Les Avanchets

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Les Avanchets
Localité suisse
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Commune Vernier
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 15″ nord, 6° 06′ 30″ est
Divers
Langue français
Localisation

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Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Les Avanchets est le nom d'une localité située au nord-est du territoire de la commune suisse de Vernier dans le canton de Genève.

Il s'agit d'une cité de 5 730 habitants (mars 2006) dans le canton de Genève qui vient juste après la cité du Lignon (5 581 habitants) en termes d'habitants. Construite entre 1971 et 1977[3] et abritant près de 20 % de la population communale, elle constitue une entité relativement autonome avec ses propres équipements et services de quartier.

La population majoritairement (52 %) d'origine étrangère fait de Vernier l'une des cités les plus métissées de Suisse[3]. Toutefois, cet aspect cosmopolite n'est pas uniquement présent dans ce quartier populaire mais dans la plupart des quartiers de la ville de Genève et des communes attenantes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le quartier tire son nom de l'Avanchet, « nant » (ruisseau) coulant entre Le Grand-Saconnex et le Rhône en passant par Valombré et qui laissa son nom à un lieu-dit sur certaines cartes topographiques anciennes[3].

Présentation[modifier | modifier le code]

Vue d'un immeuble des Avanchets

Les Avanchets sont constitués de sept barres d'immeubles caractérisées par leurs façades bigarrées, biscornues et colorés. La conception même de la cité était révolutionnaire à l'époque de sa construction car chaque immeuble, allant de 8 à 13 étages, était doté de deux niveaux de parkings souterrains.

Les rues d'accès pour les automobiles, notamment baptisées par des noms d'aviateurs comme Oskar Bider et François Durafour, sont séparées des cheminements piétonniers. À l'origine, la circulation routière devait être entièrement souterraine mais ce projet fut abandonné en raison de ses coûts. Les 2 240 appartements[3] sont spacieux. Ces dernier peuvent contenir de 1 à 7 pièces. Une partie des appartements sont vendus à des particuliers (surtout ceux de la rue Carqueron).

Encerclé de part et d'autre par des routes à fort trafic, le quartier souffre d'un certain enclavement, phénomène renforcé par un relatif cloisonnement né de la conception même de ses espaces extérieurs et de la séparation verticale des circulations[4].

Ces conditions, associées à une concentration de couches socio-économiques moins favorisées, se traduisent par une image du quartier peu valorisante[4] et par un taux de criminalité plus élevé que la moyenne genevoise d'après le département de justice et police cantonal[5] et ce malgré la présence d'une importante végétation, la taille des appartements ou la desserte par les transports publics. Le quartier jouit d'une mauvaise réputation et constitue, à l'instar du Lignon à Vernier, l'un des secteurs les plus difficiles de Genève.

Équipements[modifier | modifier le code]

Aux Avanchets, il existe deux écoles primaires (Jura et Salève), un centre communautaire œcuménique (propriété à 50% par l'Eglise protestante de Genève et à 50% par la paroisse catholique de Saint-Pie X, il a été vendu par ces dernières à la Church of the Nations en 2015), un petit centre commercial — toutefois fortement concurrencé par le centre voisin de Balexert — abritant notamment un supermarché Aldi, une bibliothèque, une ludothèque, une pharmacie, un salon de coiffure, restaurant, ainsi que de petites boutiques. L'immeuble n°16 de la rue du Grand-Bay abrite des appartements avec encadrement médico-social destinés aux personnes âgées ou invalides ne nécessitant pas de soins lourds. Il existe aussi également un sauna situé sous le centre commercial. Il est principalement fréquenté par un public aux mœurs légères.

Le centre commercial, inauguré en même temps que la cité dans les années 1970, est peu à peu tombé en désuétude : beaucoup de magasins ont fermé durant les années 1990 et 2000. Au printemps 2007, un projet de transformation complète[6] voit le jour avant d'être abandonné[7]. Un nouveau projet impliquant Aldi voit alors le jour : le chantier dure une année et le nouveau centre commercial est inauguré à l'été 2010. Les équipements publics municipaux sont maintenus et développés.

