Commission des écoles catholiques de Montréal

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La commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) était une commission scolaire qui regroupait les écoliers et les élèves catholiques de l'île de Montréal tant francophones qu'anglophones. Elle a accueilli 67 % de la population montréalaise pendant plus de 150 ans.

Historique[modifier | modifier le code]

Plus grande commission scolaire du Québec, elle a été créée le 9 juin 1846 en parallèle avec un réseau d'écoles protestantes.

En 1847, elle s'occupe de 377 enfants. En 1917, ce nombre est passé à 75 000 élèves. Une première école maternelle est créé en 1914. L'alliance des professeurs catholiques est fondée en 1919

La communauté juive, qui n'a pas assez d'écoles pour elle-même, choisit d'envoyer ses enfants dans les écoles protestantes qui sont mieux financées.

L'enseignement primaire supérieur est mis sur pied pendant les années 1920. Pendant les années 1930, on commence à distribuer du lait et la première école pour handicapés est ouverte.

Un comité des Néo-Canadiens est mis sur pied en 1947 pour mieux accueillir les Juifs, Hindous, Bouddhistes et Sikhs qui arrivent au Canada.

Les professeurs menacent de faire la grève en 1945. Le syndicaliste Léo Guindon est congédié par la commission en 1948. En janvier 1949, une longue grève paralyse la commission.

Le secteur anglais de la CECM devient indépendant en 1963. En 1964, le ministère de l'Éducation du Québec prend l'autorité sur le Conseil de l'instruction publique, qui était dirigé par des laïcs et des évêques.

La population scolaire atteint un sommet en 1970 avec 229 000 élèves et 400 écoles. Les commissaires sont élus pour la première fois en 1973. En 1981, le gouvernement Lévesque restreint l'accès du clergé dans les écoles.

En 1982, les commissaires se prononcent en faveur d'un programme pour l'éducation à la sexualité. En 1990, la commission adopte une politique d'usage du français.

Fin de la CECM[modifier | modifier le code]

La CECM fait l'objet d'un recours collectif de la part du Mouvement Laïque Québécois qui s'oppose à la confessionnalité des élections scolaires pendant les années 1990.

Dans la CECM, il y avait deux partis politiques qui s'affrontaient pour le pouvoir : le Regroupement scolaire confessionnel catholique de Michel Pallascio (RSM) et le Mouvement pour une école moderne et ouverte laïciste (MEMO) de Diane De Courcy.

En 1996, la commission accueillait un total de 131 000 écoliers et élèves évoluant à un rythme normal dans 229 écoles différentes. Dans les faits, il était avéré que beaucoup de professeurs et directeurs n'étaient pas catholiques ou ne menaient pas une vie d'inspiration chrétienne.

Elle a été supprimée le 1er juillet 1998 par la réforme Marois dans le but de laïciser les écoles publiques montréalaises. Son dernier président est Yves Archambault

Ainsi, la CECM fut fusionnée avec la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal (CGPM), la loi sur l'instruction publique ayant été modifiée.

Aujourd'hui, les commissions scolaires ne sont plus séparées en fonction de la religion, mais en fonction de la langue. La commission scolaire de Montréal, (CSDM), la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), et la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île sont francophones alors que la Commission scolaire English Montreal et la Commission scolaire Lester-B.-Pearson sont anglophones.

Diane De Courcy du MEMO est devenue la nouvelle présidente de la CSDM.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Gagnon, Histoire de la Commission des écoles catholiques de Montréal, Boréal, 1996. ISBN 2-89052-751-4.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]