Armes de destruction massive en Syrie

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Syrie
Arsenal nucléaire
Image illustrative de l'article Armes de destruction massive en Syrie
Programme
Date de lancement 1979[1]
Premier essai nucléaire aucun
Premier essai Bombe H N/A
Dernier essai nucléaire N/A
Statistiques
Charge nucléaire la plus élevée N/A
Nombre maximal d'armes nucléaires N/A
Nombre total d'essais nucléaires N/A
Arsenal courant inconnu
Portée maximale
Traités internationaux
Traités signés Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)

La Syrie a présumément recherché et produit des armes de destruction massive.

Le 23 juillet 2012, la Syrie admet posséder un stock d'armes chimiques dont elle revendique l'utilisation potentielle uniquement en cas d'attaque de pays étrangers[2]. Durant la guerre civile syrienne, les forces armées ont reconduit des essais d'armes chimiques dans une base près d'Alep[3],[4].

Les armes chimiques ont toujours été un point de discussion entre le gouvernement syrien et la communauté internationale, et une éventuelle intervention militaire conduirait à l'utilisation de telles armes par l'armée syrienne.

Complexes de fabrication d'armes chimiques[modifier | modifier le code]

Selon L'Espresso, le premier pays à fournir des armes chimiques à la Syrie a été l'Égypte, pour du gaz moutarde à partir de 1973[5]. Au début des années 1980, des entreprises pharmaceutiques françaises auraient exporté en Syrie des produits à double usage contenant du sarin[5],[6]. Selon un rapport de l'ONG Globalsecurity, la plus grande part de l'arsenal chimique et biologique syrien a été fourni par « de grandes sociétés de courtage en produits chimiques installées en Hollande, en Suisse, en France, en Autriche et en Allemagne »[6],[7],[8].

La Syrie disposerait de cinq sites de fabrication d'armes chimiques en 2013 :

Armes biologiques[modifier | modifier le code]

La Syrie aurait notamment réalisé des recherches sur l'anthrax, sur la peste, la tularémie, la toxine botulique, la variole, l'aflatoxine, le choléra et la ricine. Les Russes auraient notamment apporté une aide à la Syrie sur l'installation d'anthrax dans des ogives.

Programme nucléaire[modifier | modifier le code]

Réacteur nucléaire syrien en construction.

La Syrie est membre du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) mais maintient un programme nucléaire civil, qui serait en réalité utilisé à des fins militaires.

Le 6 septembre 2007, Israël bombarde un site en Syrie où seraient implantés des installations nucléaires, tuant 10 ingénieurs nord-coréens (opération Orchard)[9].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Nuclear Weapons Programs - Syria, GlobalSecurity.org
  2. (en) Syria Threatens Chemical Attack on Foreign Force, The New York Times, 23 juillet 2012
  3. (en) Syria Tested Chemical Weapons Systems, Witnesses Say, Spiegel.de, 17 décembre 2012
  4. (en) Report: Syria tested chemical weapons delivery systems in August, Haaretz, 17 septembre 2012
  5. a et b (it) Gigi Riva, « Chi ha armato il tiranno Assad », L'Espresso,‎ 2 septembre 2013 (lire en ligne) :

    « L'Egitto fu il primo a fornire, a partire dal 1973, quantità di iprite o gas mostarda [...] Il salto di qualità ci sarebbe stato solo pochi anni dopo, grazie all'aiuto di alcune aziende farmaceutiche francesi che hanno esportato materiali "dual use" contenenti il sarin. »

  6. a et b (en) « Syria's Chemical Weapons Program Built With Outside Help To Counter Israel », Reuters,‎ 28 août 2013 (lire en ligne) :

    « The bulk of chemical and biological weapons production technology came from "large chemical brokerage houses in Holland, Switzerland, France, Austria and Germany," said GlobalSecurity, a security information provider. »

  7. (en) Robert Tilford, « Could Syrian Chemical weapons fall into the hands of al-Qaeda? », The Examiner,‎ 22 avril 2012 (lire en ligne)
  8. (en)« Chemical Weapons - Syria », GlobalSecurity,‎ 2012 (consulté le 2 septembre 2013)
  9. (en) N. Koreans Taped At Syrian Reactor, The Washington Post, 24 avril 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]