Whitehorse

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Whitehorse
Whitehorse
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Territoire Drapeau du Yukon Yukon
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Dan Curtis
2012 -
Constitution
Démographie
Gentilé Whitehorser et Whitehorsian
Population 25 085 hab. (2016)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 60° 43′ 02″ nord, 135° 03′ 21″ ouest
Superficie 41 654 ha = 416,54 km2
Divers
Langue(s) Anglais, français
Fuseau horaire Heure du Pacifique
Indicatif 867
Code géographique 6001009
Localisation
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Liens
Site web www.whitehorse.ca

Whitehorse (/ˈwaɪtˌhɔɹs/[n 1], litt. « cheval blanc ») est une municipalité canadienne avec les statuts de ville (en anglais : city) et de capitale du territoire du Yukon[1]. Le recensement de 2016 y dénombre 25 085 habitants, dont 3 760 francophones[2]. La ville représente environ 70 % de la population du Territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Whitehorse en 1910

Whitehorse était un lieu de pêche, de chasse et de rassemblement estival pour les autochtones. L'endroit est nommé ainsi vers les années 1880 par des prospecteurs blancs à cause des rapides du fleuve Yukon rappelant la crinière d'un cheval blanc.

Après la découverte d'or au Klondike en , l'endroit devient un important centre d'approvisionnement de la ruée vers l'or de 1897 et 1898. Pour faciliter l'accès aux mines, la White Pass and Yukon Route construit un chemin de fer reliant Skagway en Alaska au territoire. La construction de la voie ferrée est achevée le , soit après la ruée vers l'or.

Quand les États-Unis partent en guerre contre les Japonais à la suite de l'attaque de Pearl Harbor et à une escarmouche dans les Aléoutiennes, les Américains décident de construire, en territoire canadien, une route pour relier l'Alaska au reste de leur pays. Il faut alors ravitailler l'État en matériel militaire. Whitehorse devient alors la plaque tournante de la construction de la route de l'Alaska. Elle est située au kilomètre 1489.

Après la guerre, grâce à la route, Whitehorse voit grandir son rôle dans l'exploitation minière (cuivre, or, argent) et le commerce de la fourrure.

Le 1er avril 1953, après la construction de la route du Klondike, la ville a été désignée comme capitale du territoire du Yukon, lorsque le siège du territoire y a été déplacé depuis Dawson City.

Le 21 mars 1957, le nom de la ville a été officiellement changé de White Horse en Whitehorse.

En 2011, Whitehorse, avec seulement 3 microgrammes de particules en suspension PM10 par mètre cube d'air, est considérée par l'Organisation mondiale de la santé comme étant la ville avec l'air le plus pur du monde[3].

Le Yukon Sourdough Rendezvous est un festival créé en 1964, qui traditionnellement se déroule chaque mois de février à Whitehorse[4],[5],[6],[7],[8],[9]

Géographie et climat[modifier | modifier le code]

Whitehorse bénéficie d'un climat subarctique. La hauteur annuelle de neige est de avec un maximum de pour le mois de novembre. On y a relevé comme températures extrêmes −52,2 °C le et +34,4 °C le .

Relevé météorologique de Whitehorse – altitude : 703 m – latitude : 60° 43′ N
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −23,2 −18,2 −13,1 −5,1 0,4 5,1 7,6 6,2 2,2 −3,1 −13,7 −20,2 −6,3
Température moyenne (°C) −18,7 −13,1 −7,2 0,3 6,6 11,6 14 12,3 7,3 0,7 −10 −15,9 −1
Température maximale moyenne (°C) −14,4 −8,2 −1,5 5,7 12,7 18,1 20,3 18,3 12,3 4,3 −6,4 −11,7 4,1
Précipitations (mm) 16,9 11,9 12,1 8,3 14,4 31,2 38,5 39,3 35,2 23 18,9 18,9 268,6
Source : Le climat à Whitehorse (en °C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com

