Arme de destruction massive

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« Arme de destruction massive » (ADM) est un terme utilisé en communication politique pour désigner les armes non conventionnelles[1].

Ce terme est apparu dans les années 1940 pour désigner des armes nucléaires, biologiques, chimiques et radioactives. Le scientifique des États-Unis et conseiller des présidents Roosevelt et Truman Vannevar Bush, aurait inventé cette expression pour définir les futures armes géantes imprévisibles. À cette époque, les bombes, grenades ou fusils de gros calibre, couramment utilisés, n'étaient pas considérés comme ADM.

Aux États-Unis, le sens n'est plus exactement le même : depuis un projet de loi des États-Unis de 1994, le Congrès a inclus les «engins destructeurs» (au sens de la législation des États-Unis), tels que les bombes, grenades, mines et fusils à calibre supérieur à 12,7 millimètres. Le Code des États-Unis, Titre 18, Section 2332a punit de 50 ans de peine de prison un meurtre commis au moyen d'une arme de destruction massive considéré comme un crime fédéral, donc de la responsabilité du FBI. Au début du XXIe siècle, le terme d'ADM est utilisé par l'administration judiciaire[Laquelle ?], de manière banalisée pour caractériser certains actes terroristes, ou incivilités consistant à menacer d'ADM.

Emploi du terme[modifier | modifier le code]

Cette expression est devenue populaire au cours de la crise au sujet du désarmement de l'Irak en 2002. La suspicion sur la présence d'armes de destruction massive (Weapons of Mass Destruction en anglais, Massenvernichtungswaffen en allemand) fut une des raisons avancées pour l'invasion de l'Irak en 2003. L'année suivante, la Résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies visait à prévenir la prolifération des ADM.

Usage[modifier | modifier le code]

Les armes nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques ont généralement une vocation dissuasive. Leurs emplois dans le cadre d'opérations militaires étant exceptionnels.

Ces armes ne sont pas tirées sur un objectif bien déterminé, mais agissent sur une zone « très étendue », d'un rayon dépassant le kilomètre, avec des effets très importants sur les bâtiments, les matériels et les personnes y compris les civils.

Désignation[modifier | modifier le code]

L'expression a été utilisée dès 1937 pour décrire le bombardement aérien par des bombes explosives conventionnelles en grandes quantités.

La définition militaire moderne recouvre des armes capables d'un haut niveau de destruction et/ou utilisables de façon à détruire un grand nombre de personnes.

Les militaires emploient actuellement l'appellation d'armes NBC (nucléaire, biologique/bactériologique (selon l'époque) et chimique), auparavant appelées ABC (atomique, biologique et chimique). Récemment est apparu le terme NRBC ou NBCR, R pour radiologique et visant les « bombe radiologiques » et autres armes utilisant des radiations.

Aujourd'hui, les ADM recouvrent les armes suivantes[réf. nécessaire]:

Les armes de destruction massive peuvent être des explosifs, des armes nucléaires, biologiques, chimiques ou radiologiques, mais le terme ne concerne pas les moyens de transport ou de propulsion de l'arme quand ces moyens sont séparables de l'arme.

Remarques[modifier | modifier le code]

  • Les armes non conventionnelles autres que RNBC du type de rayonnement dirigé (faisceau laser, etc.) sont théoriques, à l'étude, ou relèvent du domaine de la science-fiction.
  • Les armes non conventionnelles ont aussi un effet psychologique important par l'aspect de vulnérabilité de l'individu (il est presque impossible de se protéger d'une arme nucléaire), et le fait qu'on puisse être tué sans pouvoir même le savoir dans le cas des armes chimiques et biologiques. Cette imprévisibilité est aussi présente dans une moindre mesure sur le champ de bataille où on peut être tué sans connaitre le danger par des mines ou des tireurs embusqués. Les « bombes sales » quant à elles ne sont guère plus dangereuses qu'une bombe classique mais l'association de « terrorisme », « radioactivité » et « bombe » aurait des effets de panique important dans les sociétés occidentales. Quant à l'explosion d'une arme nucléaire, son effet psychologique sur les populations de notre société serait énorme et imprévisible. / une bombe nucléaire 'sale' génère bien plus de dégâts qu'une bombe correctement construite parce que la combustion des atomes radioactifs (potentiellement plus toxique que U-235) est bien moindre ce qui signifie au sol plus de radioactivité plus loin et plus longtemps !
  • L'usage massif de bombes incendiaires (au phosphore ou au napalm par exemple) a un usage militaire similaire, mais un impact psychologique plus limité.
  • Il est quasi-impossible d'utiliser des armes chimiques pour une « destruction massive » sur un territoire, car ses effets sont relativement limités dans l'espace et dans le temps, et moins prévisibles que dans le cas des armes conventionnelles. / cf les effets de l'épandage de dioxyne (Agent Orange) encore présent au Vietnam dans les sols et qui se manifestent encore aujourd'hui sur les populations.
  • Les armes de destruction massive se sont révélées au cours du XXe siècle nettement moins meurtrières que les armes conventionnelles, statistiquement responsables de l'immense majorité des morts dans tous les conflits. Leur puissance relative (c'est-à-dire que si armes conventionnelles et non-conventionnelles étaient utilisées en même quantités) penche néanmoins de loin du côté des armes de destruction massive.

Protection[modifier | modifier le code]

Il est impossible de se protéger efficacement de toutes ces armes, mais une protection partielle contre les armes NBC est envisageable.

Pour plus de détails : NBC ; Sécurité civile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les armes de destruction massive et leur victimes - Aspects médicaux, stratégiques, juridiques, Médecine-Science Flammarion, Patrick Barriot et Chantal Bismuth.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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