Alliance des huit nations

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Militaires de l'Alliance des huit nations pendant la Guerre des boxers, avec leurs drapeaux navals respectifs, de gauche à droite : Italie, États-Unis, France, Empire austro-hongrois, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, Russie. Impression japonaise, 1900.

L'Alliance des huit nations (chinois simplifié : 八国联军 ; chinois traditionnel : 八國聯軍 ; pinyin : bāgúo liánjūn) est une coalition de huit puissances impérialistes (Empire austro-hongrois, France, Empire allemand, Royaume d'Italie, Empire du Japon, Empire de Russie, Royaume-Uni et États-Unis), coalisées durant la colonisation de la Chine, coalition qui écrasa la révolte des Boxers en 1900.

Le contingent militaire américain était appelé « China Relief Expedition ».

À la fin de la campagne, le gouvernement impérial a été forcé de signer l'inégalitaire Protocole des boxers de 1901.

Prémices à l'alliance[modifier | modifier le code]

Armées étrangères dans la Cité interdite, à Pékin pendant la révolte des boxers.

À la fin du XIXe siècle, la colère envers les colons allaient grandissante à cause de l'ingérence étrangère durable, des privilèges d'échanges marchands extraterritoriaux et de leur influence sur la Chine, avec l'approbation passive de l'impératrice douairière Cixi. Les différences sociales et technologiques encouragèrent cette opposition et furent par la suite déterminantes pour l'engagement armé. La guerre de l'opium, qui opposa la Chine, refusant l'import par les Anglais de l'opium d'Inde britannique, venait de prendre fin et les traités inégaux imposaient à la Chine de se soumettre aux bons vouloir des puissances occidentales.

L'opposition de la population chinoise à l’envahissement étranger qui se profilait, se manifesta par exemple contre les missionnaires ayant pour tâche de convertir les chinois, tout en agissant comme des informateurs des occupants impérialistes et des exécutants des visées expansionniste telles que l’attestent les opérations de spoliation des terres, auxquelles ils participèrent. La haine envers les Occidentaux s'accrut au point de se transformer en actes violents, notamment des destructions matérielles, dirigés contre les entreprises étrangères et leur personnel, des diplomates et des missionnaires ayant été assassinés.

Ce mouvement insurrectionnel peut être qualifié d'insurrection paysanne, étant composés avant tout d'ouvriers agricoles, auxquels se joignirent des bateliers, des porteurs et des artisans ruinés[1].

Bien que le gouvernement Qing ait condamné formellement les violences des insurgés, il ne réussit pas à réprimer une population Han, déjà largement hostile au pouvoir Mandchou, qui la contraignait depuis plusieurs siècles (port de la natte obligatoire, etc..). Certaines factions gouvernementales menées par le prince Tuan, proche conseiller de l'impératrice douairière, les encouragea même volontairement.

Avec les intérêts commerciaux en Chine menacés et la nécessité de libérer le Quartier des légations assiégés par les boxers à Pékin, l'alliance des huit nations envoya des troupes sous le commandement de l'amiral britannique Edouard Hobart Seymour pour mater la révolte.

Cet épisode fut immortalisé en 1963 par le film par Nicholas Ray : Les 55 jours de Pékin.

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]