Alfred Gauvin

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Alfred Ambroise Gauvin, né le 5 avril 1836 à Héricourt-en-Caux (Seine-Maritime) et mort le 27 décembre 1892 à Paris 14e, est un sculpteur français.

Léon Gambetta, médaillon d'Alfred Gauvin

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un meunier normand, Pierre Aimable Gauvin, et de Rose Clotilde Dubuisson. Il quitte jeune sa Normandie natale pour Paris où il épouse Elisa Victorine Sedilot en 1868. Lorsque celle-ci meurt le 14 août 1869, à l'âge de 20 ans, il se présente comme artiste peintre et non sculpteur. Son œuvre la plus ancienne, actuellement connue, date de 1878. Veuf depuis quinze ans, il épouse le 3 septembre 1884, une très jeune femme, Marie Mathilde Frogère, 21 ans, et dont il fera au moins un portrait, exposé au Musée des Beaux-arts de Rouen. Il a exposé au Salon de 1880 à 1889. Le 1er janvier 1888, il est cité parmi les officiers d'Académie, comme ciseleur-damasquineur, dans la liste des décorations universitaires[1].

Le 8 janvier 1881, Alfred Gauvin organise les obsèques de son ami Louis Combes dont on peut voir le portrait au cimetière du Montparnasse à Paris. Sont présents notamment Léon Gambetta, Martin Nadaud, Étienne Arago, Eugène Spuller, Arthur Ranc.

Le 30 décembre 1892, on pouvait lire dans Le Temps : "On annonce la mort d'Alfred Gauvin, un artiste qui fut un maître dans l'art de la damasquinerie. Alfred Gauvin était un ardent républicain. Son art le passionnait et il exécuta à ses frais les portraits de Victor Hugo et de Gambetta notamment. Alfred Gauvin est mort, au moment où il allait terminer un travail qui lui avait été commandé par la Ville de Paris…" [2].

Il a été incinéré au columbarium du cimetière du Père-Lachaise[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Portrait de Madame Gauvin, Rouen, musée des Beaux-Arts, don de l'artiste en 1886.
  • Portrait de Carnot, encre noire, mine de plomb, plume, 1888, Musée du Louvre, département des Arts graphiques.
  • Portrait de M. Chantin, horticulteur, Rouen, musée des Beaux-Arts, don de l'artiste en 1889.
  • Buste en bronze du docteur Nicolas Auguste Gay-Bellile (1828-1878), 1878, Cimetière du Montparnasse.
  • Portrait du conseiller municipal Louis Combes, Salon de 1880, puis 1882, Cimetière du Montparnasse.
  • Médaillon d'Alfred Dutour, Cimetière du Montparnasse.
  • Pommeau de selle, The Metropolitan Museum of Art.
  • Portrait de Philippe Burty[4].
  • "Un joli cadre de fer damasquiné" Salon des Arts décoratifs 1882 (Supplément du Figaro du 27 novembre).
  • Portrait de Carnot, médaillon sculpté, salon de 1888.
  • Plusieurs portraits de Léon Gambetta, dont un médaillon en acier de 1882 se trouve au Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis, France, et plusieurs médaillons en bronze en 1883. En 1884, les Galeries nationales de Versailles feront l'acquisition d'un "médaillon de Gambetta gravé au burin, en plein fer, et encadré dans une bordure damasquinée d'or" qui a été présenté au Salon[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Temps des 2 et 3 janvier 1888.
  2. Même nécrologie dans Le Gaulois du 31 décembre 1892.
  3. « A. Gauvin, ciseleur, damasquineur et sculpteur », Revue de l'art français ancien et moderne, vol. 11,‎ 1895 (lire en ligne)
  4. Le Journal des Débats politiques et littéraires du 29 décembre 1892, Nécrologie page 4.
  5. Le Temps du 17 novembre 1884.