Martin Brauen

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Martin Brauen
Naissance (69 ans)
Berne
Nationalité Drapeau : Suisse Suisse
Pays de résidence Suisse
Diplôme
Profession
Activité principale
Écrivain
Autres activités
Conservateur en chef du Rubin Museum of Art
Formation
Ethnologie, histoire des religions et bouddhologie
Ascendants
Conjoint
Descendants

Martin Brauen, né le 15 mars 1948 à Berne, est un ethnologue, tibétologue, conservateur de musée et écrivain suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martin Brauen a pour arrière-grand-père Élie Ducommun[1], homme politique et pacifiste suisse ayant reçu le prix Nobel de la paix en 1902.

Élève au lycée, le jeune Martin Brauen collecte des fonds au profit des 1000 enfants tibétains réfugiés en Suisse ayant fui les persécutions en Chine rouge. À cette occasion, il se lie d'amitié avec plusieurs Tibétains et découvre, fasciné, l'art tibétain[2].

En 1969, étudiant en médecine à l'université de Berne, il organise, à Zurich, une des premières expositions notoires d'art tibétain en Europe[2].

À la suite de l'exposition, il abandonne ses études de médecine et part pour un an à la Nouvelle Delhi pour y étudier le bouddhisme. C'est là qu'il s'éprend d'une jeune Tibétaine qui a fui le Tibet avec sa famille à l'hiver 1959-1960. Après avoir pris conseil auprès d'un lama, sa future belle-mère donne son aval au mariage mais seulement à condition que les futurs époux attendent deux ans[2].

De retour à Zurich avec son épouse, Martin Brauen retourne à l'université, cette fois pour des études d'anthropologie culturelle[2].

Il obtient un doctorat après avoir soutenu une thèse à Zurich sur « les fêtes et cérémonies au Ladakh »[3].

En 1975, il devient chef du département « Himalaya, Tibet et Extrême-Orient » du musée ethnologique de l'université de Zurich[4] et professeur chargé de cours à l'université de Zurich.

En 2000, s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles les Européens voient les Tibétains sous un jour si favorable, il monte une exposition, intitulée Dreamworld Tibet, qui explore les mythes et les fantasmes ayant cours à propos du Tibet[2].

De 2008 à 2012, il est conservateur en chef du Rubin Museum of Art à New York[5], poste où il doit maintenir un équilibre délicat entre la nécessaire réserve professionnelle et ses idées personnelles sur la question du Tibet, le musée ne prenant pas position sur l'occupation chinoise du Tibet[2].

Martin Brauen est l'auteur de plusieurs livres et d'expositions sur le Tibet, le Bhoutan, le Népal, le Ladakh, et le Japon. Parmi ses livres, Mandala : cercle sacré du bouddhisme tibétain est le plus connu (il a été traduit en six langues)[6].

Martin Brauen a aussi produit plusieurs films et documentaires sur le Tibet et l'Himalaya, et a travaillé pour la fondation caritative suisse Pain pour le prochain dans les domaines de l'aide et des politiques liées au développement[7].

Proche du 14e dalaï-lama[réf. incomplète], il s'est engagé dans la défense de la cause tibétaine[8],[9],[10],[11].

Il est l'époux de l'artiste tibétaine Sonam Dolma Brauen, avec qui il a eu deux enfants, l'actrice et écrivain Yangzom Brauen et Tashi Brauen, enseignant et artiste[12].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (de) Heinrich Harrers Impressionen aus Tibet. Gerettete Schätze. Pinguin/Umschau, Innsbruck/Francfort-sur-le-Main, 1974
  • (de) Feste in Ladakh. Akademische Druck- und Verlags-Anstalt, Graz 1980 (ISBN 3-201-01122-3)
  • (de) Junge Tibeter in der Schweiz. Studien zum Prozess kultureller Identifikation (hg. mit Detlef Kantowsky). Rüegger, Diessenhofen, 1982
  • (de) Peter Aufschnaiter. Sein Leben in Tibet. Steiger, Innsbruck, 1983
  • (de) Das Mandala. Der heilige Kreis im tantrischen Buddhismus. DuMont, Cologne, 1992 - (fr) Mandala : cercle sacré du bouddhisme tibétain, avec Peter Nebel, Doro Röthlisberger, traduit par Jean-Daniel Pellet, Éditeur Favre, 2004, (ISBN 2828907724 et 9782828907723) - (en) Mandala: Sacred Circle in Tibetan Buddhism, Arnoldsche Verlagsans GMBH, Stuttgart, 2009 (édition augmentée de l'ouvrage de 1992)
  • (de) Irgendwo in Bhutan. Wo die Frauen (fast immer) das Sagen haben. Waldgut, Frauenfeld, 1994
  • (de) Traumwelt Tibet. Westliche Trugbilder. Haupt, Bern, 2000 – (en) traduction en anglais, avec Renate Koller, Markus Vock, Martin Willson, Dreamworld Tibet: western illusion, Weatherhill, 2004, (ISBN 0834805464 et 9780834805460)
  • (de) Bambus im alten Japan. Kunst und Kultur an der Schwelle zur Moderne (avec Patrizia Jirka-Schmitz). Arnold, Stuttgart 2003
  • (de) Die Dalai Lamas. Tibets Reinkarnationen des Bodhisattva Avalokiteśvara. Arnold, Stuttgart 2005, (ISBN 3-89790-219-2) - (fr) Les Dalaï-lamas : les 14 réincarnations du bodhisattva Avalokiteśvara, traduit par Jean-Daniel Pellet, Éditeur Favre, 2005 (ISBN 2828908402 et 9782828908409)
  • (en) avec Mary Jane Jacob, Grain of emptiness : Buddhism-inspired contemporary art, Rubin Museum of Art, 2010, (ISBN 9780977213191 et 0977213196)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yangzom Brauen, J'ai franchi tant de montagnes : Trois femmes tibétaines sur le chemin de la liberté, traduction Prisca Weiler, Presses de la Cité, 2011, (ISBN 2258082048 et 978-2258082045), p. 225.
  2. a, b, c, d, e et f (en) Kate Taylor, Rubin Museum Finds a New Focus, The New York Sun, August 29, 2008.
  3. (de) Berufen als Vermittler der Kunst Tibets Artikel aus der NZZ vom 29. Mai 2008.
  4. Sylvie Crossman, Jean-Pierre Barou, Enquête sur les savoirs indigènes, Calmann-Lévy, 2001, (ISBN 270214778X et 9782702147788), p. 62.
  5. Martin Brauen : « From 2008 to 2012, he was the chief curator of the Rubin Museum for Himalayan Arts in New York ».
  6. « Mandala Brauen »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 9 août 2016), site aras.org
  7. (en) About the author : « Dr. Brauen [...]worked in the field of development aid and policy in a private NGO ».
  8. Yangzom Brauen, op. cit., p. 229.
  9. Yangzom Brauen, op. cit., p. 363.
  10. http://www.schattenblick.de/infopool/religion/buddha/rbpre618.html
  11. Tibet aktuell, November 2005, GSTF
  12. (en) Janine di Giovanni, « Across Many Mountains: escape from Tibet », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]