Au niveau sportif, la cité compte trois terrains de football (dont un à surface synthétique) où évolue le FC Avanchets-Sports comptant une équipe de troisième ligue et des juniors allant des juniors E aux juniors B. Les jeunes ont également la possibilité de fréquenter deux espaces socioculturels : l'Éclipse et la maison de quartier des Avanchets[8]. Cette dernière ajoute à ses activités destinées à la jeunesse du quartier tout un florilège d'actions tous publics : des cours, des actions communautaires, des animations de toutes sortes, et se propose en soutien aux habitants qui souhaitent animer le quartier.

Les Avanchets possèdent également une chaîne de télévision locale, Canal 29[9], animée par une équipe de bénévoles. Techniquement, cette chaîne a la particularité d'être distribuée en norme analogique CCIR sur la bande I VHF, ce qui ne se fait plus par câble (excepté au Benelux), à cause du passage à la norme DOCSIS, ni en hertzien terrestre depuis le passage au tout numérique.

  • Depuis 2009, la télédistribution ne se fait plus par UPC Cablecom, mais de manière indépendante par une société locale. Ce mini réseau de type SMATV, offre près de 50 chaines analogiques PAL CCIR B/G, et 40 chaines environ, numériques en norme DVB-T, contrairement au téléréseau Naxoo/ UPC Cablecom.

Vie de quartier[modifier | modifier le code]

La commune a développé un contrat de quartier aux Avanchets. À l'instar de celui d'Aïre-Le Lignon, le contrat de quartier vise à développer la démocratie participative. Dans ce contexte, des projets déposés par des habitants sont étudiés par un groupe de bénévoles puis proposés à la validation, y compris financière, d'un comité de pilotage. Depuis 2008, des dizaines de projets auraient été déposés par les habitants ; certains ont rapidement été réalisés, comme la fête de quartier, une rampe aux abords d'escaliers et l'Avanch'Epicerie[10]. Créée en attendant que le centre commercial ouvre à nouveau, cette dernière est un service de proximité de courses à domicile effectués par des jeunes du quartier.

Depuis septembre 2009, la cité compte une nouvelle association de jeunes habitants, Jeunesse&Co, qui a pour but de créer des activités socioculturelles, sportives et ludiques, afin de rassembler les habitants pour plus d'interactivités et de dialogue au sein de la cité[11].

L'APeCA[12], Association des Parents d’Élèves de la Cité des Avanchets, est présente dans les deux écoles afin d'offrir un lien plus étroit entre parents d'élèves et établissement scolaire du quartier. Elle organise et/ou participe également à divers évènements toujours dans le cadre l’établissement scolaire public.

La fête de quartier, qui a généralement lieu vers la fin de l'année scolaire, ainsi qu'un vide grenier printanier et automnale, sont organisés par l'association faitesavanchets[13], et ceci depuis 2012, en étroite collaboration avec les différents acteurs et communautés que comporte notre quartier.

La Maison des Jeunes de l'Eclipse anime les jeunes (dès 12 ans) du quartier des Avanchets et des alentours (Châtelaine, Balexert, Vieusseux, Meyrin, etc.) tout au long de l'année scolaire ainsi que pendant les vacances scolaires. Elle propose des activités ludiques (jeux, tournois, sorties, camps, etc.), de l'appui scolaire ponctuel et individuel, de l'aide à la recherche d'emploi, des petits jobs, de l'écoute, des conseils ou tout simplement un endroit de rencontre pour les jeunes. Depuis 2013, elle s'intéresse également à la question des jeunes majeurs (18-25 ans) et est en pleine réflexion à ce sujet.

Transports[modifier | modifier le code]

Les abords immédiats du quartier sont reliés à Genève, Meyrin et Vernier par les Transports publics genevois.

La ligne de bus n°10 relie la cité à l'aéroport, et depuis le 8 décembre 2007 les lignes de tramways 14 et 18 renforcent la liaison avec Genève, Meyrin et le CERN.

En matière de transport individuel, la cité connaît depuis plusieurs années d'importants problèmes de stationnement (il n'y a que 150 places publiques pour 5'500 résidents en plus des places en sous-sol et des places réservées aux commerces et écoles). Pour remédier à ce problème, le conseil municipal de Vernier a décidé (à la suite d'une pétition) de faire passer les places de parc publiques en zone bleue. Cette décision est entrée en vigueur en mai 2013.

Références[modifier | modifier le code]