Sandrine Salerno

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Sandrine Salerno
Sandrine Salerno en 2016.
Sandrine Salerno en 2016.
Fonctions
Maire de Genève
Prédécesseur Rémy Pagani
Successeur Pierre Maudet
Prédécesseur Rémy Pagani
Successeur Sami Kanaan
Conseillère administrative à Genève
En fonction depuis le
Conseillère municipale à Genève
Biographie
Date de naissance [1]
Lieu de naissance Genève
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Parti politique Parti socialiste

Sandrine Salerno, née le à Genève, est une femme politique suisse, membre du Parti socialiste. Conseillère administrative de la Ville de Genève (exécutif) depuis le [2], elle a été deux fois maire, du au , puis du au . Elle est mère de deux enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sandrine Salerno en juin 2013.

Sandrine Salerno, d'origine française par sa mère et italienne par son père, décide de se naturaliser suisse par choix personnel[3]. Elle fait partie d'une fratrie de trois personnes[4].

Sandrine Salerno est titulaire d’une licence en science politique et d’un DEA en management d’administration publique de l'Université de Genève. Responsable adjointe du programme Droits de l’Homme au Centre Europe-Tiers Monde entre 1995 et 1997, elle est coordinatrice au Centre de contact Suisses-Immigrés entre 1997 et 2001, puis collaboratrice scientifique à l’Université de Genève entre 2001 et 2006, et enfin adjointe aux affaires universitaires au Département de l’instruction publique de l’État de Genève entre 2006 et 2007[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sandrine Salerno a été conseillère municipale (législatif) de la Ville de Genève entre 1999 et 2007 et présidente de la section Ville de Genève du Parti socialiste genevois entre 2006 et 2007.

Le 13 mai 2017, Thierry Apotheloz, Sandrine Salerno et Anne Emery-Torracinta (candidate sortante) sont désignés par le Congrès du parti comme candidats socialistes aux élections gouvernementales genevoises du printemps 2018. Ce résultat ébranle une certaine frange « de gauche » du parti qui considère que les trois candidats désignés représentent une aile « droite » plus modérée du parti genevois, qui est d'ailleurs un des plus à gauche du pays (régulièrement opposé aux positions du parti fédéral)[6]. Des accusations de biais démocratiques seront lancées, notamment concernant les sections de la ville de Vernier et de la ville de Genève[7]. Le comité directeur du PS déclare que, suite à une analyse interne, « les résultats de l’assemblée générale de désignation ne sont pas remis en cause »[8],[9],[10].

Le 15 avril 2018, Sandrine Salerno arrive en 8ème position lors de l'élection du premier tour du Conseil d'État[11]. Souhaitant favoriser l'élection d'Anne Emery-Torracinta et de Thierry Apotheloz, respectivement 5ème et 6ème (pour 7 places), et en conformité avec son engagement d'avant l'élection, elle annonce son retrait pour le second tour le lendemain[12].

Conseillère administrative de la Ville de Genève[modifier | modifier le code]

Elle est élue au Conseil administratif (exécutif) de la Ville le [2] puis le 17 avril 2011[13] et le 10 mai 2015[14] ☂ et est à ce titre responsable du Département des finances et du logement (DFL)[5]. Elle consacre une partie de son mandat à refondre le règlement de la Gérance immobilière municipale[15] et a piloté avec Pierre Maudet la réforme du statut du personnel de la Ville[16], un temps jugée « sinistrée[17] ». En 2010, elle multiplie par six les moyens consacrés à la célébration de la fête nationale suisse[18]. Elle s’engage également pour la formation et l’égalité, en augmentant le nombre de places d’apprentissage et en mettant en place un règlement pour la réalisation de l’égalité entre femmes et hommes au sein de l’administration municipale.

Elle accède pour la première fois au poste de maire de Genève le pour une durée d'une année, devenant la 4e femme à occuper ce poste depuis 1842[19].

C'est sous son mandat aux Finances que la Ville gagne à l'été 2011 son bras-de-fer avec le Canton au sujet des prestations complémentaires municipales : le Conseil d'État est débouté par la Chambre administrative de la Cour de justice[20],[21]. Sa gestion du trésor municipal est également saluée au niveau national : Genève est élue ville la mieux gérée de Suisse pour 2010, et ce succès est directement attribué à la gestion de la magistrate[22]. Elle trouve aussi des solutions novatrices quant à la gestion immobilière et l’occupation de certains locaux appartenant à la Ville, comme dans le quartier des Grottes[23] ou pour le restaurant de la Perle du Lac[24], auto-géré par des employés. En 2012, son obstination dans le cadre de l’affaire de la BCGe permet à la Ville d’obtenir 10 millions de francs suisses grâce à un accord mettant fin à la procédure civile que la Ville de Genève avait introduite devant le Tribunal de première instance contre Ernst & Young, reviseur de la banque[25]. En 2013, elle conclut un accord relatif au respect des conventions collectives de travail dans les établissements publics appartenant à la commune avec le syndicat UNIA, ainsi qu’un accord avec la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS)[26] et l’Union des associations patronales genevoises (UAPG) quant à l’introduction de la responsabilité solidaire dans le cadre de ses marchés publics[27]. Durant la législature 2011-2015, elle lance entre autres une campagne d’information sur les prestations publiques[28] et une politique en matière de diversité[29]. Des projets comme «Réparer plutôt que jeter»[30] ou «Genève, sa gueule»[30] sont mis sur pied sous son impulsion. Très impliquée dans le dossier de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), elle appelle à la négociation et milite pour un taux d’imposition à 15%[31].

