Dounia Bouzar

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Dounia Bouzar, nom d'usage de Dominique Amina Bouzar, est une anthropologue française née à Grenoble en 1964, née d'un père maroco-algérien. Elle cumule « des origines marocaines, algériennes, corses et italiennes »[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Spécialiste autodidacte de l'«analyse du fait religieux», elle a publié de nombreux articles, livres, essais et tribunes libres dans divers médias. D'abord éducatrice spécialisée, elle a ensuite été chargée d’études "laïcité" à la Protection judiciaire de la jeunesse par le ministère de la Justice de 1991 à 2009. Convertie à l'islam en 1991 à l'âge de 27 ans[2], elle a siégé au Conseil français du culte musulman de 2003 à 2005 en tant que personnalité qualifiée[3]. Elle en a démissionné parce qu'elle était en désaccord avec la politisation de cette instance[4],[5],[6].

Elle est auditrice à l’Institut des hautes études de la défense nationale depuis 2005 (58e session) et a été élu "héros européen" par Time Magazine pour son travail novateur sur l'islam la même année[7]. Elle a créé en 2009 avec sa fille Lylia, juriste, un cabinet spécialisé dans l'application de la laïcité et la gestion des convictions, qui intervient auprès des entreprises, des institutions et des élus : Bouzar Expertises - cultes et cultures[8].

Elle a été nommée chevalier de l’Ordre des palmes académiques en 2009, et a reçu en 2006 et en 2011 des prix de l’Académie des sciences morales et politiques pour ses livres Quelle éducation face au radicalisme religieux ? et Laïcité, mode d’emploi[1].

Le 22 septembre 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault la nomme à l'Observatoire de la laïcité, en remplacement de Rose-Marie Van Lerberghe, démissionnaire.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]