Armes de destruction massive aux Pays-Bas

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Les Pays-Bas possèdent des armes de destruction massive fabriquées par les Etats-Unis[1]. Les Pays-Bas ont signé le traité de non-prolifération nucléaire le 2 mai 1975.

Armement nucléaire[modifier | modifier le code]

Un MGR-1 Honest John néerlandais lors d'une parade en 1960.
Site de missiles Nike-Hercules de l'armée de l'air royale néerlandaise en Allemagne de l'Ouest dans les années 1970.

Dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), certaines formations des forces armées néerlandaises peuvent avoir accès à des armes nucléaires des États-Unis depuis les années 1960 dans le cadre du régime dit de la double clé.

Au 31 décembre 1966, voici le nombre de batteries à capacité nucléaire qui étaient prévus au total et celui des batteries effectivement en service à cette date dont les ogives sont fournies par l'United States Army Europe[2] :

Les huit batteries de Nike installées en Allemagne de l'Ouest dans le cadre du système OTAN de défense aérienne intégrée dépendaient à l'origine du 1er et 2e groupes d'engins guidés ((nl) : Groepen Geleide Wapens) créer respectivement le 11 janvier 1959 et le 8 avril 1963, ceux-ci ont fusionnés dans le 12e groupe d'engins guidés en service du 15 mai 1975 au 4 janvier 1988 comportant quatre batteries. Les derniers missiles européens Nike-Hercules à ogives nucléaires furent retirés cette année.

Les Honest John sont remplacé par des MGM-52 Lance en service dans le 129e bataillon d'artillerie de 1979 à 1992.

Les dépôts de munitions nucléaires pour l'artillerie (des W31 pour les Honest John et les Nike-Hercules, des W33 puis dans les années 1980 des W79 pour les obusiers, des W70 pour les Lance) se trouvaient à 't Harde et Havelterberg de 1961 à 1992[3].

Les Lockheed P-2 Neptune puis les Lockheed P-3 Orion de la marine royale néerlandaise basé à Leyde et à Curaçao pouvaient utiliser des grenades anti-sous-marines américaines entreposées au Royaume-Uni suite à un mémorandum signé en 1965.

Avec la fin de la guerre froide, ces systèmes d'armes ont été démantelés.

Il avait été prévu suite à une décision de l’OTAN de 1979 l'installation de 48 missiles de croisière BGM-109G Gryphon à Woensdrecht Air Station dans le Brabant-Septentrional mis en œuvre par le 486th Tactical Missile Wing du Tactical Air Command en service du 27 août 1987 au 20 septembre 1988 mais le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire a fait que ces missiles ne sont jamais déployés.

Un général de l'USAFE assistant une procédure de désarmement d'une maquette de bombe B-61 sur la base aérienne Volkel-Uden en 2008.

En 2013, 22 bombes nucléaires B61 de l'USAFE sont stockés sur la base aérienne Volkel-Uden[4] pouvant en entreposer jusqu’à 44 depuis septembre 1991 sous la garde du 703e escadron de support des munitions (anciennement le 752e escadron jusqu'en 2004), et destiné à être utilisé par les escadrons 311 et 312 de l'armée de l'air royale néerlandaise équipés de F-16[5].

Deux sites d'entraînement pour des simulations de bombardement nucléaire sont opérationnelles dans les années 1990 à Noordvaarder et Vliehors[6].

Armement chimique[modifier | modifier le code]

Des entreprises de l'industrie chimique des Pays-Bas ont livré, comme celles de plusieurs autres pays, des précurseurs utilisé pour les armes chimiques irakiennes.

Le 20 février 2008, il fut révélé que les Néerlandais avaient conduit des expérimentations d'armes chimiques durant le début des années 1950 en utilisant des gaz innervants (sarin, tabun et soman). Ces expérimentations furent conduites sur des animaux dans le village de Harskamp sur l'île de Vlieland et des tests furent menés conjointement avec la France et la Belgique dans le désert d'Algérie après 1956, faisant détonner 6 kilogrammes de Stof X. La raison ayant conduit à ces expérimentations était la crainte d'une attaque de l'URSS dans le cadre de la guerre froide[7].

Les Pays-Bas ont ratifié la convention sur l'interdiction des armes biologiques le 10 avril 1972 et la convention sur l'interdiction des armes chimiques le 30 juin 1995.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mondialisation.ca/les-cinq-puissances-nucl-aires-europ-ennes-non-d-clar-es/17690
  2. (en)« Number of Non-US NATO Batteries Programmed and supported by USAREUR, 31 december 1966 », sur http://www.usarmygermany.com (consulté le 13 janvier 2012)
  3. (en)« Honest John », sur 8th Missile Det. (FAD) Darp/Havelte, NL US Army 1960-1992 (consulté le 29 août 2014)
  4. (en) « US nuclear bombs 'based in Netherlands' - ex-Dutch PM Lubbers », sur BBC,‎ 10 juin 2013 (consulté le 29 août 2014).
  5. (en) « United States Air Forces in Europe - Munitions Support Squadron », sur Global Security (consulté le 29 août 2014).
  6. [PDF] (en) Hans M. Kristensen, « U.S. Nuclear Weapons in Europe A Review of Post-Cold War Policy, Force Levels, and War Planning », sur Natural Resources Defense Council,‎ février 2005 (consulté le 17 janvier 2012)
  7. NRC newspaper, 19 feb. 2008