État de mal épileptique

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État de mal épileptique
Classification et ressources externes
CIM-10 G41
CIM-9 345.3
eMedicine emerg/554 
MeSH D013226
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L'état de mal épileptique est la complication médicale la plus redoutée de l'épilepsie, elle engage le pronostic vital et fonctionnel (risque de séquelles neurologiques définitives). Elle est définie par une crise épileptique de durée anormalement longue (plus de 5-10 minutes pour un état de mal convulsif), ou par la survenue de crises si rapprochées que le malade n'a pas le temps de retrouver ses esprits entre deux crises. L'état de mal épileptique doit faire rechercher une cause déclenchante : arrêt du traitement, prise de toxiques (ivresse alcoolique en particulier), prise de médicaments contre-indiqués, infection, etc.

Définition[modifier | modifier le code]

L'état de mal épileptique est défini par une crise épileptique de durée anormalement longue (plus de 5-10 minutes pour un état de mal convulsif), ou par la survenue de crises si rapprochées que le malade n'a pas le temps de retrouver ses esprits entre deux crises.

Causes[modifier | modifier le code]

L'état de mal épileptique doit faire rechercher une cause déclenchante : arrêt du traitement, prise de toxiques (ivresse alcoolique en particulier), prise de médicaments contre-indiqués, infection, etc.

Évolution[modifier | modifier le code]

Dans le cas d'un état de mal par crises convulsives tonicocloniques, la durée de la crise fait craindre :

  • insuffisance respiratoire par encombrement bronchique et bradypnée (ralentissement respiratoire) ;
  • troubles circulatoires ;
  • séquelles neurologiques et intellectuelles définitives ;
  • troubles hydro-électrolytiques (déshydratation, acidose lactique) ;
  • œdème cérébral.

L'état de mal peut aussi se produire dans le cadre du petit mal : on retrouve alors un état confusionnel prolongé, associé à des manifestations cloniques du visage très évocatrices. En cas d'état de mal par épilepsie partielle, le diagnostic peut être difficile en raison de la ressemblance des symptômes avec ceux d'un accident vasculaire cérébral. L'électro-encéphalogramme permet de faire la différence.

Dans les cas extrêmes, la crise peut conduire à la mort du patient, par anoxie cérébrale.

Prise en charge[modifier | modifier le code]

La prise en charge des états de mal épileptique peuvent impliquer l'utilisation de médicaments hypnotiques (benzodiazépines ou barbituriques) et de la ventilation mécanique[1],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andrea O. Rossetti, Tracey A. Milligan, Serge Vulliémoz, Costas Michaelides, Manuel Bertschi, Jong Woo Lee, « A Randomized Trial for the Treatment of Refractory Status Epilepticus », Neurocritical Care, vol. 14, no 1,‎ 1er février 2011, p. 4-10 (ISSN 1541-6933, 1556-0961, PMID 20878265, DOI 10.1007/s12028-010-9445-z, lire en ligne)
  2. (en) Andrea O. Rossetti et Daniel H. Lowenstein, « Management of refractory status epilepticus in adults », Lancet neurology, vol. 10, no 10,‎ octobre 2011, p. 922-930 (ISSN 1474-4422, PMID 21939901, DOI 10.1016/S1474-4422(11)70187-9, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]