Élections législatives suédoises de 2010

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Élections générales suédoises de 2010
19 septembre 2010
Fredrik Reinfeldt 0c181 8612.jpg
Fredrik Reinfeldt – M
  
30,06 %
Sièges obtenus 107
Mona Salhin 2009-06-06.jpg
Mona Sahlin – S
  
30,66 %
Sièges obtenus 112
Jimmesd (cropped).jpg
Jimmie Åkesson – SD
  
5,7 %
Sièges obtenus 20
Ministre d'Etat
Élu
Politique en Suède
Image illustrative de l'article Élections législatives suédoises de 2010

Des élections générales ont eu lieu en Suède le 19 septembre 2010 pour renouveler les 349 membres du Riksdag (Chambre unique du Parlement), ainsi que les assemblées délibérantes des comtés et des municipalités.

Système électoral[modifier | modifier le code]

Composition de l'assemblée sortante

En Suède, les élections générales concernent le renouvellement des membres du Parlement (à savoir les 349 députés du Riksdag), et celui des élus locaux (conseils d’administration et assemblées locales des 20 comtés et conseils municipaux des 290 municipalités du royaume). Le 17 septembre 2006, les 7 millions de Suédois disposant du droit de vote ont donc eu à choisir en même temps leurs nouveaux représentants nationaux et locaux. Concernant le Riksdag, 310 sièges sont répartis entre les 29 circonscriptions, les 39 autres, aux rang national, appelés compensatoires, étant attribués aux différents partis en vue de leur assurer la représentativité la plus exacte possible au niveau national. Le système électoral utilisé est la représentation proportionnelle au scrutin de listes. Depuis les élections de 1998, le vote préférentiel est autorisé.

Contexte[modifier | modifier le code]

La droite au pouvoir depuis 2006[modifier | modifier le code]

Mettant fin à un règne quasi-ininterrompu du Parti social-démocrate des travailleurs (S ou SAP), les Suédois avaient accordé, à l'issue des élections générales de 2006, une courte victoire aux partis du centre-droit rassemblés au sein de l'Alliance pour la Suède. C'était la première victoire des partis dits « bourgeois » depuis l'accession au pouvoir de Carl Bildt en 1991, qui avait alors dû composer avec l'extrême droite. Depuis 2006, la Suède est donc dirigée par le Ministre d'État (chef du gouvernement) et leader du Parti du rassemblement modéré (M) Fredrik Reinfeldt, à la tête d'un gouvernement de coalition alliant sa propre formation au Parti du centre (C), aux Libéraux (FP) et aux Démocrates-chrétiens (KD). Ces quatre partis comptent bien reconduire leur majorité à l'issue de l'échéance de 2010, et se présentent à nouveau au jugement des électeurs sous les couleurs de l'Alliance pour la Suède.

La première coalition de gauche[modifier | modifier le code]

L'Alliance devra pour cela battre une opposition donnée gagnante par toutes les enquêtes d'opinion depuis plusieurs mois. Alliés aux Verts (MP) et au Parti de gauche (Vp) dans le cadre d'un cartel électoral baptisé « Les Rouges-verts », les Sociaux-démocrates de Mona Sahlin vont tenter de revenir aux affaires après quatre ans d'opposition. Conformément à l'accord passé entre les trois partis, un gouvernement de coalition intégrant pour la première fois des membres des Verts et du Vp devrait être formé en cas de victoire.

Changements en vue[modifier | modifier le code]

Le paysage politique suédois a connu un petit bouleversement à l’occasion des élections européennes de 2009, au cours desquelles les Verts se sont imposés, avec un score exceptionnellement élevé de 11 % des voix, comme la quatrième force politique du pays. Le Parti pirate (PP), mouvement fédérant les partisans d'une profonde réforme des droits d'auteurs en réaction à la répression du piratage informatique des œuvres artistiques, avait également effectué une percée historique en rassemblant 7,1 % des suffrages exprimés et en emportant 1 des 18 sièges suédois du Parlement européen. Toutefois ce succès semble avoir du mal à se concrétiser, aucun sondage ne permettant pour l'instant d'affirmer que le PP puisse avoir une quelconque chance de franchir le seuil de 4 % des suffrages exprimés, indispensable pour envoyer des députés siéger au Riksdag.

Plusieurs enquêtes prédisent en revanche que l'extrême droite, incarnée par les Démocrates suédois (DS), pourrait, elle, être en mesure de semer le trouble au Riksdag. Les DS ont réalisé jusque là leurs meilleurs scores dans le sud du pays, où leur base tend à se solidifier. S'ils parviennent à entrer au Riksdag, ils renouvèleront l'exploit réalisé en 1991 par Nouvelle démocratie, parti d'extrême droite aujourd'hui disparu qui avait alors monnayé son soutien au gouvernement de droite. Restent enfin quelques partis de moindre influence implantés localement, comme l’Initiative féministe, le Parti de la santé ou le Parti des intérêts des retraités suédois.

Résultats[modifier | modifier le code]

Riksdag[modifier | modifier le code]

Composition politique du nouveau Riksdag

Résultats officiels rendus publics par la Commission électorale[1]. La participation a été de 84,63 %, en hausse de plus de quatre points par rapport à 2006.

1,1
+3,83
-0,48
-1,32
-0,99
Partis & alliances Votes % +/- Sièges +/-
Alliance pour la Suède 2 936 790
1 791 766
420 524
390 804
333 696
49,28 %
30,06 %
7,06 %
6,56 %
5,60 %
173
107
24
23
19
-5
+10
-4
-6
-5
Rouges-verts 2 598 985
1 827 497
437 435
334 053
43,60 %
30,66 %
7,34 %
5,60 %
156
112
25
19
-15
-18
+6
-3
Démocrates suédois 339 610 5,70 % +2,77 20 +20
Autres 85 023 1,68 % ? 0 =
Total 5 960 408 100 349

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]