Árpád Göncz

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Dans le nom hongrois Göncz Árpád, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Árpád Göncz, où le prénom précède le nom.
Árpád Göncz
Image illustrative de l'article Árpád Göncz
Fonctions
5e président de la République hongroise
4 août 19904 août 2000
(10 ans, 0 mois et 0 jour)
Premier ministre József Antall
Péter Boross
Gyula Horn
Viktor Orbán
Prédécesseur Mátyás Szűrös
Successeur Ferenc Mádl
Biographie
Nom de naissance Göncz Árpád
Date de naissance 10 février 1922 (92 ans)
Lieu de naissance Budapest, Hongrie
Nationalité hongroise
Parti politique Alliance des démocrates libres

Árpád Göncz
Présidents de la République hongroise

Árpád Göncz, né le 10 février 1922 à Budapest, est un homme politique hongrois qui, après avoir brièvement exercé les fonctions de président du Parlement hongrois, fut élu président de la République en 1990 et occupa ses fonctions jusqu'en 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Árpád Göncz naît le 10 février 1922 de l’union de Lajos Göncz et de Ilona Heimann, une famille cultivée. De 1939 à 1944, il suivra des études à l’université de Pazmany d’où il sortira docteur en droit, il suivra également des études en agronomie à l’université de Godollo en 1956, études qu’il n’aura jamais l’occasion d’achever.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Hongrie étant alliée à l’Allemagne nazie depuis 1941, Goncz, engagé très tôt dans la résistance anti-fasciste, déserta l’armée où il fut enrôlé de force afin de rejoindre la résistance locale, le bataillon Tancsics. Dès la fin du conflit et l’entrée des soviets en Hongrie en 1945, il se lança en politique en étant affilié au parti paysan indépendant dans lequel il œuvrera pour la réforme agraire, ceci en parallèle avec ses études en agronomie.

En 1948, après la dissolution du parti par le régime stalinien mis en place en Hongrie depuis peu, il travailla comme soudeur en usine de 1949 à 1951 et par après comme ingénieur agronome de 1951 à 1956. Entre temps, en 1946, il se mariera avec Zsuzsanna Maria avec laquelle il aura 4 enfants. Le 17 octobre 1956, il parlera au sein du « cercle Petofi » au sujet de la réforme agraire. Ce cercle était un centre important de diffusion critique et de débats. Cette même année, d’énormes révoltes contre la répression soviétique éclatèrent en Hongrie, révoltes auxquelles participa Arpad Goncz notamment en envoyant, en 1957, à l’étranger le manuscrit d’Imre Nagy, l’organisateur de la résistance anti-soviétique en Hongrie occidentale, « In Defence of the Hungarian People On Communism. » En mai de cette année, il sera arrêté par les forces soviétiques et accusé d’avoir participé à l’envoi du message radio d’Istvan Bibo demandant l’aide des nations unies pour contrer l’offensive des chars soviétiques qui rentraient en Hongrie. Il fut donc condamné à la prison à vie le 2 août 1958. En mars 1960, il entamera une grève de la faim avec une partie des prisonniers de la prison nationale de Vak.

Cette incarcération permit un tournant considérable dans sa vie intellectuelle. En effet, en prison il apprit l’anglais et pratiqua la traduction de littérature américaine et anglo-saxonne. Il ne sera libéré qu’en 1963 suite à l’amnistie générale et le relâchement des contraintes politiques sous le gouvernement de Janos Kadar, chef du gouvernement à la tête du parti communiste hongrois. Après sa sortie, il fut vite engagé en tant qu’interprète à la « Institut de Recherche de l’Industrie Chimique Lourde de Veszprém ». Il tenta également de poursuivre ses études en agronomie en 1964 mais sera exclu de l’université. Enfin, en 1965, il se lancera dans une carrière d’auteur indépendant et de traducteur littéraire (il traduisit de nombreux auteurs, parmi lesquels J. R. R. Tolkien, Ernest Hemingway, William Faulkneretc.). Il fut par ailleurs membre de l’Union des écrivains hongrois et son président de 1989 à 1990.

Par la suite, dans le courant des années 1970, Goncz reprit ses activités politiques en tant que membre du mouvement dissident hongrois. Il fut également président de la section hongroise de la ligue des droits de l’homme ainsi que vice-président de la ligue pour la justice historique. Dans la continuation de sa carrière politique, il participa à la fondation du SZDSZ en 1988, l’alliance des démocrates libres, un parti libéral crée dans le but de faire opposition au parti communiste. Il fut le porte-parole de ce groupe entre 1988 et 1989 et un membre du conseil national de ce parti de 89 à 90. Enfin, en mai 1990, il est élu membre, puis président du Parlement hongrois.

Et finalement président de la République hongroise après Matyas Szuros. Son mandat dura jusqu’en 1995 date à laquelle il fut réélu jusqu’en 2000. Durant tout ce temps, il fut un homme très apprécié de son pays et devint également un véritable idéal de tolérance pour les démocrates du monde entier. En 2000, il est devenu le sixième destinataire de la Vision pour l'Europe Award.

Kinga Göncz, sa fille, a été ministre des Affaires étrangères jusqu'en avril 2009. Elle a été élue députée européenne sous les couleurs du MSZP, le 7 juin 2009.

Il est également membre honoraire du Club de Rome[1] et membre d'honneur du Club de Budapest[2].

Références[modifier | modifier le code]

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Arpad Goncz » (voir la liste des auteurs), version du 23 décembre 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Topits Judit, http://www.rev.hu/history_of_56/szerviz/kislex/biograf/goncz-uk.htm#eleje sur http://www.rev.hu/rev (consulté le 20 décembre 2008).
  • John C. Fredriksen, Biographical dictionary of modern world leader,-1992 to the present », 2003.
  • Archives ULB, DHC 1991, h12, avril 1991, « Telex : magazine de l’ULB et de l’union des anciens étudiants », no 66, p. 6.
  • R. H. Neirijnck, European Biographical Directory — Dictionnaire biographique européen — Europäisches Biographisches Verzeichnis, vol. 11, Brugge, 1997.
  • Jorg Konrad, A history of modern Hungary, 1867-1994, Royaume-Uni, Longman Group, 1997, p. 300–320.
  • Hardback, The international who’s who 2009, Routledge, 2008.