Duan Qirui

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Tuan Chi-jui.jpg

Duan Qirui ou Tuan Chi-jui (段祺瑞, pinyin : Duàn Qíruì, Wade-Giles : Tuan Ch'i-jui) (6 mars, 18642 novembre, 1936) était un commandant dans l'Armée de Beiyang (Gouvernement de Pékin) et fut le Chef exécutif provisoire de la République de ChinePékin) du 24 novembre, 1924 au 20 avril, 1926. Il fut d'une manière discutable l'homme le plus puissant de Chine de 1916 à 1920.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Hefei sous le nom de Duan Qirui (段啟瑞), son prénom était Zhiquan (芝泉). Il étudia la science militaire en Allemagne et fut un des principaux lieutenants de Yuan Shikai malgré son opposition au retour à la monarchie, prônée par Yuan. En jouant un rôle d'intermédiaire entre les rebelles et Yuan, il espérait bien lui succéder à la Présidence ; Yuan Shikai étant devenu Président après avoir joué les intermédiaires entre la dynastie impériale et les républicains durant la Révolution chinoise de 1911. Leur amitié n'a pas survécu à sa nomination comme Premier Ministre, poste que Yuan Shikai avait préalablement vidé de tout pouvoir.

Il remplit les fonctions de Premier Ministre d'une manière intermittente de 1912 à 1918 sous divers gouvernements comme membre d'une coalition faible qui souvent s'est effondrée. Il forma la faction de l'Anhui – sa province d'origine – quand, après la mort de Yuan, l'Armée de Beiyang éclata.

Favorable à l'entrée de la Chine dans la Première Guerre mondiale contre l'Allemagne, il envoya plusieurs dizaines de milliers de travailleurs chinois contribuer à l'effort de guerre des Alliés en Europe, mais refusa d'envoyer ses propres troupes à l'étranger craignant d'être affaibli face aux seigneurs de la guerre, ses rivaux.

Après avoir été congédié par le Président Li Yuanhong pour avoir obtenu en 1917 des prêts secrets du Japon, il regagna son poste après l'échec de son successeur, Zhang Xun, dans son aventureuse et brève – elle dura 11 jours – tentative de restaurer la dynastie Qing.

Quand le Président Feng Guozhang succède à Li Yuanhong, le sud de la Chine fait à nouveau sécession sous la direction de Sun Yat-sen. Duan, qui préconise une solution militaire, est en désaccord avec le Président Feng Guozhang, qui préfère négocier.

En échange d'une aide militaire ou financière japonaise, il accepte l'attribution au Japon – décidée par le traité de Versailles – des concessions allemandes du Shandong. Cette attribution provoqua à Pékin un mouvement d'indignation populaire, le Mouvement du 4 mai. Sans soutien populaire, d'autres seigneurs de la guerre, sous la houlette de Cao Kun, se retournèrent contre lui, le forçant à démissionner en 1920.

Rappelé de sa retraite en 1924, il prit – après accord avec Zhang Zuolin et Feng Yuxiang – la responsabilité du gouvernement provisoire. Avec Zhang Zuolin et Feng Yuxiang, il négocia le principe d'une réunification nationale avec Sun Yat-sen, jusqu'au décès de Sun, en 1925.

Avec ses troupes en désordre, le gouvernement de Duan ne dépendait que de Feng Yuxiang et Zhang Zuolin. Sachant qu'ils avaient de mauvaises relations, il essaya de jouer l'un contre l'autre. À la suite d'un incident provoqué sur les côtes chinoises par l'armée japonaise le 12 mars 1926, une manifestation de protestation est organisée le 18 mars à Pékin ; Dan Qirui donna l'ordre à ses troupes de tirer sur les protestataires, faisant des centaines de victimes, dont 47 morts. L'écrivain Lu Xun a consacré plusieurs textes à l'événement, connu sous le nom de « massacre du 18 mars ». Renversé par Feng Yuxiang le mois suivant, il se réfugia dans le camp de Zhang Zuolin, qui, fatigué de ses trahisons, refusa de le rétablir après la reprise de Pékin. La majorité de la clique de l'Anhui avait déjà prêté allégeance à Zhang Zuolin. Duan s'enfuit à Tianjin et plus tard à Shanghai où il mourut.

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