En position d’abri, la ville de Whitehorse ne reçoit que 262 mm de précipitations par an, dont 54 % sous forme de neige. Les grandes dépressions océaniques sont en effet bloquées par une puissante chaine de montagnes littorales très arrosées. La ville compte en moyenne 80 jours de gel par an, limitant ainsi la croissance de la végétation. Selon les années, les derniers gels peuvent encore être présents début juin et les premières gelées peuvent intervenir dès le . La température moyenne est de −15 °C en janvier et de 12 °C en aout, mais avec parfois des records de froid (−52 °C en ). On assiste cependant ces dernières décennies à l’affirmation des effets du réchauffement climatique. Si la moyenne des températures d’été demeurent quasi identiques, on relève de fortes variations des températures hivernales : en janvier, la moyenne des années 1961/1990 est de −18,7 °C, contre −15,2 °C sur la période 1981/2010, soit une hausse des températures de 3,5 °C en moyenne mensuelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le Recensement du Canada de 2016, Whitehorse abritait 25 085 habitants soit une augmentation de 31 % par rapport à 2001. Avec une superficie de 416,43 km2, cette ville possédait une densité de population de 55,9 hab/km2 en 2016.

La population de Whitehorse est principalement composée d'Européens (75,5 %). Elle compte encore un nombre important d'Autochtones du Canada (16,5 %) dont 13,5 % des Premières Nations et de 2,2 % de Métis (Canada). Elle est également composée d'un petit nombre de Minorité visible (7,9 %). Ceux ci venant principalement d'Asie du Sud-Est (3,4 %) et d'Asie du Sud (1,6 %).

Les habitants sont principalement athées (51,4 %) ou de confession chrétienne (45,3 %).

94,1 % des habitants possèdent la nationalité canadienne.

Évolution démographique
2001 2006 2011 2016
19 05820 46123 27625 085
Sources : Statistiques Canada 2006[10]
Statistiques Canada 2016[11]

Langues[modifier | modifier le code]

Le territoire du Yukon est officiellement bilingue français et anglais. En 2011, 84,3 % des résidents de la ville déclarent que l'anglais est leur langue maternelle tandis que 4,6 % se déclarent francophone. Le nombre d'allophones est de 9,7 %. En dehors de l'anglais et du français, les langues les plus parlées sont l'allemand, le tagalog, l'espagnol, le chinois et le néerlandais[12].

Transports[modifier | modifier le code]

Whitehorse est desservi par un aéroport international et la route panaméricaine. Lors des attentats du , deux appareils en route vers les États-Unis depuis l'Asie ont été déviés vers Whitehorse, notamment un Boeing 747 de Korean Air suspecté à tort d'avoir été piraté[13].

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Whitehorse

Whitehorse est une ville soumise à la législation municipale du Yukon et est gouvernée par un conseil municipal formé de six conseillers et d'un maire, élus tous les trois ans par les citoyens canadiens de plus de 18 ans et résidant dans le territoire municipal. Le maire actuel est Dan Curtis, élu le .

Économie[modifier | modifier le code]

La ville dépend du tourisme et de l'exploitation minière dans le territoire. Des milliers de visiteurs font escale à Whitehorse en chemin vers l'Alaska ou avant d'explorer la nature sauvage du Yukon.

Les principaux sites touristiques de Whitehorse incluent le Canyon Miles[14], le bateau à aubes S.S. Klondike[15], les musées MacBride[16], des Transports [17]ou de la Béringie[18], les Log Skyscrapers » ou l'Échelle à poissons de Whitehorse, entre autres.

Éducation[modifier | modifier le code]

Ancienne caserne des pompiers aujourd'hui salle de spectacles.

