Trompe utérine

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Appareil reproducteur interne de la femme

Les trompes utérines également dénommées trompes de Fallope sont l'une des parties constituantes de l'appareil génital féminin. Elles sont au nombre de deux, une pour chaque ovaire qu'elles relient à l'utérus. Elles recueillent l'ovocyte expulsé par l'ovaire grâce à leur pavillon. Elles sont également le lieu de la fécondation.

On doit leur découverte au chirurgien et anatomiste italien Gabriel Falloppia ou Falloppio (1523-1572).

Description[modifier | modifier le code]

Les trompes utérines sont constituées intérieurement par un épithélium cylindrique simple et cilié. Les cils jouent un rôle essentiel dans la migration de l'embryon vers la cavité utérine. Elles ont également une activité sécrétoire dépendante des hormones ovariennes ce qui permet d'adapter la sécrétion aux besoins de l'embryon.

À l'extérieur, on trouve deux couches musculaires lisses permettant le déplacement de la trompe (très important pour mettre le pavillon en regard de l'ovaire lors de l'ovulation). Ainsi, en cas d'ablation de l'ovaire droit (par exemple) et de la trompe gauche, la trompe droite peut aller chercher l'ovaire gauche et se substituer à la trompe manquante.

Anatomie[modifier | modifier le code]

Elles sont situées de part et d'autre de l'utérus, dans le ligament large, et sont composées de quatre segments, qui sont, du plus latéral au plus médial :

  • l'infundibulum tubaire ou pavillon, partie la plus mobile de l'ensemble, en forme d'entonnoir bordé de franges recouvrant l'extrémité tubaire de l'ovaire, et au fond duquel on décrit l'orifice tubaire. Le péritoine s'arrête autour de l'infundibulum. Le pavillon permet la captation des ovocytes ;
  • l'ampoule qui est une partie renflée et qui est le lieu de la fécondation ;
  • l'isthme qui est la zone comprise entre l'ampoule et la jonction avec l'utérus ;
  • le segment utérin ou portion interstitielle, inclus dans la paroi utérine, et qui s'ouvre dans la cavité utérine par l'ostium.

Leur longueur totale est comprise entre 10 et 14 cm, pour un calibre variant de 3 à 8 mm en fonction des portions.

Moyens de fixité[modifier | modifier le code]

Les trompes utérines sont reliées à l'utérus, organe mobile, mais également aux ovaires via le ligament infundibulo-ovarique. Enfin, elles sont englobées par la partie du ligament large appelé méso-salpinx.

Rapports anatomiques[modifier | modifier le code]

Les rapports principaux se font surtout avec l'utérus et l'ovaire homolatéral, les anses grêles au-dessus. Du côté droit, la trompe est en rapport avec le cæco-appendice, du côté gauche avec le côlon sigmoïde.

Dans le mesosalpinx, les trompes sont en rapport avec les arcades vasculaires infra-tubaires, les nerfs de la trompe et des reliquats embryonnaires.

Vascularisation[modifier | modifier le code]

La vascularisation artérielle de la trompe utérine est réalisée par deux artères :

Ces deux rameaux s'anastomoseront au niveau de l'artère tubaire moyenne, créant l'arcade infra-tubaire, qui elle-même s'anastomosera au plexus artériel ovarien, créant ainsi un réseau anastomotique artériel très riche.

La vascularisation veineuse est réalisée par des arcades veineuses infra-tubaires, superposables à arcade artérielle infra-tubaire, qui se draineront dans les veines ovariennes et utérines

Le drainage lymphatique est double, en direction des axes iliaques internes et externes, mais également en direction des lymphatiques ovariens qui gagnent ensuite la région lombaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]