Charles II du Palatinat
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Charles II (né le 31 mars 1651 à Heidelberg † le 16 mai 1685 dans cette même ville), fut électeur palatin de 1680 à sa mort. Il était le fils et successeur de Charles-Louis et le frère de Elisabeth-Charlotte, duchesse d’Orléans.
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[modifier] Biographie
Le court règne de Charles ne fut rien moins que brillant. D'un naturel effacé, avec cela imprégné des valeurs familiales de son enfance, il manifestait un goût superficiel pour la vie militaire et se comporta comme un calviniste rigoureux. C'est d’ailleurs la raison pour laquelle il autorisait les huguenots à s'établir dans sa principauté.
Ses parents se séparèrent en 1656. L'électrice Charlotte se réfugia ans sa famille à Cassel tandis que l'électeur contractait avec sa maîtresse un mariage morganatique dont il eut une nombreuse descendance non dynaste. Si Charles, en tant qu'héritier fut élevé à Heidelberg, sa sœur Elisabeth-Charlotte fut confiée à leur tante la duchesse de Hanovre.
C'est peut être à cause de la vie scandaleuse de son père, que Charles reçut de ses précepteurs une éducation rigoureusement calviniste mettant l'accent sur le péché de chair.
Il épousa néanmoins en 1671 par l'entremise de sa tante Sophie de Hanovre la princesse Wilhelmine Ernestine de Danemark (1650 † 1706), une des filles du roi Frédéric III ; mais cette union resta stérile, le prince refusant toute relation avec sa femme.
La même année, sa sœur contractait une union brillante en épousant le duc d'Orléans frère du roi de France, devant à contre-cœur se convertir au catholicisme à Metz. Ce mariage devait protéger l'électorat des menées expansionnistes de Louis XIV de France qui avait annexé l'Alsace et dont les troupes occupaient la Lorraine et le Barrois .
Il n'en fut rien. Dès 1674, au coursde la Guerre de Hollande, les troupes Françaises ravagèrent le Palatinat ne laissant que des ruines de cette principauté florisssante qui était le siège d'une des plus brillantes université Allemande.
L'électeur Charles-Louis mourut six ans plus tard et Charles lui succèda sous le nom de Charles II. Prince cultivé, il redonna à sa capitale le rang brillant qu'elle occupait avant les exacations Françaises. Cependant, victime d'une mort prématurée, il ne régna que 5 ans laissant le trône à un lointain cousin catholique Philippe-Guillaume de Neubourg qui était également le beau-père de l'empereur Léopold Ier du Saint-Empire.
Ayant refusé de consommer son mariage, Charles II fut le dernier comte palatin issu de la lignée calviniste des Palatinat-Simmern : son successeur Philippe-Guillaume était issu de la branche catholique des Palatinat-Neubourg.
Si dans un premier temps Charles parvint à un compromis avec son héritier sur la question religieuse dans le Palatinat, il ne pouvait s'opposer à plus long terme à ce que certains droits dynastiques de sa sœur, la duchesse d’Orléans, belle-sœur du roi Louis XIV de France, permettent au "roi-soleil", au grand dam de celle-ci, de déclencher la Guerre de la Ligue d'Augsbourg que les Allemands nomment "la guerre d'Orléans"...
[modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Bibliographie
- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Karl_II._(Pfalz) » (voir la liste des auteurs)
- Karl Kollnig, Die Kurfürsten von der Pfalz, Heidelberg, Odenwälder, 1993 (ISBN 3-929295-04-0).
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