La ville de Whitehorse dispose de plusieurs écoles et collèges. Parmi ces établissements scolaires, l’École élémentaire Whitehorse propose un enseignement d'immersion en français pour les non-francophones. Le collège bilingue École secondaire F.H. Collins Secondary School offre le même type d'enseignement d'immersion en langue française et plus généralement un cursus secondaire bilingue. Les Canadiens francophones, qui forment une communauté linguistique forte de près de 3 500 personnes, ont à leur disposition une école primaire francophone, l’École Émilie-Tremblay. À partir de la 7e année, les élèves ont la possibilité de poursuivre leurs études en français au secondaire à l'Académie Parhélie, et ce, jusqu'à la 12e année.

Religions[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Robert W. Service[modifier | modifier le code]

Robert William Service, surnommé le « Barde du Yukon », a immortalisé le Klondike dans ses poèmes qui sont devenus très populaires. Travaillant à la Banque canadienne impériale de commerce, il est muté à Whitehorse au Yukon en . Bien que la période de la Ruée vers l'or soit déjà terminée quand il arrive à Whitehorse, l’atmosphère spéciale qui y règne alors encore, ainsi que les récits des anciens mineurs, l’inspirent pour ses futurs écrits.

Plusieurs monuments dédiés au célèbre poète du Yukon Robert William Service ont été érigés dans la ville de Whitehorse :

  • la sculpture d’une table et d’une chaise à l’angle de la 2nd Avenue et de Main Street ;
  • un buste devant l’immeuble de l’Office de tourisme sur la 2nd Avenue ;
  • une rue, l'ancienne South Access Road, a été rebaptisée en Robert Service Way.

Les écrits de Robert Service composés lors de ses années passées à Whitehorse continuent de captiver l’imagination de nombreuses personnes partout dans le monde[20].

Jack London[modifier | modifier le code]

Jack London, participa à la ruée vers l'or de l'automne 1897 au mois de . Ce séjour fut le déclencheur de sa carrière de journaliste et d'écrivain. On peut voir son buste de bronze sur Main Street.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais canadien standard retranscrite phonétiquement selon la norme API.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul M. Koroscil, Steven Smyth, « Whitehorse » dans L'Encyclopédie canadienne, Historica Canada, 1985–. Publié le 8 août 2012. (consulté le )..
  2. « Profil du recensement, Recensement de 2016 – Whitehorse », sur statcan.ca, Statistique Canada (consulté le ).
  3. (en) « B.C. cities have world's cleanest air, says WHO », sur cbc.ca, Canadian Broadcasting Corporation, (consulté le ).
  4. (en)Rendezvous brings back good ol' days The Evening Independent Jan 27, 1981
  5. (en)[1]
  6. CBC ([2], [3])
  7. MONTECRISTO (en) [4]
  8. Canadian Geographic [5]
  9. Yukon News (en) [6]
  10. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2006 - Whitehorse » (consulté le ).
  11. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - Whitehorse » (consulté le ).
  12. (en) Statistiques Canada, « Focus on Geography Series, 2011 Census », sur statcan.gc.ca, .
  13. ICI.Radio-Canada.ca, « Whitehorse, l’autre 11 Septembre », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  14. (en) « Miles Canyon Basalts », Wikipedia,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. (en) « S.S. Klondike National Historic Site | Travel Yukon - Yukon, Canada | Official Tourism Website for the Yukon Territory », sur travelyukon.com (consulté le ).
  16. Leighann Chalykoff, « MacBride Museum of Yukon History, a Whitehorse Museum », sur www.macbridemuseum.com (consulté le )
  17. (en-US) « Français - Yukon Transportation Museum », sur goytm.ca (consulté le ).
  18. (en) « Home | Yukon Beringia Interpretive Centre », sur beringia.com (consulté le ).
  19. (en) « ♰SACRED HEART♰ CATHEDRAL », sur sacredheartcathedral.ca (consulté le ).
  20. « Biographie », sur blogspot.com (consulté le ).

Site GeoIMage-CNES : Yukon - Whitehorse : un nœud névralgique du Grand Nord canadien et alaskaïen (Laurent Caroué, IGEN)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]