Albert Anker

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Albert Anker
Albert Anker en 1901.
Albert Anker en 1901.

Activité Peinture
Naissance 1er avril 1831
Anet
Décès 16 juillet 1910 (à 79 ans)
Anet
Formation Beaux-arts de Paris
Distinctions Légion d'honneur

Albert Anker, né le 1er avril 1831 et mort le 16 juillet 1910 à Anet (Berne), est un peintre suisse.

Sommaire

Présentation [modifier]

Portrait de Jacob Böhm de Görlitz, faïence diamètre 33,5cm.

Albert Anker est le deuxième enfant d’un vétérinaire d’Anet. Il suit ses premiers cours de dessin chez Louis Walhinger, en 1845, mais ne se destine pas immédiatement à la peinture. En 1851, il commence des études de théologie dans les universités de Berne et de Halle, en Allemagne. En fin d'année 1853, il demande à son père d’interrompre ses études pour devenir peintre. Après avoir reçu l'autorisation de son père, il se rend à Paris, ville qui l’avait enthousiasmé lors d’un voyage en 1851. Il y devient un élève du peintre suisse Charles Gleyre. Entre 1855 et 1860, il fréquente l’École impériale des beaux-arts où étudiait Pierre-Auguste Renoir.

En 1861, comme tous les peintres de son époque, il se sent attiré par l'Italie. En 1864, il épouse Anna Ruefli, de Langnau, avec laquelle il aura six enfants. Le couple passe l'hiver à Paris et l'été à Anet. En 1866, Albert Anker commence à faire des projets pour le céramiste Théodore Deck ; au cours des années, il va réaliser plus de 300 dessins pour des faïences.

En 1870, il est élu député au Grand Conseil du canton de Berne. Il travaille pour les magazines le Magasin pittoresque et la Revue suisse des beaux-arts. En 1878, il organise la section suisse de l'Exposition universelle de Paris, ce qui lui vaut d'être nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Il mène une vie active, voyage beaucoup à l'étranger, participe à l'Exposition universelle de Paris de 1889 et devient membre de la Commission fédérale des beaux-arts.

En 1890, il renonce à son domicile parisien pour demeurer uniquement à Anet.

Membre de la fondation Gottfried Keller, il participe à la première exposition nationale des beaux-arts à Berne.

En 1900, l'université de Berne lui confère le titre de docteur honoris causa.

Principales œuvres [modifier]

La Jeune fille aux dominos
Pestalozzi et les orphelins
  • École de village en Forêt-Noire (1858)
  • Louise, fille de l’artiste (1874)
  • Le Pharmacien du village (1886)
  • Le Lacustre (1886)
  • Le Mariage civil (1887)
  • La Soupe populaire d’Anet (1893)
  • Autoportrait (1895)
  • Jeune Paysan dormant (1897)
  • Jeune fille tricotant (1897)
  • Judith (1885) (céramique de Th. Deck)
  • Pestalozzi et les orphelins (1902)

Récompenses [modifier]

  • 1856 : Deux médailles de bronze à l’École impériale des beaux-arts à Paris.
  • 1858 : Médaille d’argent à l’École impériale des beaux-arts à Paris.
  • 1866 : Médaille d’or au Salon de Paris.
  • 1872 : Médaille de bronze pour son tablleau Les marionnettes à l’Exposition internationale de Londres.
  • 1873 : Médaille pour sa peinture sur faïence à l’Exposition universelle de Vienne.

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Notes et références [modifier]