John Redpath

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John Redpath

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Portrait de John Redpath par Antoine Plamondon, 1836

Naissance décembre 1796
Écosse
Décès 5 mars 1869 (à 73 ans)
Nationalité Canada
Profession
Autres activités

John Redpath (né en Décembre 1796 en Écosse- décédé à Montréal le 5 mars 1869 à l'âge de 73 ans) est un homme d'affaires et un philanthrope canadien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émigré des basses-terres d'Écosse, il a fait l'œuvre de pionnier dans le développement industriel qui fit de Montréal la ville la plus prospère et la plus grande du Canada. Il a notamment contribué au développement du canal-de-Lachine.

En 1833, il fut élu au conseil d’administration de la Banque de Montréal, l’institution financière la plus importante de la ville ; il en fut un des administrateurs puis, à partir de 1860, vice-président et en demeura un des gros actionnaires jusqu’à sa mort. John Redpath investit dans bon nombre d’entreprises pendant les années 1840, 50 et 60, au cours desquelles Montréal connut un essor économique considérable.

La maison de John Redpath, Terrace Bank, rue Sherbrooke Ouest, 1880

Malgré tous ses intérêts financiers et son importante fortune, John Redpath ne se serait pas reconnu aujourd'hui s’il n’avait pas décidé, en 1854, d’entreprendre la construction de la première raffinerie de sucre de la province du Canada, qui a porté son nom (Sucrerie Redpath). Son usine de sept étages, dont les imposantes cheminées devinrent une des caractéristiques de la ville, représentait pour lui un investissement énorme. En 1859, John Redpath avait fait entrer dans la compagnie son fils aîné Peter Redpath ainsi que son gendre George Alexander Drummond.

Il fut président de l’association qui promulgue le manifeste annexionniste de Montréal qui reçut l’appui massif, encore que bref, de nombreux hommes d’affaires montréalais bien en vue. Il a de plus contribué au financement de l'Université McGill, l'association des investisseurs, l'hôpital général de Montréal, l'Institut de mécanique de Montréal[1] et le collège presbytérien de Montréal.

Enterré au cimetière du Mont-Royal, le musée Redpath est nommé en son honneur.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

De 1840 à 1843, il siège au Conseil municipal de Montréal, période durant laquelle il cède des terres qui sont devenues la rue Drummond le 13 mai 1842. La rue est nommée en l'honneur de sa deuxième femme, Jane Drummond (1816-1907), et non en celui de Gordon Drummond (sans relation) tel qu'on le suppose parfois[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les instituts de mécanique (en) sont des institutions d'éducation aux adultes (en), visant surtout des compétences techniques pour les hommes, fondées au 19e siècle au travers l'Empire britannique.
  2. « Rue Drummond », Fiche Descriptive, Commission de toponymie du Québec (consulté le 8 septembre 2013).
  3. Ville de Montréal, Les rues de Montréal, Répertoire historique. Éditions du Méridien. 1995, p. 151.

Liens externes[modifier | modifier le code]