine est restée célèbre comme symbole de son courage et de sa persévérance. Il porte néanmoins une part de responsabilité sur le dernier but italien. Ce match est considéré comme le « match du siècle », également connu sous le nom de Partita del Secolo en Italie et Jahrhundertspiel en Allemagne. Un monument sur le stade Azteca à Mexico le commémore.


Finale[modifier | modifier le code]

Résumé du match[modifier | modifier le code]

Dans la finale, le Brésil a frappé le premier, une tête de Pelé sur un centre de Rivelino à la 18e minute. Roberto Boninsegna a égalisé pour l'Italie après une gaffe dans la défense brésilienne. Dans la deuxième mi-temps, la puissance de feu et la créativité du Brésil étaient trop forte pour une Italie qui est resté accrochée à leur système défensif prudent. Gérson double la mise pour le Brésil d'un tir puissant des 20 mètres. Il frappe ensuite coup-franc des 40 m sur Pelé qui remet de la tête sur Jairzinho lancé qui ne peut que marquer. Apres une magnifique démonstration de maîtrise collective face à des Italiens déboussolés, Pelé décale son capitaine Carlos Alberto sur le flanc droit pour le dernier but. Le but de Carlos Alberto, après une série de mouvements par l'équipe brésilienne de la gauche au centre, est considéré comme l'un des plus grands buts jamais marqués dans l'histoire du tournoi. Cette victoire a consacré le premier tri-campeão (triples champions) dans l'histoire du football. Du côté italien, une vive polémique s'installe à propos du Ballon d'or en titre, Gianni Rivera, qui n'est entré en jeu qu'à la 84e minute, soit après le but de Carlos Alberto.

Avec cette troisième victoire après 1958 et 1962, le Brésil a gagné le droit de garder le trophée de Jules Rimet de manière permanente (ironiquement, il a été volé en 1983 à Rio de Janeiro et n'a jamais été récupéré). L'entraîneur brésilien Mário Zagallo était le premier footballeur à devenir champion du monde en tant qu'un joueur (1958, 1962) et entraîneur, et Pelé a fini sa carrière en coupe de monde en tant que premier joueur à avoir gagné 3 coupes du monde.

Feuille de match[modifier | modifier le code]

21 juin 1970
Brésil Drapeau : Brésil 4–1 Drapeau : Italie Italie Stade Azteca, Mexico
Spectateurs : 107 412
Arbitrage : Rudi Glöckner Drapeau : Allemagne de l'Est

Pelé But inscrit après 18 minutes 18e
Gérson But inscrit après 66 minutes 66e
Jairzinho But inscrit après 71 minutes 71e
Carlos Alberto But inscrit après 86 minutes 86e

Report

Boninsegna But inscrit après 37 minutes 37e

Drapeau du Brésil
BRÉSIL :
GB 1 Félix
D 4 Carlos Alberto (c)
D 2 Brito
D 3 Piazza
D 16 Everaldo
M 5 Clodoaldo
M 8 Gérson
A 7 Jairzinho
A 9 Tostão
A 10 Pelé
A 11 Rivelino Averti
Entraîneur:
Mário Zagallo
Drapeau de l'Italie
ITALIE :
GB 1 Enrico Albertosi
D 2 Tarcisio Burgnich Averti
D 3 Giacinto Facchetti (c)
D 5 Pierluigi Cera
D 8 Roberto Rosato
M 10 Mario Bertini Remplacé après 75 minutes 75e
M 13 Angelo Domenghini
M 15 Sandro Mazzola
M 16 Giancarlo De Sisti
A 11 Luigi Riva
A 20 Roberto Boninsegna Remplacé après 84 minutes 84e
Remplaçants :
M 18 Antonio Juliano Entré après 75 minutes 75e 
M 14 Gianni Rivera Entré après 84 minutes 84e 
Entraîneur:
Ferruccio Valcareggi


Assistant :
Drapeau : Suisse Rudolf Scheurer
Drapeau : Argentine Ángel Norberto Coerezza

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Brazil 1–0 England », sur http://www.thefa.com (consulté le 23 avril 2009)