Son mandat est cependant terni par diverses accusations : l’ancien chargé de communication de la ville révèle en septembre 2011 avoir été utilisé pour assurer la communication politique de la Conseillère ainsi que celle du Parti socialiste[32] puis, en octobre de la même année, la commission des finances du Conseil municipal de Genève décide de saisir la Cour des comptes sur la manière dont elle gère les ressources humaines au sein de son département. La requête met notamment en avant le fort tournus au sein de son équipe[33], et plus encore le recrutement de Boris Drahusak en tant que Directeur des ressources humaines, ce en dépit du fait que son « expérience et [s]a formation ne correspondaient pas aux exigences du poste[33] » : ce recrutement, ainsi que les conditions de « sortie » particulièrement avantageuses qui lui avaient été accordées, avaient par ailleurs déjà été dénoncés par l'organe de contrôle du canton[34]. Le Conseil municipal s'est toutefois montré solidaire de la magistrate, condamnant «les allégations dénuées de tout fondement et diffamatoires à l’endroit» de celle-ci[33].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.ge.ch/chancellerie/arretes-conseil-etat/2014/doc/ACE-nomination-membres-coefficients-ca-groupes-professionels.pdf Conseillère administrative chargée des finances de la Ville de Genève, Chacellerie d'État
  2. a et b « Elections administratives du 29 avril 2007 », Site officiel de la République et canton de Genève (consulté le 5 octobre 2010)
  3. Sandrine Salerno, maire de Genève, Le mot de la maire, Maison populaire de Genève, 5 juin 2010
  4. Migrations et mutations sociales, décembre 2010
  5. a et b « Sandrine Salerno se présente », Site officiel de la ville de Genève (consulté le 5 octobre 2010)
  6. « Audio: Signature de Vincent Bourquin - Le bal des recalés », sur Play RTS, 18.05.2017 à 6h (consulté le 13 juin 2017)
  7. Eric Budry, « Il est évident qu’il y a eu magouille au sein du PS », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  8. Eric Budry, « Au bord de la crise de nerfs, le PS ne parvient pas à se réconcilier », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  9. Eric Budry, « Encore ébranlé, le PS panse ses plaies », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  10. Marc Bretton, « Petite hausse des adhésions (avec infographie) », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  11. Élection du Conseil d'Etat (premier tour) du 15 avril 2018, Canton de Genève
  12. Sandrine Salerno jette l'éponge. Le PS aura deux candidats, Tribune de Genève, 16 avril 2018
  13. « Élections administratives du 17 avril 2011 », sur www.ge.ch (consulté le 18 avril 2016)
  14. « Résultats par commune - Genève - Election du conseil administratif - Election des exécutifs communaux du dimanche 10 mai 2015 (Second tour) », sur www.ge.ch (consulté le 18 avril 2016)
  15. « Salerno triomphe: la Gérance de la Ville tient son règlement », Tribune de Genève (consulté le 5 octobre 2010)
  16. « Le personnel de la Ville a un nouveau statut », Tribune de Genève (consulté le 5 octobre 2010)
  17. Jérôme Faas, « La Gérance immobilière, un vrai bourbier pour Salerno », Tribune de Genève, (consulté le 2 février 2012)
  18. GHI, "La ville se réapproprie la fête", Céline Witschard, 17-18 février 2010.
  19. « Maires de la Ville de Genève depuis 1842 », Archives de la Ville de Genève (consulté le 5 octobre 2010)
  20. Mario Togni, « Rentes aux aînés: la Ville est dans son droit », Le Courrier, (consulté le 2 février 2012)
  21. Marc Moulin, « Prestations complémentaires municipales: la Ville gagne son duel contre l’Etat », Tribune de Genève, (consulté le 2 février 2012)
  22. « Genève, ville la mieux gérée de Suisse », Tribune de Genève, (consulté le 2 février 2012)
  23. LA Tribune de Genève, « L'université ouvrière ouvre un nouvel espace pour les jeunes en rupture » (consulté le 19 avril 2012)
  24. Agence télégraphique suisse, « Une association prend provisoirement les rênes de la Perle du Lac » (consulté le 19 avril 2012)
  25. Le Temps, « L·obstination payante de Sandrine Salerno » (consulté le 19 avril 2012)
  26. « La Ville serre la vis à ses établissements publics », sur tdg.ch/ (consulté le 18 avril 2016)
  27. « La Ville se dote d’outils pour lutter contre le dumping salarial », sur tdg.ch/ (consulté le 18 avril 2016)
  28. « Une plaquette tout ménage pour expliquer les impôts aux Genevois », sur rts.ch (consulté le 18 avril 2016)
  29. « Diversité: la Ville fixe un cadre à sa politique », sur tdg.ch/ (consulté le 18 avril 2016)
  30. a et b « Genève se fait tirer le portrait », sur LeCourrier (consulté le 18 avril 2016)
  31. « L’autre Pierre-Yves Maillard: Sandrine Salerno », sur www.letemps.ch (consulté le 18 avril 2016)
  32. Marc Moulin, « Un fonctionnaire chargé de la propagande de Salerno », Tribune de Genève, (consulté le 2 février 2012)
  33. a, b et c « Sandrine Salerno livrée à la Cour des comptes », Le Temps, (consulté le 7 octobre 2011)
  34. Cour des comptes, « Rapport annuel d'activité », (consulté le 2 février 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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